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28/11/2023

UNE AILE LIBERALE EST-ELLE POSSIBLE DANS LE CATHOLICISME ?

Publié le par Garrigues et Sentiers

Parler de tendance libérale dans l’ensemble catholique, c’est évoquer une interprétation revisitée des doctrines. Autrement dit, c’est admettre une possible évolution quant à la compréhension des textes, en tenant compte des contextes culturels. Quitte à parvenir à des conclusions déchirantes sur ce que l’on croyait savoir jusqu’alors ! Joseph Turmel (1859-1943), un prêtre du diocèse de Rennes qui fut excommunié, écrivait : « Est-ce ma faute si exposer la variation des croyances, c’est faire la guerre à l’Église » ? (1)

C’est l’avènement de la conscience moderne, fondée sur une démarche critique, qui a permis l’émergence d’une pensée libérale. Les écritures bibliques ont beau être appelées la parole de Dieu, elles ont été formulées par des humains dans le langage de leur époque. Cette évolution de la conscience s’est beaucoup accrue avec la science moderne, l’affirmation de la raison et du Je dans la philosophie, l’Encyclopédie du XVIIIe siècle… pour en citer quelques causes.

Il existe de nos jours des libéralismes juif, protestant et musulman. L’esprit libéral va de pair avec la diversité des opinions. Cette pensée se nourrit aussi du meilleur de la culture moderne qui a vu les femmes sortir au XXe siècle d’un statut social mineur et accéder à des fonctions exercées jusque-là par les hommes. Il y a aujourd’hui des femmes rabbines, pasteures, imames. À l’inverse, la voie libérale a du mal à être admise dans le catholicisme. Il est de notoriété publique par exemple que le responsable des pages religieuses de La Croix et le rédacteur en chef de La Vie refusent de publier des tribunes ou des recensions de livres théologiques de tendance libérale. 

La tradition catholique s’est figée au XVIe siècle, avec la Réforme protestante et la mise en place de la Contre-réforme. Y ont été réaffirmées la place verticale du pape et des évêques, la formation de prêtres ordonnés au culte. Jusqu’au XXe siècle, l’Église catholique a eu du mal à accepter l’esprit des Lumières, la démocratie politique, le développement de la science. Au milieu du XIXe siècle, le pape Pie IX condamnait encore en 1864 dans l’encyclique Quanta Cura et son catalogue, le Syllabus, le rationalisme, l’autonomie de la société civile et la liberté de penser. Plus près de nous, au début du XXe siècle, la crise moderniste a révélé le blocage catholique à l’encontre d’historiens, de biblistes, de philosophes, d’hommes de science, qui œuvraient à faire entrer l’Église dans la modernité, pour y actualiser l’Évangile. Les responsables romains de l’époque ont condamné ces chercheurs libéraux (2).

En cette troisième décennie du XXIe siècle, les catholiques seraient-ils prêts à accepter une aile libérale, comme cela existe dans la communion anglicane et le monde protestant ? Des chercheurs se sont engagés, depuis plus d’un siècle, dans des études novatrices. Je cite les plus connus : Pierre Teilhard de Chardin, Marcel Légaut, Eugen Drewermann, Bruno Mori, pour les catholiques. Dietrich Bonhoeffer, Paul Tillich, Albert Schweitzer, John Shelby Spong pour les protestants et les anglicans. Leurs idées sont relayées par des mouvements comme les Réseaux du Parvis, Saint-Merry Hors-les-Murs, la Conférence catholique des baptisés francophones, une partie des lecteurs de Témoignage Chrétien, un certain nombre de théologiens, et bien d’autres dans de petits groupes ou dans une démarche individuelle. Alors que, pendant ce temps, la pratique dominicale, marqueur officiel de la vie catholique, se situe à 2 % au niveau national.

Le pontificat du pape François a suscité des espoirs de changement. On parle moins de l’hypertraditionnel catéchisme de Jean-Paul II (1992) ; la Curie romaine est un peu plus sous contrôle ; le Synode mondial des Églises va faire connaître ses conclusions à l’automne 2023 et 2024. Mais beaucoup d’attentes ne sont pas satisfaites. Pour une fois, les choses pourraient - elles aller dans la bonne direction ? Pour ce faire, que de changements en profondeur seraient à opérer !

Robert Ageneau

(1) Felix Sartiaux, Joseph Turmel, prêtre et historien des dogmes, Paris, Rieder, 1931, p. 27. 
(2) Jacques Musset, Sommes-nous sortis de la crise moderniste ?, Paris, Karthala, 2016.

Sources : http://protestantsdanslaville.org/gilles-castelnau-interre...
https://nsae.fr/2023/09/19/une-aile-liberale-est-elle-possible-dans-le-catholicisme/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-nsae_97

27/11/2023

UN TRIMESTRE EUROPEEN

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Un trimestre européen

Malgré la guerre en Ukraine, l’Europe continue bon gré mal gré à se construire et s’inventer.

Dérive au sein de l’exécutif européen

À quelques mois d’élections européennes où la question du maintien ou du remplacement d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne se posera, sa gestion de la crise entre Israël et les terroristes du Hamas est venue illustrer à nouveau un dysfonctionnement croissant au sein de la Commission. Selon les traités, le collège des commissaires européens est un collectif décidant… collectivement. Or, sous la houlette de l’actuelle présidente de l’exécutif européen, il ne reste plus grand-chose de la collégialité des origines. Ursula von der Leyen a pris l’habitude de traiter tous les sujets en bilatéral, avec chacun des vingt-six commissaires, quand elle ne les traite pas seule avec son cabinet. Son déplacement solitaire et improvisé à Jérusalem a nécessité une réunion d’urgence des chefs d’État et de gouvernement pour ramener « l’église au milieu du village ».

Autre faux pas bruxellois, celui du commissaire hongrois, Olivér Várhelyi, annonçant par un tweet la fin de l’aide européenne à la Palestine, sans consulter ni même avertir ses collègues. Épisode qui s’est conclu par un démenti moins de vingt-quatre heures plus tard.

Quand les troupes se rebellent…

Pour la première fois de mémoire d’eurocrate, plusieurs centaines de fonctionnaires européens, basés à Bruxelles ou dans des délégations à l’étranger, ont signé une lettre envoyée à la présidente de la Commission. Ils critiquent sévèrement son déplacement solitaire à Jérusalem, généralement perçu comme un soutien inconditionnel à Israël au nom de l’exécutif européen, voire de l’Europe : « À ce moment critique, nous nous serions attendus à ce que l’institution que vous représentez défende ses principes fondateurs, la paix, la justice et les droits de l’homme, et s’oppose fermement à leur violation. Nous aurions été fiers si l’Union européenne […], lauréate du Prix Nobel de la paix en 2012, avait appelé à la cessation immédiate des hostilités et de la violence aveugle contre les civils […] et utilisé tous les moyens diplomatiques à sa disposition pour engager un dialogue entre les parties en vue du retour en toute sécurité des otages israéliens et internationaux et de la levée du siège de Gaza. »

Habeck, Vice-Chancelier au-dessus de la mêlée

Dans le sillage des attaques terroristes du Hamas, l’Allemagne a connu une flambée d’actes antisémites. Et c’est Robert Habeck, leader des verts allemands, qui a prononcé le discours qu’on aurait attendu d’Olaf Scholz. Habeck ne s’est d’ailleurs pas exprimé en tant que ministre de l’Économie mais bien en tant que Vice-Chancelier, et a porté la condamnation de l’antisémitisme la plus forte et la plus claire de toute la classe politique allemande.

Le prix de la fée électricité

Après l’envolée des factures des particuliers en 2022, les vingt-sept États membres ont enfin trouvé un compromis sur une réforme du marché européen de l’électricité.

Cette réforme devrait faire baisser les factures des ménages et des entreprises, grâce à des contrats de long terme, permettant de lisser l’impact de la volatilité des cours. Le texte rend obligatoire le recours à des « contrats pour la différence » pour tout soutien public à une production d’électricité décarbonée. Si le cours du marché de l’électricité est supérieur au prix fixé, le producteur d’électricité doit reverser les revenus supplémentaires engrangés à l’État, qui peut les redistribuer aux consommateurs et industriels. Si le cours est en deçà, l’État lui verse une compensation.

Reste à obtenir l’accord du Parlement européen, qui aura notamment à apprécier la « prise de guerre » de Paris dans ce dossier : en effet, le mécanisme négocié bénéficiera aussi aux centrales nucléaires françaises, présentes et futures…

Encore et toujours… le nerf de la guerre

L’argent viendrait-il à manquer à Bruxelles ? Pour rappel, le budget de l’Union pour la période 2021-2027 a été négocié en d’autres temps. Certes, en pleine pandémie, mais bien avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie et le soutien massif (militaire, humanitaire, financier) des Européens à Kiev. Préalablement aussi à la crise énergétique et au retour de l’inflation. Du coup, les marges destinées aux imprévus sont déjà épuisées à mi-parcours. D’où la demande portée par la Commission européenne d’une rallonge conséquente de 100 milliards !

Or, 70 % des recettes de l’UE proviennent des budgets des États membres. C’est peu dire que la « facture » présentée par Ursula von der Leyen a été fraîchement accueillie par les capitales européennes ! Surtout que nombre d’États membres se débattent déjà avec leurs propres dettes et déficits. Déficits qui font d’ailleurs l’objet d’une surveillance particulière de la part de… la Commission européenne, contrainte aujourd’hui à son tour de quémander des sous.

Henri Lastenouse Henri Lastenouse_edited.jpgsecrétaire général de Sauvons l'Europe.

21/11/2023

PROCHE-ORIENT-FRANCE -UNE VEILLEE DE RECUEILLEMENT ET D'APAISEMENT

PROCHE-ORIENT - FRANCE

UNE VEILLEE DE RECUEILLEMENT ET D’APAISEMENT

A l’initiative d’anciens étudiants d’Emouna (L’Amphi des Religions -Sciences-Po), des militants du dialogue interconvictionnel ou interreligieux appellent les citoyens de ce pays à se réunir pour Une veillée spirituelle
Jeudi 30 novembre 2023 au Forum104

à partir de 18h30
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Cette initiative citoyenne rassemblera autour de textes poétiques, de pièces musicales et de moments de silence, des personnes de toutes confessions et de toutes convictions, juives, chrétiennes, musulmanes, bouddhistes, athées ou agnostiques. Ensemble, par notre simple présence et dans un esprit de compassion, nous partagerons notre douleur face à l’horreur et face à toutes les souffrances en Israël, à Gaza et dans le reste des Territoires palestiniens : otages retenus par le Hamas, populations civiles victimes des actions terroristes et de la guerre, enfants meurtris par la violence, familles endeuillées ou vivant dans l’angoisse...
Ensemble, nous porterons dans nos cœurs notre humanité blessée au plus profond. Nous manifesterons notre volonté de rester des femmes et des hommes pétris d’humanité et de ne pas nous laisser emporter par le déferlement de haine et de violence qui nous atteint aujourd’hui, ici et là-bas.
Ensemble, nous pleurerons avec celles et ceux qui pleurent - car nos larmes ont la même
couleur - et nous entrerons dans une démarche commune pour faire grandir en nous et
autour de nous un esprit de paix et de fraternité.
Ensemble, nous manifesterons notre désir de bâtir un monde plus juste et plus humain, où
chacun puisse exister librement et en sécurité, en n’oubliant jamais qu’au-delà de toutes nos
appartenances et de toutes nos convictions, nous formons une seule et même famille
humaine.
Premières associations signataires :

La Coordination interconvictionnelle du Grand Paris (CINPA), Forum104,
l'Amitié judéo-musulmane de France-Paris (AJMF),  l'Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), Efesia qui porte le mouvement « Ensemble avec Marie », Agir pour la fraternité (Paris 15), le Groupe interreligieux pour la paix des Yvelines (GIP 78), Focolari, Coexister, Hermeneo et Religions pour la Paix (CMRP-France).
Contacts presse :
Céline Cohen - veillee30novembre@outloook.fr (Emouna)
Nawel Hmoudi- Bahraoui - 06 16 98 33 66 (Emouna)
Laurent Grzybowski - 06 83 04 81 31 (Cinpa - Agir pour la fraternité)
Christine Taïeb - 06 76 49 66 41 (AJMF-Paris)

13/11/2023

HOMO VIATOR 7 - LES CHEVALIERS ET DAMES DU SAINT SEPULCRE

GARRIGUES ET SENTIERS / 

A MEDITER 

Homo Viator 7. Les Chevaliers et Dames du Saint-Sépulcre

Publié le par Garrigues et Sentiers

Il a fallu un malentendu avec un camping pour que nous passions la nuit dans un château du XIIIe siècle, qui a accueilli Charles VII, Charles IX, Henri III, un vrai château avec ses murailles, ses donjons, ses sombres cachots et une chapelle souterraine. Dans celle-ci, à l'autel nous lisons les prières des Chevaliers du Saint-Sépulcre contemporains de la première Croisade.

Je discerne les ombres des chevaliers s'agenouillant pour consacrer leurs épées avant de partir en Terre Sainte défendre le tombeau du Christ, mais leurs prières me touchent, elles expriment une utopie, celle d'un royaume chrétien universaliste, un bercail pour un même troupeau conduit par un seul berger et l'amour des ennemis ! Nous savons que les Croisades ont couvert une période de guerres entre deux mondes, le monde chrétien et le monde musulman, en sommes-nous sortis ? Le lendemain nous quittons ce lieu à regret, il me semble que les Chevaliers voulaient me parler, me dire quelque chose, à moins que ce ne soient les Dames du Saint-Sépulcre, plus effacées encore que la gente masculine, mais je n'entends que le vent qui souffle et je suis trop accaparée par le moment présent : les pentes raides et mon vélo chargé exigent toute mon attention.

Prière propre de l'Ordre

Seigneur par les cinq plaies que nous portons sur nos insignes nous te prions.

Donne-nous la force d'aimer tous les êtres du monde que ton père a créé et encore plus que les nôtres nos ennemis.

Délivre notre esprit et notre cœur du péché, de la partialité, de l'égoïsme et de la lâcheté pour que nous soyons dignes de ton sacrifice. Fais descendre sur nous chevaliers et dames du Saint Sépulcre ton Esprit afin qu'il fasse de nous des ambassadeurs convaincus et sincères de paix et d'amour pour nos frères et en particulier parmi ceux qui pensent ne pas croire en toi.

Donne-nous la foi pour affronter toutes les souffrances de la vie quotidienne et pour mériter un jour de parvenir humblement mais sans crainte devant toi.

À Notre Dame de Terre Sainte
Ancienne prière de la lieutenance pour la France.

Ô Marie reine de Terre Sainte protégez ce pays qui fut vôtre.

Protégez ceux qui l'habitent, spécialement ceux qui croient en votre fils. Chez eux, celui-ci souffrit sa passion, fut mis au tombeau et ressuscité ouvrant les portes du Salut.

Aidez- les à retrouver la paix et la concorde dans la justice, la fraternité et la générosité conformément à nos promesses.

Que sous la conduite de votre fils, l'unique pasteur, nous formions tous ensemble un seul troupeau en marche vers l'unique bercail.

Christiane Giraud-Barra

L'ÉGLISE DE FRANCE ÉTAIT REPRÉSENTÉE À LA MARCHE CIVIQUE CONTRE L'ANTISÉMITISME

L'Église de France était représentée à la marche civique contre l'antisémitisme

105.000 personnes ont participé ce dimanche 12 novembre à la marche civique contre l’antisémitisme organisée par les parlementaires français à Paris. Le cortège s’est élancé des Invalides, près de l’Assemblée, pour rejoindre le Sénat. D’autres marches ont eu lieu partout en France, où plusieurs évêques catholiques se sont rendus, affirme père Christophe Le Sourt, chargé des relations avec le judaïsme au sein de l’épiscopat français.

Cette marche lancée mardi 7 novembre à l’instigation des présidents français du Sénat et de l’Assemblée est présentée comme une réaction à la hausse des actes antisémites en France depuis le massacre perpétré en Israël par l’organisation terroriste du Hamas.

Selon le ministère de l'Intérieur, «près de 1 160 faits antisémites ont été enregistrés en France en quatre semaines, soit trois fois plus qu'au cours de toute l'année 2022». Le président français Emmanuel Macron a annoncé la veille du rassemblement parisien qu’il ne s’y rendrait pas, mais qu’il serait présent «par la pensée».

Le père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, et le père Christophe Le Sourt, directeur national pour les relations avec le judaïsme au sein de l’épiscopat, y ont pris part, entre autres responsables religieux.

Dialogue et mise à distance de l'instrumentalisation

Loin de toute instrumentalisation, le père Le Sourt estime qu’il est important pour la communauté juive, «nos frères aînés dans la foi», de voir des élus, responsables du Parlement, être à l’initiative. «Ils souffrent très souvent d'une sorte d'indifférence et ont le sentiment que ce sont eux qui organisent ce type d'événements». Le prêtre français en charge des relations avec le judaïsme évoque le rôle particulier des catholiques de «dialogue et mise à distance de l’instrumentalisation» pour être «d’authentiques artisans de paix». À commencer par soi-même. Le 1er juin dernier, le Service national des relations avec les juifs de la Conférence des évêques de France (CEF) publiait l’ouvrage: «Déconstruire l’Antijudaïsme chrétien», préfacé par le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Être artisans de paix en France

«Ce n'est pas le temps des longs discours, mais des gestes fraternels et de se donner le moyen d'être ensemble pour poser des gestes symboliques qui signifient que nous voulons la paix», assure le père Le Sourt, ajoutant: «Si l’on souhaite la paix là-bas, il faut que nous puissions être ici des artisans de paix. C'est être artisan de paix que de lutter contre toute forme d'antisémitisme, que l'on participe ou non à cette manifestation.»

L’épiscopat français réclame avec toute la communauté internationale, la libération des otages, invite à lutter très fermement contre toute forme d'antisémitisme, à constituer des couloirs humanitaires à Gaza et à rester vigilant pour que ne soit pas posés des actes antimusulmans. La France compte les communautés juive et musulmane les plus importantes d'Europe.

Vatican News / JOURNAL DE DENIS CHAUTARD

06/11/2023

MESSE TELEVISEE A BUSSY SAINT GEORGES - LE JOUR DU SEIGNEUR

Logo Le Jour du Seigneur

 

Messe télévisée Le Jour du Seigneur – Notre Dame du Val à Bussy St Georges
Dimanche 12 novembre à 11h sur France 2
La messe sera présidée par Dominique FONTAINE, prêtre de la Mission de France, Dominique Fontaine - Livres, Biographie, Extraits et Photos ...
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 c'est Frédéric OZANNE, prêtre de la Mission de France,  qui fera l'homélie.
Frédéric Ozanne - Directeur - Coopérative agricole de Boisseaux | LinkedIn
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Dominique Fontaine sera interviewé avec des membres des autres religions de l'Esplanade des Religions et des Cultures à partir de leur action pour la paix en ce temps de guerre au Proche Orient.

05/11/2023

GROUPE D'AMITIE ISLAMO-CHRETIENNE - GAIC -

   GROUPE D'AMITIE ISLAMO-CHRETIENNE

INVITATION - pour une meilleure lecture cliquez sur l'invitation

SERIC 2023 / L'hospitalité, rencontre chrétiens - musulmans, le 18 novembre 2023, PARIS 11ème

 

04/11/2023

UN AUMONIER DE PRISON A L'ECOUTE DES DETENUS, PIERRICK LEMAÎTRE,PRÊTRE DE LA MISSION DE FRANCE

Un aumônier de prison à l'écoute des détenus
Publié dans la revue Vocations N°217 - octobre-décembre 2023
 
Avec les autres aumôniers, Pierrick Lemaître, prêtre de la Mission de France, visite les détenus et prépare aux sacrements (eucharistie, baptême, confirmation).
Sophie Mattei, rédactrice en chef adjointe du magazine Vocations l'a interviewé sur sa mission en prison.

... Lire l'interview

02/11/2023

ET LA MONTAGNE ACCOUCHA D'UNE ...

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Publié le 

Il est vrai que le Vatican est une colline et non une montagne, mais quand même. Le synode « sur la synodalité », qui, chemin faisant, a fini par s’énoncer « pour l’avenir de l’Église », vient d’achever sa première session. On recommence dans un an à « se parler dans l’Esprit » afin de proposer des pistes pour l’avenir, pistes qu’il appartiendra au pape de valider ou pas dans les mois qui suivront, les conclusions finales n’étant en aucune façon impératives. En effet, l’« Esprit », toujours invoqué, pourrait indiquer au pape d’autres voies. Je laisse aux théologiens dogmatiques nous expliquer cette sorte de quadrature du cercle qui fait que l’Esprit souffle de façon plus autorisée sur un seul front, celui du pape, que sur celui de quelques centaines de baptisés, évêques, prêtres, religieux et religieuses et laïcs, hommes et femmes.

Mais, avant même d’attendre que tombe des cieux la parole pontificale, force est de constater que les premières conclusions de ce premier tour de synode sont d’une prudence qui confine à l’insignifiance. Outre les silences plus qu’éloquents sur l’inclusion des personnes LGBT, une phrase qui ne coûte rien sur l’implication théologique et spirituelle que pourrait avoir l’abrogation de l’obligation du célibat pour les prêtres et, sommet de tartuferie, sur les femmes et leur éventuelle accession au diaconat, cette simple proposition : « Poursuivre la recherche théologique et pastorale sur l’accès des femmes au diaconat. » Ces quelques mots ont déjà soulevé le plus grand nombre de votes négatifs, au nom de la Tradition. Cette idole dressée sur le piédestal de sa majuscule cache surtout les frilosités et les paresses intellectuelles de ceux qui ne veulent rien voir, rien entendre, rien changer, et pour qui, au fond, les femmes sont, pour l’éternité, les assistantes de la masculinité.

Comment ne pas être en colère devant tant de bêtise et d’obscurantisme ? Comment ne pas éprouver de honte à voir cette Église oser afficher cette arrogance et demander en même temps à être entendue sur les sujets de l’accueil des pauvres, de la lutte contre les inégalités, sans même voir que les femmes sont les métèques de l’Église, des sous-citoyennes sans droit… Mais bon, pour n’insulter ni l’avenir, ni l’espérance, attendons encore jusqu’à l’année prochaine.

Christine Pédotti