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03/11/2018

"LA VERITE NOUS RENDRA LIBRES "

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La vérité nous rendra libres

 

PEDOTTI.jpgChristine PEDOTTI Photo : Danny Howard

Voilà maintenant un mois que nous avons lancé un appel afin qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Église catholique. S’il fallait nous convaincre de la pertinence de notre initiative, il n’est qu’à voir où nous en sommes aujourd’hui. Pour l’épiscopat, il n’est plus possible de prétendre que cette question est ancienne et que « tout est fait ». Non, tout n’est pas fait, et tout reste à faire.

Les Français – et tout particulièrement les catholiques –, interrogés par sondage, ont plébiscité cette commission. Tous les grands médias ont relayé notre demande et le monde politique a pris conscience que cette question le concernait aussi. Nous n’en avons pas tout à fait terminé puisqu’il est encore possible que l’Assemblée nationale s’empare du sujet. En tout cas, l’assemblée des évêques à Lourdes sera observée de très près. Décidera-t-elle de réunir une commission ad hoc ? ...LIRE...La vérité nous rendra libres TC.pdf

28/10/2018

" NOUS CHRETIENS SOCIAUX "

La Croix, Samedi 27 octobre 2018 : « Nous, chrétiens sociaux » 

À la veille des Semaines sociales de France sur l’avenir du christianisme social, quatre catholiques témoignent du lien entre leur foi et leur engagement.

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Père Benoit Blin 35 ans, prêtre de la Mission de France à Marseille

Sans théoriser mon engagement, j’essaie de vivre l’Évangile »

« J’ai été ordonné en juin à ¬Marseille avec la responsabilité de rejoindre et saisir les questions du monde de l’industrie – je travaille dans une entreprise spécialisée dans l’énergie solaire. Il s’agit aussi d’être présence d’Église auprès de ceux qui n’ont rien à lui demander. Je ne revendique pas vraiment l’expression de christianisme social , même si je me reconnais dans ses implications, car j’ai tendance à me méfier des étiquettes, sources de clivages. C’est peut-être un fait de génération.
Sans théoriser mon engagement, j’essaye de vivre l’Évangile, qui comporte une tonalité sociale de bout en bout, et de vivre ses exigences. Ces derniers mois, ma société a traversé des temps difficiles avec des conflits sociaux. Je m’efforce d’être un facteur d’apaisement et de réconciliation mais aussi une oreille attentive et disponible pour mes collègues. Je ne crie pas sur tous les toits que je suis prêtre mais je les laisse le découvrir sans m’imposer. Je crois chaque jour un peu plus dans ce contact quotidien avec des personnes qui souvent ont une image très déformée de l’Église. L’irruption d’un prêtre dans leur vie change les regards. J’étais attiré par cette confrontation avec ceux qui ne sont pas chrétiens, une rencontre qui enrichit et oblige à parler autrement de la foi. »

Recueilli par Arnaud Bevilacqua

AB.jpg "Si je peux être proche des gens là où je suis… »
Mireille Buron,
54 ans, comédienne à Chaponost (Rhône)

« Cette expression de “christianisme social sonne pour moi comme un pléonasme. Jésus nous parle d’amour : cela nous envoie tout de suite vers les autres ! Pour moi, c’est une évidence, et je ne vois pas comment je pourrais vivre ma foi autrement. J’entends dans ce mot social une attention à l’autre vécue dans le quotidien : être à l’écoute du petit, de celui qui a besoin qu’on lui rende service… Cela ne me paraît pas difficile, et ce n’est pas parce que je suis meilleure qu’une autre : j’ai reçu beaucoup, alors j’ai envie de donner beaucoup. La sainteté, je ne sais pas ce que c’est, mais si je peux être proche des gens là où je suis, j’ai l’impression de vivre ma foi. L’origine chrétienne de mes engagements, notamment écologiques, peut être aRecueilli par Arnaud Bevilacquassez discrète dans un premier temps. Puis, si les gens m’interrogent, je témoigne volontiers de ma foi. Avec mon mari, nous mettons en scène des spectacles qui ont du sens et disent quelque chose de l’homme d’aujourd’hui, en apportant un regard d’espérance (1). Nous avons une responsabilité, et l’envie d’apporter notre pierre à l’édifice. Je crois beaucoup au jeu de dominos. à sa place, une pièce peut impulser quelque chose. »
Recueilli par Mélinée Le Priol
(1) Association culturelle Saint Jean : acsj.fr
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"Agir ensemble et témoigner si possible »

Marc Fayolle
82 ans, membre de l’ACO à Saint-Étienne (Rhône)


« Je suis membre de l’Action catholique ouvrière (ACO) depuis 1962. Très tôt, je me suis engagé dans le syndicalisme. La Jeunesse ouvrière chrétienne puis l’ACO m’ont permis de réfléchir à mon action à la lumière de l’Évangile. Car le Christ, c’est notre moteur. Lorsqu’on scrute l’Évangile, on ne peut que constater que Jésus a toujours été en direction des plus pauvres et s’est fait le défenseur de la justice et du bien commun.
Par l’action syndicale, je me suis tourné vers les autres, pour soutenir les collègues et tendre vers plus de justice dans les entreprises. J’ai connu des moments d’affrontements avec des négociations très dures. Dans ces moments-là, je ne me distinguais pas, j’étais combatif avec les copains. J’essayais ensuite de relire et de donner du sens à mon action. Je côtoyais beaucoup de non-chrétiens. Le moteur de l’action catholique, c’est d’agir ensemble et de témoigner si possible pour faire découvrir ce qui nous anime, sans grand discours mais davantage par l’exemple. L’avenir du christianisme social peut inquiéter alors que les jeunes sont moins nombreux. Il y a quand même de l’espoir, l’ACO réunit toujours des chrétiens convaincus. »
Recueilli par Arnaud Bevilacqua

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« Plus de questionnements, moins de certitudes »
Valentine Rinner
26 ans, étudiante en théologie à Paris

« Le christianisme social, pour moi, c’est avoir une attention particulière pour ceux qui n’ont pas de voix. C’est peut-être parce que moi-même, souvent, je me sens sans voix dans l’Église. Depuis quelques années, j’ai de plus en plus envie de prendre la parole. En tant que femme, laïque, on ne me la donnera pas sérieusement ; alors c’est à moi de la prendre. J’ai ainsi ressenti le besoin de me former. Cela fait deux ans que j’étudie la théologie au Centre Sèvres, à Paris, après avoir quitté mon travail pour l’OCDE sur les questions environnementales. J’ai besoin de comprendre les fondements théologiques de mon engagement dans la société.
Pour moi, l’Église n’a pas un message à brandir, et ne devrait pas se battre pour quelque chose de figé : elle doit avant tout habiter les grands questionnements de notre monde, et accompagner les chrétiens dans leurs propres questionnements. Mais je trouve que c’est trop peu le cas : par exemple, j’avais été choquée, il y a cinq ans, que les catholiques soient attendus à la Manif pour tous comme des petits soldats ! J’ai besoin d’un christianisme qui se confronte vraiment au réel, sans se faire une image de la société telle qu’elle devrait être. Je me reconnais très peu dans ce qui est exprimé médiatiquement par des chrétiens, même si cela change grâce à certains débats ouverts plus récemment par le pape ¬François. »

Recueilli par Mélinée Le Priol 

09/10/2018

TEMOIGNAGE CHRETIEN - NOTRE APPEL

Ces derniers jours, Témoignage chrétien a fait la une de tous les journaux télévisés, radios et quotidiens de France en lançant un appel pour qu’une commission parlementaire soit mise en place afin d’enquêter sur les crimes pédophiles et leur dissimulation dans l’Église catholique en France.

we sign it - Demandons la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les crimes de pédophilie dans l’Église catholique

Nous demandons la création d’une commission d’enquête parlementaire afin  de faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Église catholique.

Nous le faisons d’abord parce que nous sommes des citoyens et des citoyennes et pour beaucoup d’entre-nous des chrétiens et des chrétiennes. Comme toute organisation religieuse en France, l’Église catholique est régie par l’état de droit ; elle n’échappe pas plus que les autres à la loi républicaine, et ceci d’autant plus qu’elle participe à des missions d’intérêt général et bénéficie à ce titre d’aides publiques ou fiscales. C’est pourquoi elle doit, et ce de façon urgente, rendre des comptes. Elle doit le faire devant la justice, mais aussi devant la représentation nationale, car ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont en cause, mais aussi, comme l’a clairement indiqué le pape François, tout un système. Ces crimes et leur dissimulation constituent une atteinte grave à l’ordre public. Ce sont des générations entières qui ont fréquenté le catéchisme, les aumôneries, l’enseignement catholique, le scoutisme et les mouvements de jeunesse placés sous l’autorité de l’Église catholique. Le pape François a beau appeler les laïcs, hommes et femmes, à s’engager pour combattre ce fléau, leurs propres demandes, maintes fois répétées, sont restées lettre morte, singulièrement en France. Aujourd’hui, dans notre pays, l’Église catholique se contente de répéter les mots du pape sans prendre d’initiative significative pour rechercher les crimes qui n’auraient pas été dénoncés et surtout leurs causes institutionnelles et structurelles. De fait, nul ne peut être juge et partie ; comment ceux qui ont couvert ces dérives pourraient-ils faire ce travail de vérité ? Ailleurs dans le monde, ce sont des instances indépendantes de l’institution ecclésiale, comme la Commission d’enquête royale en Australie, le grand jury de l’État de Pennsylvanie, ou la Commission Ryan en Irlande, qui ont révélé un système de mensonge organisé au niveau des responsables – c’est-à-dire des évêques. À côté des procédures judiciaires qui permettront de sanctionner les crimes et les délits individuels, du moins quand ils ne sont pas prescrits, seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise, en exigeant la communication des archives diocésaines, en interrogeant les acteurs, et en communiquant à la justice les faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance. Il nous importe non pas de faire éclater des scandales mais d’en faire cesser un, immense, celui du silence assourdissant de la hiérarchie catholique devant des souffrances qu’elle a, pour l’essentiel, sciemment ignorées ou même cachées pendant trop longtemps. Le retour de la crédibilité est à ce prix.

Témoignage chrétien

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17/09/2018

IES 19 MARTYRS D'ALGERIE SERONT BEATIFIES SAMEDI 8 DECEMBRE

  Les 19 martyrs d’Algérie seront béatifiés samedi 8 décembre

Les 19 martyrs d’Algérie seront béatifiés samedi 8 décembre
Par Anne-Bénédicte Hoffner (avec https ://19martyrs.jimdo.com, le site Internet alimenté par
les familles), le 14/9/2018 à 02h49

La célébration de la béatification des 19 religieux et religieuses assassinés en Algérie dans les années 1990 aura lieu samedi 8 décembre. Voici les portraits de ces enseignants, infirmières, moines ou responsables de bibliothèques, portés par de ...LIRE ...La-Croix-Les-19-martyrs-d-Algerie-seront-beatifies-samedi...

03/09/2018

LES SOUTIENS AU PAPE FRANCOIS SE MULTIPLIENT DANS L'EGLISE

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Les soutiens au Pape François se multiplient dans l'Église
Alors que les scandales d'abus sexuels et la lettre de l'ancien nonce apostolique aux Etats-Unis attaquant le Pape François sont toujours beaucoup commentés dans les médias et sur les réseaux sociaux, plusieurs personnalités de l'Église ont tenu à réaffirmer leur confiance et leur loyauté envers le Saint-Père.
Alors que la publication de la lettre de l’ancien nonce aux États-Unis Mgr Carlo Maria Viganò, a semé beaucoup de confusion dans l’Église et suscité de nombreuses attaques contre le Pape François, les soutiens se multiplient en faveur du Souverain Pontife. Parmi eux, la Comece, la Commission des Épiscopats de l'Union européenne, dont le président Mgr Jean-Claude Hollerich dénonce les « graves attaques menées contre l’Église et la personne du Saint Père ».

« La Comece réaffirme son soutien, sa fidélité et sa confiance au Pape François », peut-on lire dans un communiqué de presse publié le 31 août, signé par l'archevêque de Luxembourg.
La commission condamne également « les tentatives visant à diviser l’Église du Christ et appelle toutes les personnes de bonne volonté à œuvrer, dans la foi, au développement d’un monde de justice, de vérité et de paix. »

Alors que de :(CLIC... nombreux évêques, ont par ailleurs réaffirmé leur soutien à l’évêque de Rome, une autre voix s’est élevée: celle du cardinal Gérald Cyprien Lacroix. L’archevêque de Québec était à Dublin pour la rencontre mondiale des familles le week-end dernier et a pu saluer le Saint-Père à l’issue de la messe finale.

Sur sa page Facebook, le cardinal Lacroix redit sa profonde communion avec le Pape en ces heures de tempête qui touche l’Église. « J’ai pleinement confiance dans le leadership du Pape Francois, écrit-il, j’apprécie grandement le renouveau auquel il nous invite afin de devenir une communauté de croyants et de croyantes toujours plus fidèle à l’Évangile de Jésus-Christ. Je l’ai assuré de notre prière et de notre soutien. »

25/06/2018

CONSEIL OECUMENIQUE DES EGLISES A GENEVE

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LE MESSAGE DU PAPE AU CONSEIL OEUCUMENIQUE DES EGLISES

Marquant, à Genève, les 70 ans du Conseil oecuménique des Églises, le Pape a rappelé que le but de l’unité des
chrétiens demeure ve vivre l'évagile et l’évangélisation. En se rendant hier à Genève avec le seul objectif de visiter le Conseil oecuménique des Églises à l’occasion de ses 70 ans, le Pape entendait bien faire de l’unité des chrétiens le seul sujet de ce voyage éclair d’une petite dizaine d’heures en terre helvétique.Et, à son habitude, le Pape argentin, en vieil habitué du dialogue, a exposé une vision de l’oecuménisme faite tout autant d’ouverture que d’exigence. Car, s’il a souligné le « courage » de ceux qui ont su « inverser le cours de cette histoire qui nous avait portés à nous méfier les uns des autres (…),favorisant la spirale diabolique des cloisonnements continuels », il a surtout appelé ses interlocuteurs des autres Églises à ne pas oublier le but premier de l’oecuménisme : l’évangélisation. Lire la suite de l'article ... INFO CATHO -LE MESSAGE DU PAPE AU COE.pdf

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Frère Aloïs :  « Le pape est venu rappeler que notre but est l’unité visible »
Invité à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation du Conseil Œcuménique des Églises (COE), le pape François a rendu visite, jeudi 21 juin, à l’institution genevoise. Le point de vue de Frère Alois, prieur de la communauté de Taizé (Saône-et-Loire) sur cette visite. ..  Lire la suite 

En savoir plus ... La-Croix-Rencontre-oecumenique-de-Geneve-l-integralite-du...

24/06/2018

LA GIFLE, LE PRÊTRE ET LA FRANCE

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Ouverture des journaux de la radio de ce samedi matin, une page dans le Parisien, et évidemment, l’affaire reprise par tous les sites Internet y compris d’ailleurs celui de La Croix. Objet de ce scandale, une gifle. Mais pas n’importe quelle gifle. Une gifle d’un vieux bonhomme de prêtre de 89 ans à un petit bonhomme d’enfant de deux ans et des poussières… Une gifle, en lieu et place du baptême… Au fond, ce n’est pas la gifle, mais la vidéo qui a provoqué tout cela. Elle a été vue par des millions d’internautes, et a suscité une indignation d’ampleur nationale.

Voilà où nous en sommes : des centaines de migrants dérivent sans port dans la Méditerranée, des familles tentent de retrouver leurs enfants entre Mexique et États-Unis, une bombe explose en Éthiopie, les Turcs sont à la veille d’un scrutin important, et enfin, selon le ministère des affaires sociales, deux enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents… Mais non, manifestement, pour nos médias et compatriotes, l’important est ailleurs : cette gifle d’un prêtre à un bambin, qui, à regarder cette fameuse vidéo, a dû d’ailleurs l’oublier dans les trois minutes qui ont suivi. Lire... LA GIFLE, LE PRETRE ET LA FRANCE.pdf

Pour aller plus loin :
L'article dans La Croix
La réflexion du P.Grosjean

19/06/2018

QUAND UN EVÊQUE DIALOGUE AVEC UNE FIGURE DE LA FRANCE INSOUMISE

L’échange entre l’évêque d’Amiens, Mgr Olivier Leborgne, et le député La France insoumise François Ruffin donne lieu à un livre dense et étonnant (1).

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(1) Paix intérieure et paix sociale, éd. Temps présent, 56 p., 5 €

La conférence, tenue le 2 avril, avait surpris paroissiens et militants, venus nombreux écouter les deux hommes. La retranscription écrite de cette rencontre entre Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, et François Ruffin, député La France insoumise de la Somme, vient de paraître.

Un débat entre deux hommes publics, « l’un au service de l’Église, l’autre de la République », organisé par le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC), dans le cadre du Printemps de la paix, prélude au Festival international de la paix qui aura lieu à Besançon en août.

« l’Église et la gauche ont des choses à se dire »
Réunir un évêque et un député de la gauche radicale, tous deux figures connues d’un territoire en difficulté, peut en effet surprendre. Une surprise cependant assumée par les organisateurs. Ainsi, selon Adrien Louandre, animateur du débat, il s’agissait justement de « montrer que l’Église et la gauche ont des choses à se dire ».

Hugues Pinel, permanent MRJC du département, en explique l’objectif : « Ouvrir un dialogue et susciter le questionnement. » Le résultat de l’ouvrage est à la hauteur de l’attente, peut-être parce que les deux débatteurs prennent soin de ne pas aborder frontalement leurs divergences.

En effet, si leurs vues diffèrent sur les sujets économiques et sociaux, leurs approches sont largement complémentaires. Les combats politiques que le député évoque rappellent ainsi l’engagement pour la préservation de la vie et la dignité de l’homme qu’introduit l’évêque. Un combat mené donc en commun, quoique différemment, dans un territoire marqué par le chômage et la pauvreté.

Contre la « résignation »
Surtout, la rencontre met en lumière ce qui anime les deux hommes. Ils parlent ainsi de leur rapport au spirituel et à la foi, une face méconnue et surprenante du député, un bel éclairage de l’évêque. Un point commun est alors vite trouvé : la lutte contre la « résignation » et le « règne de la léthargie ».

Corentin Cnudde

Lire ... La-Croix-Quand-un-eveque-dialogue-avec-une-figure-de-la-F...

15/06/2018

BONNE FIN DE RAMADAN - BONNE FÊTE DE L'AÏT EL FITR

Vœux du SNRM (Service national des relations avec l'islam)à l’occasion de l’Aïd el Fitr 2018
Publié le 15 juin 2018
VOEUX ISLAM.JPGChers et chères ami(e)s musulman(e)s,
Au moment où vous terminez le mois de Ramadan par la célébration de l’Aïd el Fitr, nous nous unissons à votre joie et, avec vous, nous tournons vers l’Unique pour lui rendre grâce.

Qu’Il bénisse chacun(e) et votre communauté !
Aïd mabrouk !

RAM.jpgAu nom de toute l’équipe du Service national pour les relations avec les musulmans

Père Vincent Feroldi et Sœur Colette Hamza 

07/06/2018

ETATS GENERAUX DES MIGRATIONS - EGM -

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 États Généraux des Migrations : déclaration historique pour une politique migratoire alternative

La première assemblée plénière des États Généraux des Migrations s’est tenue les 26-27 mai à Montreuil. A cette occasion un "Manifeste des Assemblées Locales" a été signé par la Cimade, le CCFD-Terre Solidaire, Le CRID et VoxPublic.
Les centaines de participant.e.s ont adopté une déclaration inédite, fruit de la consultation de dizaines de milliers de citoyens, afin de proposer « un socle commun pour une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes ».

Plus de 500 personnes, représentant les quelques 106 assemblées locales présentes dans 76 départements, ont assisté deux jours durant à la première session nationale des États Généraux des Migrations qui se tenait dans la grande salle des fêtes de la mairie de Montreuil.

Cette rencontre est l’aboutissement d’un processus de concertation citoyenne ayant réuni environ 10 000 personnes, citoyen.ne.s français.e.s et exilé.e.s, lancé en novembre 2017 par 450 associations et collectifs citoyens de solidarité avec les personnes étrangères, lassés de ne pas être entendus par les pouvoirs publics dans la définition de la politique migratoire. Huit mois durant, ces assemblées locales ont travaillé afin de rédiger des cahiers de doléances visant à lister les situations inacceptables, ainsi qu’à collecter des propositions pour un accueil digne des personnes étrangères.

Ces propositions ont servi de base à une déclaration historique, le « Manifeste des Assemblées locales des États Généraux des Migrations pour une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes », débattue et adoptée durant cette première assemblée plénière. Ce manifeste comporte une quarantaine de propositions concrètes, véritable socle politique pour répondre à la « crise des politiques migratoires ». Dans son préambule, le manifeste rappelle « la situation humanitaire déplorable dans laquelle sont laissées nombre de personnes étrangères sur le territoire français ou à ses frontières » et les nombreuses condamnations de la France pour ses « entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées ». Le manifeste proclame notamment« un respect du droit d'asile effectif, qui ne soit plus prétexte à une logique de tri » et « une égalité des droits entre Français· e·s et étranger·ère·s présent·e·s sur le territoire ». Le règlement Dublin, la rétention des étrangers, et les expulsions sont aussi dénoncés.

Cette assemblée plénière marque la première grande réussite des États Généraux des Migrations, processus qui ne cesse de s’élargir et regroupe aujourd’hui plus de 1 600 organisations locales et nationales. Les participant.e.s ont décidé de poursuivre ce processus collectif pour résister aux discours xénophobes qui gangrènent la politique française et alimentent le racisme. Mais également pour aller plus loin dans la construction d’une politique migratoire alternative et créer un mouvement d’opinion. Toutes ces associations et collectifs sont aussi mobilisés pour dénoncer le projet de loi Asile et Immigration qui sera prochainement débattu au Sénat, loi qui constitue l’antithèse répressive et dégradante du Manifeste des États Généraux des Migrations.lire ...Lien vers le texte du Manifeste

et ... IMMIGRATION 1ERE SESSION PLEINIERE DES ETATS GENERAUX DES MIGRATIONS.pdf

Source ...  diocese.JPG