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28/12/2023

LA MORT DE JACQUES DELORS

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                   Jacques Delors ou le christianisme de gauche

Mort de Jacques Delors, socialiste et figure de la construction européenne

Jacques Delors s’est éteint à l’âge de 98 ans. Cet homme politique français et européen a incarné pour toute une génération le meilleur du christianisme de gauche.

EDITORIAL : Isabelle de Gaulmyn, 

Jacques Delors ou le christianisme de gauche

L’Europe, la gauche, la famille. Un triptyque qui pourrait définir la vie de Jacques Delors, qui vient de s’éteindre à 98 ans dans son appartement parisien. Et pour couronner ce triptyque, la foi, qui l’habitait depuis son enfance et ne l’a jamais quitté, fil rouge de toute sa carrière politique. Pour beaucoup, cet homme a incarné une certaine manière de faire de la politique : sans concession, indifférent aux ors du pouvoir, mais avec une vision du long terme et de ce que l’on appelle, dans la doctrine sociale de l’Église, le bien commun.

Scrupuleux, il l’était parfois à l’excès, préférant la clarté à l’ombre, n’hésitant pas à dire la vérité, quitte à froisser, courageux, mais réservé. Jacques Delors, né avant la Seconde Guerre mondiale, est de cette génération de chrétiens qui a milité ardemment pour la construction européenne, dans l’objectif de bâtir la paix et de dépasser les conflits qui ont déchiré si longtemps le Vieux Continent. Là encore, cela correspondait à ses convictions chrétiennes. Une foi sur laquelle il est toujours resté discret, préférant mettre ses convictions en pratique plutôt que de les proclamer à la face du monde. Jacques Delors fait partie de toute une génération qui, à partir de l’action catholique d’une part, du militantisme syndical de l’autre, a donné au christianisme de gauche ses lettres de noblesse.

24/12/2023

L'AIR DE RIEN

Le jour du Seigneur, homélie 24/12/2023 à Montpellier

L'air de rien-Frère Thierry Hubert, dominicain-

Il m’arrive de recevoir, frères et sœurs, des courriers de téléspectateurs qui me disent avec une petite gêne ou bien le plus souvent avec une pointe d’humour … suivre la messe à la télé tout en ayant, l’air de rien, un œil sur les fourneaux de la cuisine ! Je sens déjà de l’autre côté de l’écran quelques oreilles se dresser, quelques regards inquiets. Diantre ! pris en flagrant délit .. où donc est la caméra cachée ? ! Mais enfin, me direz-vous, le repas du Seigneur que chaque messe célèbre ne permet-il pas aussi de consacrer un peu de son précieux temps pour le ragoût de bœuf aux pommes de terre-carottes qu’on laisse presque amoureusement mijoter sur le feu ?

l'AIR DE RIEN - télécharger l'homélie

22/12/2023

LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL

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     MEILLEURS VOEUX !

SOMNAMBULES !

 Publié le 

Le mot est à la mode. Il ne fait pas référence à un trouble du sommeil mais à un manque de lucidité politique et reprend le titre de l’ouvrage de l’historien australien Christopher Clark sur les causes de la Grande Guerre, paru voilà dix ans. Le somnambule (sleepwalker) marche dans son sommeil. Il est capable de faire des parcours et des gestes de la vie quotidienne sans en avoir la moindre conscience ; il dort. L’accusation de somnambulisme porte tantôt sur notre aveuglement face à la crise climatique, plus souvent sur le risque d’une déflagration mondiale dont la guerre en Ukraine serait le premier acte. Cette dangereuse marche sans conscience désigne aussi la torpeur des démocraties face au péril des autoritarismes qui les menacent en interne, Trump aux États-Unis, Rassemblement national en France pour ne prendre que deux exemples.

Les deux épisodes, quasiment jumeaux, de refus de financement du conflit ukrainien par un Congrès américain entravé par les Républicains ou au sommet européen sous la pression du Hongrois Viktor Orbán en sont l’inquiétante illustration. Il arrive aussi que les accusations se croisent. En France, la droite dure accuse de somnambulisme ceux qui, prétend-elle, laissent l’identité française se dissoudre face à l’afflux d’étrangers, la gauche retourne l’accusation envers ceux qui croient pouvoir refermer le monde et vivre dans l’entre-soi et l’autrefois.

Les métaphores autour du sommeil font florès. On traite certains de rêveurs – parfois doux. Une partie de la jeunesse se revendique « woke », éveillée. Et chacun veut éviter que l’avenir soit un cauchemar.

Noël nous parle aussi de veille. Dans l’Évangile de Luc, des bergers qui veillent dans les champs sont appelés à reconnaître le Sauveur promis à l’humanité. Dans celui de Matthieu, des sages étrangers qui surveillent le ciel voient se lever l’étoile d’un nouveau souverain et s’engagent dans un long périple pour le saluer. Et ce qu’ils trouvent n’est pas un rêve, juste un enfant au sein de sa mère, une vie minuscule porteuse de l’Espérance en majuscule.

Ainsi est la réalité, âpre et rude comme la paille de l’étable. Les chrétiens ne sont pas plus rêveurs que somnambules. Depuis plus de deux mille ans, ils tentent de vivre les yeux ouverts aux côtés d’un Dieu qui n’est pas dans les étoiles mais dans le frémissement de la chair.

Christine Pedotti  

21/12/2023

SOIXANTENAIRE ET DEDICACE DE LA CHAPELLE DU MONASTERE DE LA BONNE NOUVELLE DE BOUAKEEBOUAKE

Soeur CHANTAL de l'ABBAYE DE JOUARRE était présente pour cette dédicace. C'est elle qui nous a transmis le "youtube" pour nous permettre de regarder et de prier avec la communauté

L'équipe Mission de France de BOBIGNY remercie soeur Chantal pour ce beau cadeau

25/11/2023 -

Soixantenaire et dédicace de la Chapelle du Monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké en Côte d'Ivoire

Cliquez sur le youtube

IMMIGRATION : "J'AI VOTE EMMANUEL MACRON POUR QUE CETTE LOI NE VOIE JAMAIS LE JOUR"

Darko Adamovic Avocat au barreau de Paris

Darko Adamovic, avocat au barreau de Paris, revient sur la loi immigration votée ce 19 décembre. Lui-même Français d’adoption, il raconte sa déception que pareille loi soit défendue par un président pour lequel il a voté justement pour éviter que de telles mesures soient instaurées en France.

Immigration : « J’ai voté Emmanuel Macron pour que cette loi ne voie jamais le jour »

Avec la loi dite « immigration », notre magnifique pays, la France, porteur de valeurs universelles et d’une ouverture sur le monde qui font sa grandeur, semble rejoindre le camp des pays conservateurs, au noyau dur anglo-saxon. Le texte voté le 19 décembre au soir avec l’aide des voix de la droite de l’extrême droite vient sanctionner des personnes déjà vulnérables et qui aident notre système économique et contribuent au rayonnement mondial de la France.

Une punition collective en somme, basée sur la promotion d’une peur irrationnelle et d’informations brutes, fausses ou non, jamais analysées et jamais expliquées. Le résultat du manque de courage, d’idées et de talent de ceux qui nous représentent face aux extrémistes plus tellement en embuscade.

https://www.la-croix.com/a-vif/immigration-j-ai-vote-emmanuel-macron-pour-que-cette-loi-ne-voie-jamais-le-jour-20231221

https://www.la-croix.com/france/loi-immigration-un-bouclier-qui-nous-manquait-selon-macron-20231220

À découvrir :  Projet de loi immigration : l’exécutif nie la crise de la majorité

09/12/2023

NOTRE DAME DE PARIS- LE PAPE VIENDRA T-il lors de sa reouverture ?

Emmanuel Macron a visité le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 8 décembre 2023, exactement un an avant la réouverture prévue pour le 8 décembre 2024. Il a assuré que les délais seraient respectés malgré les défis.

Voici les principales annonces :

1. Réouverture prévue pour le 8 décembre 2024 : Le président de la République a confirmé que la réouverture au culte et au public est prévue dans un an, le 8 décembre 2024, symbolisant l’espoir et la capacité de la France à reconstruire.

2. Concours de vitraux contemporains : En réponse à la demande de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, Emmanuel Macron a annoncé le lancement d’un concours pour la création de six vitraux contemporains destinés aux chapelles latérales sud de la nef de Notre-Dame. Cela permettra aux artistes contemporains de contribuer à l’embellissement de la cathédrale.

3. Musée de l’œuvre de Notre-Dame de Paris : Les anciens vitraux et le coq qui est tombé lors de l’incendie de 2019, datant de Viollet-le-Duc, seront exposés dans un musée qui verra le jour dans les locaux de l’Hôtel-Dieu. Ce musée sera à la fois un musée d’histoire, un musée d’art et un lieu pour décrire le chantier permanent de Notre-Dame de Paris.

4. Invitation au pape François : Emmanuel Macron a exprimé son souhait d’inviter le pape François à assister à la réouverture de Notre-Dame de Paris en 2024. Cependant, la réponse du pape reste à être confirmée.

Lors de prises de vues exceptionnelles réalisées à l’aide d’un drone, Le président Macron fait le point sur le chantier de Notre Dame.

 

06/12/2023

DEMASCULINISER LA THEOLOGIE ? MAIS LES FEMMES SONT LA !

La Croix logo 06/12/2023

Démasculiniser la théologie ? Mais les femmes sont là !

Isabelle de Gaulmyn, 

Le néologisme n’est guère élégant : « Démasculiniser », en italien demaschilizzare. Recevant la commission théologique internationale, le pape François a compté tout haut le nombre de femmes, cinq seulement sur les trente membres. Il a donc estimé qu’il était temps de « démasculiniser » la théologie et s’est ensuite lancé dans une improvisation sur les apports des femmes théologiennes, confiant que lui-même avait beaucoup appris d’une théologienne.

Pas assez de femmes théologiennes ? Pourtant, des femmes théologiennes, l’Église, du moins en Occident, n’en est nullement dépourvue. Le problème n’est pas tant qu’il n’y a pas de femmes théologiennes mais que l’institution ne leur laisse que peu de place. Justement, cette semaine où le pape demande que l’on « démasculanise »la théologie, une théologienne française, femme et religieuse, a quitté ce monde, après une trop longue maladie. Régine du Charlat, sœur auxiliatrice. Elle n’était pas seulement, comme me l’a écrit un confrère « une grande dame », mais une belle théologienne. Comme beaucoup de religieuses, que l’institution a trop longtemps ignorées. Régine du Charlat a enseigné à l’Institut catholique de Paris, à une époque où les femmes n’étaient pas si nombreuses. Elle restait discrète. Peut-être ne la mettait-on pas en valeur. Aujourd’hui, quelques religieuses, Véronique Margron, dominicaine, ou Nathalie Becquart, xavière, parviennent à briser le plafond de verre de la reconnaissance. Et encore, est-ce parce qu’elles ont choisi des domaines (les abus pour l’une, le synode pour l’autre) ou peu de théologiens hommes s’aventurent encore.

Régine du Charlat, qui fait partie de la génération précédente, est restée dans l‘ombre. Pourtant, elle-même entretenait des relations avec moult célébrités de l’Église, théologiens, prêtres, évêques, qu’elle invitait souvent à sa table, bien connue pour sa cuisine comme pour le niveau de la réflexion. Est-ce parce qu’elle était une femme ? Elle avait de la théologie une perception non pas doctorale, ou descendante, mais conversationnelle. La théologie, chez elle, n’était pas seulement un savoir, mais un art de vivre, plein de fraternité (sororité ?) et d’hospitalité. L’autrice de ces lignes, qui en a tant profité, sait ce qu’elle lui doit.

En revanche, contrairement aux théologiens, ces religieuses n’attendaient guère de reconnaissance de l’Église. Ne pouvant ni être prêtre, ni évêque, ni cardinal, elles ne nourrissaient aucune ambition en la matière, d’où une grande liberté intérieure. Et une lucidité sur l’Église, avec ses dysfonctionnements et ses faiblesses. Je me souviens d’un texte, publié par Régine du Charlat, en novembre 2004, qui trouve toute sa résonance aujourd’hui. Constatant la crise de la pratique religieuse, elle notait qu’il ne fallait peut-être pas chercher à tout garder, mais qu’il pouvait «nous être demandé de consentir à perdre ce qui pourtant était bon, pour nous ouvrir à ce que nous ne savons pas mais qui pourra être dit le meilleur si cela surgit de la nouveauté de l’Évangile »«Et si c’était la condition pour que nous acceptions d’entendre l’Évangile – seul véritable fondement – à frais nouveaux ?» Il y a vingt ans, ce texte avait, pour certains, l’allure d’une sonnerie de défaite, un appel à tout lâcher. Aujourd’hui, dans une institution profondément en crise, on voit bien que ce n’était que la seule attitude spirituelle possible. Celle, comme le dit Paul dans une phrase que Régine du Charlat affectionnait, de s’offrir «à Dieu comme des vivants déjà revenus de la mort » (Romains 6, 13). De faire ce passage par la mort, pour, écrivait-elle, « être capables d’accueillir ce que Dieu qui œuvre sans cesse veut, et donc peut, faire surgir de neuf dans notre monde ».

MIGRATION

Migration ***
de Benjamin Renner et Guylo Homsy

Film d’animation américain, 1 h 22

Il aura réussi à mettre sa patte sur cette histoire de canards. Benjamin Renner, as du dessin animé à la française qui a coréalisé les excellents Ernest et Célestine(2012) etLe Grand Méchant Renard(2017), a su insuffler un supplément d’âme à une grosse production américaine en images de synthèse en 3D.

Migration est le nouveau long métrage des studios Illumination, filiale d’Universal basée à Paris, qui a fait déferler sur la planète des hordes de Minions, serviteurs gaffeurs d’un super-méchant au cœur d’artichaut (la saga Moi, moche et méchant). Au menu de ces films d’animation calibrés pour le marché mondial : animation soignée, saynètes burlesques et personnages attachants.

La recette est peu ou prou la même dans Migration, qui ne lésine pas sur les archétypes. Dans la famille Colvert, je demande le père, papa poule qui n’aime rien tant que sa paisible mare de Nouvelle-Angleterre, la mère, heureuse en couple mais qui rêve de sortir du « coin-coin » quotidien, le grand frère, ado sensible en mal de liberté, et la petite sœur, « canetonne » adorable mais froussarde. Sans oublier le grand-oncle, papy déplumé et bedonnant au franc-parler désarmant.

Hérons « perchés » et pigeons paranos

C’est lui qui convainc, bien malgré lui, son neveu de migrer vers d’autres latitudes pour passer l’hiver au chaud en Jamaïque. Le début d’une aventure, qui, comme on s’y attend, ne se passera pas comme prévu. Au détour d’escales parmi des hérons « perchés » ou des pigeons paranos, le récit enchaîne les gags inventifs et les chutes comiques.

Le plan de vol est connu d’avance, mais l’esthétique héritée de la BD franco-belge et le sens du timing comique de Benjamin Renner donne des ailes à ce gros-porteur taillé pour l’international. La palme revient à Gwen, dont les œillades destinées à attendrir ses parents dérideront les spectateurs les plus circonspects.

À l’image, tout est presque trop impeccable, animé avec délicatesse, mis en scène avec élégance, éclairé avec soin. Rien ne dépasse, sauf, heureusement, les quelques plumes sur la tête de nos héros. Leurs défauts et leurs maladresses donnent de l’épaisseur à cette histoire de famille qui voyage pour se réinventer. Quitte à y laisser quelques plumes.

• Non ! * Pourquoi pas ** Bon film *** Très bon film **** Chef-d’œuvre

05/12/2023

OÙ SONT LES HOMMES DE BONNE VOLONTE

OÙ SONT LES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ ?

« Au même instant, il se joignit à l’ange une troupe de l’armée céleste, louant Dieu, et disant : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.  »


Cette année, qui n’aimerait voir devenir réalité cette louange à Dieu, telle que la rapporte saint Jérôme dans sa traduction des Évangiles ? Une attente que vienne la paix d’autant plus pressante que l’idée même de “paix dans le monde” n’a cessé de reculer ces derniers mois. Et s’est même éloignée de cet îlot si privilégié depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale qu’est le monde occidental.

« Paix aux hommes de bonne volonté », voilà le message fondamental de Noël. Un message où « homme » doit bien sûr être considéré comme un substitut du mot « humanité ». Et qui, selon l’Évangile de Luc (le seul à raconter en détail la naissance de Jésus), n’est exprimé ni par la Sainte Famille, ni par Dieu lui-même, mais par ces indéfinissables êtres dont raffole la tradition orientale : des anges.

« Paix aux hommes de bonne volonté » : chaque année, tous les chefs des religions chrétiennes le rappellent à Noël, même s’ils se résignent à l’exprimer comme un souhait, et non comme le constat d’une réalité.

« Paix aux hommes de bonne volonté  » est aussi le message que chacun peut adresser à ses proches, à Noël. Car si ceux qui sont à la base ne le portent pas, pourquoi les chefs qui nous gouvernent le feraient-ils leur ?

Dans la traduction latine venant de saint Jérôme (347- 420), cette invite prononcée par les anges ne vise qu’une partie de l’humanité : celle des hommes de bonne volonté. Eux seuls peuvent espérer la paix. Pas les autres. Or, là où sévit la guerre, n’y a-t-il pas, notamment à certains niveaux de pouvoir, carence d’hommes de bonne volonté ? Où sont-ils aujourd’hui ceux qui, selon les définitions des dictionnaires, ont « le désir de bien faire » ? “Bien faire” non juste pour leur camp, mais dans l’intérêt de toutes et tous.

L’actualité démontre que ce n’est pas ce désir là qui motive bon nombre de prises de décisions dans les hautes sphères de nos sociétés, ou dans ces faits de la vie de tous les jours dont les récits nous atterrent.

Derrière tous ces drames, aucune bonne volonté. Or, sans bonne volonté, pas de paix. Quoique...

Les Évangiles ayant été l’objet de multiples traductions, toutes n’utilisent pas la même formule que saint Jérôme. Le Gloria que les fidèles récitent lors de l’eucharistie catholique reprend ainsi une traduction que l’on retrouve dans de nombreuses Bibles : « Paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ». Une version inversée par rapport à celle de saint Jérôme, où les hommes n’ont pas besoin d’être de bonne volonté pour être aimés de Dieu. Mais où Celui-ci n’accorde sa paix qu’aux hommes qu’Il aime. Et pas aux autres. Choisira-t-Il ceux qui sont de bonne volonté ? Certains seront peut-être déçus...

Et puis, il y a ces traductions qui reformulent la parole des anges avec nuance, en leur faisant dire : « Paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » Une toute petite virgule, mais qui change tout !

Un élément de ponctuation grâce auquel la paix est accordée à tous les hommes, tandis que Dieu les aime tous. C’est cette version qui figure dans la nouvelle édition du missel romain, parue en 2021. Mais il faut bien reconnaître que, alors que la virgule apporte plus qu’une nuance, peu de monde semble y avoir accordé attention ...

Alors, la quête aux hommes de bonne volonté n’aurait-elle plus lieu d’être ? Que du contraire. Aujourd’hui, gagner la paix est vraiment l’affaire de tous et toutes, quelle que soit sa volonté personnelle.

Joyeux Noël ! Et surtout, paix sur terre !

Frédéric ANTOINE, Rédacteur en chef du magazine L’appel

BONUS... https://magazine-appel.be/IMG/pdf/2--44.pdf