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11/03/2019

HISTOIRE FEMINISTE DE L'IMMIGRATION - "ON NOUS APPELAIT BEURETTE"

Une histoire féministe de l’immigration - Emmanuelle Lucas

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 Le documentaire de Bouchera Azzouz explore avec sensibilité l’émancipation féminine dans les cités.  Bouchara AZZOUZ est une ancienne élève de l'école Charles PEGUY de BOBIGNY. On y voit quelques images d'archives, y compris de l'ECOLE , classes de mer , pose de la 1ère pierre, défilent des gens comme Fr. Gaty , Jocelyne Mannes, Melle Deck,...Et même ... Christine Garnier descendant du bus 151. 

Bouchera fait parler des anciennes de Ch Péguy qui ont des choses à dire sur les luttes féministes de cette époque ...

Il est passé sur France 2 mardi dernier soir.

 
(il lest indiqué qu’il est disponible jusqu’au 13 mars, soit mercredi prochain… )  Cela vaut vraiment la peine de le voir en replay. C'est une page d'histoire locale et d'histoire tout court de cette génération d'émigrés qui s'est intégrée et "francisée" à travers des luttes .
On y voit quelques images d'archives, y compris de l'ECOLE , classes de mer , pose de la 1ère pierre, défilent des gens comme Fr. Gaty , Jocelyne Mannes, Melle Deck,...Et mêm, m'a-t-il semblé Christine Garnier descendant du 151...
A saisir au vol car les images passent très vite .. Bouchera fait parler des anciennes de Ch Péguy qui ont des choses à dire sur les luttes féministes de cette époque ...
 
Cf.ci-dessous,l'article du journal LA CROIX

"On nous appelait beurettes", 

Il y a plusieurs années que les termes « beurs » et « beurettes » ont un peu disparu du vocabulaire, comme s’ils étaient devenus trop légers dans une époque marquée par le terrorisme islamiste. Pourtant, le destin de ces enfants d’immigrés grandis dans les cités est une partie de l’histoire de la France, comme le montre avec une grande justesse ce documentaire. L’auteure, Bouchera Azzouz, est l’une de ces femmes à la charnière de deux mondes, celui de ses parents marocains et la France de la cité de Bobigny (Seine-Saint-Denis) où elle a grandi.

Après le remarquable Nos mères, nos daronnes, en 2015, elle explore ici avec sensibilité, à travers son histoire, quarante ans d’émancipation féminine dans les cités. Avec tendresse, elle évoque sa mère et les sœurs de l’école catholique où ses parents l’avaient inscrite pour qu’elle fasse de belles études, et parce qu’il n’y avait pas de garçons.

Elle remonte sur les traces de son enfance, retrouve ses amies aujourd’hui adultes au pied des tours où elles ont grandi. Voici les grands combats portés par la marche des beurs de 1983 puis par le mouvement Ni putes ni soumises, sans rien cacher des soubresauts de l’intégration. Le parcours personnel de Bouchera Azzouz y résonne d’un écho particulier. Avant de devenir une figure de proue du féminisme populaire des cités, elle a aussi été la première jeune femme voilée de sa cité, à tout juste 17 ans, puis la première à oser un mariage mixte.

L’auteure rend enfin hommage à une certaine vision de l’État portée par l’idéal de l’éducation populaire de son enfance ou par la lutte contre les mariages forcés. Elle rappelle que la France a pleinement su accompagner le besoin de protection des « beurettes » qui se voyaient mariées de force lors de retours au « bled », ou avec des immigrés sans-papiers qui trouvaient ainsi le moyen de régulariser leur situation. Un combat trop souvent méconnu mais qui a changé la vie de nombreuses jeunes femmes..

18/01/2019

SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE DES CHRETIENS 18 AU 25 JANVIER 2019

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens -

Notre mission à tous

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Du 18 au 25 janvier, les églises et les temples résonneront de ces paroles : « Justice et paix s’embrassent. » Dans un monde en pleine convulsion, ce verset peut sonner comme une utopie. Pourtant, en aucun cas, les chrétiens ne peuvent se résigner. D’abord et pour reprendre les mots du pasteur Tullio Vinay, « L’utopie ce n’est pas l’irréalisable mais ce qui n’est pas encore réalisé » ! Ensuite et surtout, pour nous chrétiens, appelés à être « artisans de paix », la construction d’un monde juste et pacifié n’est pas une option : c’est un appel, une exigence.

Comment imaginer en effet que nous, disciples d’un homme, le Christ, qui n’a cessé de proclamer l’égal amour de Dieu pour tous ses enfants et leur égale dignité, puissions tolérer un monde fondé sur la loi du plus fort qui écrase et oppresse ? Comment imaginer que nous, disciples d’un homme supplicié et condamné à mort à l’issue d’un procès sans justice, nous puissions tolérer l’oppression de ceux qui crient pour un monde plus juste ?

La paix, dans la perspective chrétienne, ne saurait exister sans la justice : le livre du Deutéronome – probablement écrit au 6esiècle av. J.C – préconise la nomination de juges, qui ont une mission divine, au même titre que les prêtres : « Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Éternel, ton Dieu, te donne, et ils jugeront le peuple avec justice. »

Mais la quête de la justice ne revient pas aux seuls juges : elle est notre mission à tous. Desmond Tutu, archevêque anglican sud-africain le rappelait par ces mots : « Notre dieu dit : dans la mesure où vous l’avez fait à un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. C’est parce que Dieu a dit cela que notre foi en Dieu commande l’obéissance de tout notre être dans le combat contre l’injustice. Combattre l’injustice (…) est un acte profondément religieux. Peux-tu imaginer le sens que prend l’évangile pour des gens dont la dignité est piétinée quotidiennement, pour ceux qui ont le nez collé à la poussière comme s’ils ne comptaient pour rien ? »

Notre famille humaine
Défendre ces personnes qui ne comptent pour rien : voilà la mission de l’ACAT, organisation chrétienne de défense des droits de l’homme depuis plus de quarante ans. Elle puise son inspiration dans deux textes, l’Évangile et la Déclaration universelle des droits de l’homme, textes qui ont en commun de nous exhorter à protéger les plus vulnérables en affirmant l’interdépendance de tous les hommes de la terre comme appartenant à la même famille humaine¹. Cette famille humaine, c’est celle dont parlait Fayçal, prisonnier au Liban depuis sa cellule, en évoquant les militants de l’ACAT qui le soutenaient :

« Ils ne me connaissent pas, ne sont pas du même pays, ni même de la même religion que moi. Mais ils ont fait de moi un membre de leur famille. J’attends les lettres chaque semaine comme une bouffée d’oxygène ; j’utilise un dictionnaire pour comprendre ce qu’ils disent. Certains m’envoient des photos, de belles cartes postales. Je ne pensais pas qu’il y avait des gens aussi humains sur la terre. Personne ne se soucie de moi autant qu’eux. »

 Unis dans la persévérance
Paix. Justice. Si ces mots ont un sens, nous nous devons de les convertir en des actions concrètes. Devant ces combats qui nous dépassent, comment ne pas baisser les bras ? La réponse tient dans notre confiance en Dieu, source inépuisable d’espérance. Nous pouvons compter sur nos propres forces, mais aussi sur le Seigneur, agissant

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« comme si nous faisions tout et priant comme si Dieu faisait tout », comme le disait une militante acatienne. Ce que nous pouvons faire, nous, ce sont des actes simples : nous informer, alerter, écrire, manifester, sensibiliser…

Mis bout à bout, ils changent la situation de personnes qui n’ont plus d’espoir. Alors que le monde vient de célébrer le 70e anniversaire de la déclaration des droits de l’homme qui proclame, comme le fait l’Évangile, la dignité de tout homme, nous lançons un appel : nous tous, chrétiens, mettons toutes nos forces à secourir les plus faibles, à protéger les droits de chacun afin que, partout, « justice et paix s’embrassent » et qu’ensemble, en faisant cela, nous réalisions un chemin d’unité.

1. Le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 va dans le même sens : « Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde… »

Source Acat France
©mcr-janvier 2019 

16/01/2019

BEATIFIFICATION DES MARTYRS D'ALGERIE -TEMOIGNAGE DE L'ONCE DE CHRISTIAN DE CHERGE

Je vous envoie un texte écrit par Hubert de Chergé (mon père), en réaction à la Béatification des Martyrs d’Algérie, début décembre 2018, à Oran; 

Parmi lesquels les 7 moines de Tibhirine, dont Christian de Chergé (frère aîné de mon père et mon oncle) était le Prieur… Charles de CHERGE, (oncle de Christian de CHERGE)

Hubert de Chergé 24 décembre 2018

HUBERT DE CHERGE.jpgPhoto HUBERT DE CHERGE

Une béatification pour Aujourd’hui placée sous « le signe d’Oran », celui de la rencontre.
Comment oublier le merveilleux accueil de l’Algérie ?
Comment ne pas être bouleversés par cette célébration du 8 décembre 2018 unissant nos 19 martyrs aux 200000 victimes algériennes de la décennie noire ?
Comment être porteurs de ce message de fraternité sans frontières ?
Ces martyrs sont des témoins d’une Espérance à vivre aujourd’hui.
Le drame traversé par l’Eglise d’Algérie mêlant son sang à un peuple meurtri et qui l’aime a pris des dimensions planétaires.

Le signe d’Oran, ce sont les extraordinaires rencontres vécues au long de ces trois journées entre Oran, Tibhirine et Alger. Témoignages tout simples, du coin de la rue, avec des anonymes qui tous ont eu des proches tués ou disparus, sont heureux de trouver en nous des croyants et qui rêvent d’un monde où ensemble nous puissions être, contre les fondamentalismes à l’origine de tant de violence, des artisans de paix et de justice. Le signe d’Oran, ce sont, parmi d’autres, deux images inoubliables. Celle des mains étroitement liées l’une à l’autre de la sœur de Mgr Claverie et de la mère de Mohamed Bouchiki, qui revivent dans ce lien d’âme à âme, l’amitié de Pierre et Mohamed tués ensemble le 1er août 1996. L’autre image de rêve, c’est aussi celle de Tayeb, le fils de Mohamed, au milieu de la famille de Christian, renouant ainsi une amitié vécue jusqu’au don de sa vie par l'« l’ami parti devant » le 8 novembre 1959 et retrouvé grâce à Fadila Semai. Le signe d’Oran, ce sont ces retrouvailles à Tibhirine entre le Père Jean-Pierre, dernier survivant des moines et les hommes du village. Etreintes longues et lumineuses : « Nous attendions ce jour depuis 20 ans, nous l’avons revu et il nous a revus ! … » Puis, moments comme suspendus : Youssef et Samir conduisant avec tant de respect et de tendresse JeanPierre sur les tombes et s’arrêtant sur chacune pour redonner vie à chaque frère à travers leurs silences habités et leurs quelques mots et anecdotes échangés. Cette béatification extraordinaire, célébrée dans l’émotion et la simplicité, nous a donné à voir un signe plein d’A-venir sur les belles pages à écrire entre la France et l’Algérie, par-delà les drames du passé, dans l’esprit de ces amitiés qui sont allées de part et d’autre jusqu’au don
de leur vie. De même cette béatification inédite en terre d‘islam donne un éclairage saisissant sur l’émulation spirituelle vécue dans le respect mutuel entre l’Eglise d’Algérie et le peuple algérien et sur une relation placée si naturellement dans un esprit de service. Plus globalement, cette béatification de la rencontre donne un message plein d’espoir à tous « les frères en humanité » croyants ou incroyants : quand les murs tombent, les bâtisseurs de paix peuvent construire des ponts.

30/06/2018

BOBIGNY -REGARD SUR NOTRE VILLE

 

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30/04/2018

PAUL, APÔTRE DU CHRIST, FILM DANS LES SALLES A PARTIR DU 2 MAI

Dans ce film, réalisé par Andrew Hyatt et porté par Saje Distribution, Paul, emprisonné par l'Empereur Nero, se remémore les principaux moments de sa vie d'apôtre.

Le film, dans les salles dès le 2 mai 2018, rapporte le testament spirituel de Paul, transmis à l’évangéliste Luc (joué par Jim Caviezel) juste avant sa décapitation à Rome.

La petite vidéo ci-dessous de moins de 2 minutes vous montrera le soin apporté à l’écriture de ce film, qui s’appuie essentiellement sur les épîtres de Paul et les Actes des Apôtres.

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Pour vous aider à animer un débat à la suite de la projection du film, vous pouvez télécharger le dossier pédagogique

Lire ... PAUL APÔTRE DU CHRIST Film dans les dalles à partir du 2 mai.pdf

14/02/2018

SORTIE DU FILM L'APPARITION

Ce film de Xavier Giannoli, qui sort dans les salles ce mercredi 14 février, avec Vincent Lindon et Galatea Bellugi, questionne la foi à travers l'approche d'un enquêteur.


Critique de Michèle Debidour pour SIGNIS - 14 février 2018 

Dans une mise en scène palpitante de thriller, Xavier Giannoli signe un film qui interroge la foi avec le respect d’un quêteur de l’invisible.

Au retour d’un reportage en Syrie qui a coûté la vie à son ami photographe, Jacques est sollicité par le Vatican pour participer à une enquête canonique sur l’apparition de la Vierge Marie à la jeune Anna dans le Sud-Est de la France…

Dans ses films précédents (A l’origine et Marguerite), Xavier Giannoli s’était déjà intéressé avec succès à des histoires qui sortaient de l’ordinaire. Le titre même du premier avait une connotation biblique si bien qu’on ne s’étonne pas trop du choix de ce scénario dans le registre du religieux surnaturel. Sur un tel sujet les écueils possibles étaient nombreux : caricature de l’administration vaticane, idéalisation hagiographique de la jeune visionnaire moquerie de la foi dans ses manifestations naïves… Giannoli les évite, menant sa barque habilement, aiguillonné par un questionnement dont l’acuité est due à la sincérité de sa quête spirituelle. Lire ... SORTIE DU FILM L.pdf

20/05/2017

L'HÔPITAL FRANCO MUSULMAN, UNE COMMANDE POLITIQUE

 

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 Les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis et l’Association Histoire et mémoire ouvrière en Seine-Saint-Denis (AHMO 93) ont le plaisir de vous convier à la conférence

L’hôpital franco-musulman, une commande politique

mercredi 31 mai 2017 à 14h30

par Bénédicte PENN, historienne de l’art, membre associé au laboratoire de recherche Pléiade EA 7338

aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis.
 
Vous trouverez en pièce jointe le programme détaillé et les informations pratiques. 

09/01/2017

FRAGMENTS BALBYNIENS -

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 A 24 ans, Brahim Bentahar vient de remporter le prix « nouvelles écritures » du concours « Filme ton quartier » organisé par France 3. Son court-métrage propose une visite du milieu artistique underground de sa ville natale, Bobigny. Un tremplin pour ce jeune passionné de théâtre ?
Un pic-nic sur la pelouse de la cité. Des enfants qui jouent dans l’eau jaillissant des bouches à incendies. Le palais de justice, et ses voitures de police. Des danseurs de hip-hop sur le bord de l’Ourcq. Des tags sur les murs des tunnels. Un bateau sur le canal. Des hommes en kamis, des femmes au marché. Les images sautent sur le rythme saccadé des morceaux de quatre rappeurs balbyniens. Leur auteur, Brahim Bentahar, 24 ans, a un rêve : faire découvrir au public les facettes de sa ville méconnues du grand public.

Pour voir le court-métrage de Brahim Bentahar sur le site de France 3 "Filme ton quartier" http://www.france3.fr/emissions/filme-ton-quartier/videos...

18/03/2016

«LA PERMANENCE » projection débat en avant-première

Film d'Alice Diop - 97 min DOCUMENTAIRE

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Dans le cadre du festival Cinéma du Réel Hors les murs, Périphérie et Athénaïse ont le plaisir de vous inviter à l'avant-première du film d'Alice Diop La Permanence, sélectionné en compétition française, En présence de la réalisatrice, Alice Diop

MAGIC CINEMA
Rue du Chemin Vert, 93 000 Bobigny
M°5 ou T1 - Bobigny Pablo Picasso
Entrée libre - Buffet convivial à l'issue de la séance
Ce documentaire suit le quotidien du docteur GEERAERT dans sa consultation réservée aux migrants sans-papiers. Il examine les blessures physiques et psychiques de patients qui, de mois en mois, luttent pour se construire une vie ici.
La consultation se trouve à l'intérieur de l'hôpital Avicenne de Bobigny. C'est un îlot qui semble abandonné au fond d'un couloir. Une grande pièce obscure et vétuste où atterrissent des hommes malades, marqués dans leur chair, et pour qui la douleur dit les peines de l'exil. S'ils y reviennent, c'est qu'ils ne désespèrent pas de trouver ici le moyen de tenir debout, de résister au naufrage.

INVITATION ... La Permanence.pdf

29/02/2016

QUAND LA BASILIQUE DE SAINT DENIS ACCUEILLE UNE EXPOSITION DE HAUTE COUTURE

CULTURE, PATRIMOINE

Installer une exposition de haute-couture dans un monument religieux, il fallait oser ! C’est le projet audacieux – mais réussi – du styliste Camerounais Lamyne M. qui s’est inspiré des gisants de la basilique de Saint-Denis pour créer ses Grandes Robes Royales ... Quand la basilique Saint.pdf

 CLIC sur la bande annonce...EXPO BA.GIF

OUVRIR LE DOCUMENT DE VISITE DE L’EXPOSITION  CLIC  DOCUMENT DE VISITE DE L'EXPOSITION