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17/10/2019

LA MISE EN VENTE DE L'ABBAYE DE PONTIGNY INQUIETE LES ASSOCIATIONS LOCALES

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La menace plane depuis 2006. Le président de la région Bourgogne Franche-Comté de l’époque, François Patriat, avait estimé qu’il n’avait pas les moyens de mener à bien la mise en valeur du domaine de l’abbaye de Pontigny (Yonne), acquis en 2003 sous le mandat de son prédécesseur, Jean-Pierre Soisson.

Or, la vente a finalement été interrompue in extremis par l’association des Amis de Pontigny qui aurait révélé, selon son actuelle présidente Micheline Durand, des soupçons de blanchiment d’argent pesant sur l’acheteur potentiel qui voulait y ouvrir un hôtel de luxe.

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05/09/2019

A LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE ET AUX AMIS EN LIEN

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C’est avec tristesse que nous avons appris le décès du Cardinal Etchegaray survenu le 4 septembre 2019.

Cette nouvelle affecte particulièrement ceux qui ont été ordonnés par lui, qui ont travaillé avec lui et qui ont continué à entretenir des liens affectueux et privilégiés avec lui.

Celui que nous appelions affectueusement « Le Ché » a été Prélat de la Mission de France de 1975 à 1982. Il fut l’artisan, à Lourdes (avec le comité épiscopal de l’époque) d’un débat qui avait abouti aux orientations données à la Mission de France par la Conférences des évêques en 1980 (LAC n° 85). Elles restent pertinentes aujourd’hui, à l’heure du chantier canonique de la Prélature et du lien organique qui doit demeurer avec la conférence des évêques.

Roger Etchegaray a toujours gardé avec la Mission de France des liens affectueux et chaleureux mais aussi « familiaux », avec un frère, Jean, qui était prêtre de la Mission de France, sur le Plateaux de Millevaches en Limousin.

Depuis Rome il se tenait informé de la vie de la Mission de France et ne manquait jamais de manifester son soutien spirituel aux initiatives et aux projets en France et à l’international notamment au moment de la création de la Communauté Mission de France. A l’occasion de Pentecôte 90 il nous partageait avec enthousiasme la conviction que « C’est le beau temps pour la Mission ! » mais aimait aussi rappeler que « l’on n’a jamais fini d’apprendre à être missionnaire ! ».

En 2014 lorsque l’équipe épiscopale s’était rendu à Rome, malgré la fatigue du grand âge son soutien enthousiaste à la Mission de France demeurait inébranlable. Il nous avait dit : « La Mission ça vaut le coup. Tenez bon ! »

Nous nous associons à tous ceux qui rendent grâce pour la vie de ce fidèle et grand serviteur de l’Eglise. Avec sa joie contagieuse, il a su manifester, par sa vie, comme il le disait lui-même « la sollicitude du Christ pour la justice, la paix, le développement intégral et solidaire de tous les hommes et de tous les peuples » (LAC n° 144).

Ses obsèques auront lieu lundi 9 septembre 2019 à 10h30 en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.

En attendant la notice biographique plus complète.

Henri Védrine

Vicaire général

31/08/2019

COMMENT VIVRE SA FOI EN ILE DE FRANCE

PARCOURS THEOLOGIQUE DE LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE

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Un parcours théologique pour mieux comprendre et engager la mission de l’Église dans notre société en mutation.

L’objectif de ce Parcours Fondamental est de permettre à chaque participant de prendre le recul nécessaire pour mieux saisir les enjeux de la mission de l’Église aujourd’hui et ainsi de mieux y prendre sa part.

Pour ce faire, une méthode est mise en place dans les premiers rendez-vous et un détour est proposé. Il vise à identifier comment, à des moments clés de l’histoire, l’Église a su réinterpréter le mystère chrétien pour le penser et en rendre compte dans une nouveauté culturelle, philosophique, géographique… C’est le travail de la première année.

Clic sur photo pour plus de détails et éventuelle inscription

L'ONDE ETAIT TRANSPARENTE AINSI QU'AUX PLUS BEAUX JOURS - ARNAUD FAVART - VICAIRE GENERAL MISSION DE FRANCE

favart.JPGIN VITRO VERITAS

« L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours. »

En un vers champêtre, La Fontaine nous campe l’environnement paisible et insouciant du héron au long bec emmanché d’un long cou. Le héron aperçoit visiblement carpes et brochets, mais la vérité de son estomac n’est pas en phase avec le menu de l’instant. La surface de l’eau hésite entre transparence sous-marine et effet de miroir.

Quand je regarde, je me regarde aussi.

L’écran est omniprésent dans l’ordinaire des jours, que ce soit dans le travail, les relations, les déplacements ou le débat public. Pour autant, est-il crédible que l’onde digitale soit transparente de vérité comme aux plus beaux jours ? De chaque côté de la vitre, émetteurs et récepteurs, informateurs et informés peuvent-ils prétendre à des échanges transparents ?

Autant la limpidité est nécessaire, autant l’exigence de pureté est suspecte. L’histoire a montré combien cette requête recelait bien des vices cachés.

Lors d’une conférence sur le rapport entre justice et vérité des faits, un journaliste a glissé subtilement sur les liens entre la presse et les intérêts économiques de quelques groupes bien en vue. Même s’il n’est passionné que par le ballon ovale, le lecteur du quotidien L’EQUIPE sait qu’il achètera le tiers de ses pages sur les vicissitudes du PSG, dont l’intérêt sportif est bien médiocre en regard des investissements financiers du Qatar. Quelle justesse d’information attend le lecteur d’un magazine people ? Gageons qu’il attend plus probablement une mise en scène de l’information, une mise en récit de sa dramaturgie, qu’un travail de recul et de hiérarchisation qu’il n’est pas d’emblée venu chercher.

La place prise par les réseaux sociaux nous révèle tout à la fois la déconstruction du contrat social et sa recomposition dans des figures moins verticales, moins hiérarchiques et quelque peu liquides. Nos sociétés n’ont plus confiance les théories tombées du ciel, dans les systèmes descendants et dépendants. Elles préfèrent des propositions ondulantes, adaptables au gré du vent de l’histoire. Reconnaissons combien nous sommes démunis et manipulables face à la surenchère d’informations pléthoriques saturant notre écoute. Dès lors, les pratiques collaboratives sont la meilleure voie pour assumer le risque de perception non-transparente de la vérité. Des pratiques collaboratives capables de mettre au centre la parole des pauvres et la justice envers les plus vulnérables.

 Arnaud Favart

Vicaire général de la Mission de France

 

20/06/2019

DE MARIE-MADELEINE A PHILEMON - ARNAUD FAVART vicaire général Mission de France

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De Marie-Madeleine à Philémon

Adrien Candiard a reçu le prix de la liberté intérieure, décerné par Le Jour du Seigneur. Qu’a donc fait ce dominicain pour mériter une telle distinction ? Il a écrit un livre sur Philémon. De toutes les lettres de Paul, c’est la plus courte mais aussi la plus personnelle. Elle nous plonge dans la fraîcheur des temps apostoliques d’une maisonnée d’Eglise de Phrygie. Des chrétiens se rassemblent, prient, partagent joie et consolation, communient dans la foi, accomplissent le bien pour la cause du Christ. Ça fleure bon la vie d’équipe, la cellule fraternelle d’Eglise.
Paul écrit de sa prison. L’estime qu’il porte à Philémon et à l’Eglise qui se rassemble dans sa maison est manifeste. Les femmes et hommes qu’il cite sont reconnus comme coopérateurs de la cause du Christ et de l’Evangile. Le compagnonnage de captivité ne laisse pas indifférents les codétenus. Esclave en fuite, précisément de Philémon, Onésime embrasse la foi. Avec toute l’autorité et l’impétuosité dont il est coutumier, on attendrait que Paul se prononce sur la libération des esclaves, qu’il ordonne à son ami Philémon d’affranchir Onésime et lui enjoigne de pardonner. Nous ne lisons rien de tout cela.
« Aussi bien que j’aie en Christ toute liberté de prescrire ton devoir, c’est au nom de l’amour que je t’adresse une requête. » Aucun propos surplombant ni moralisant. Ce n’est même pas au nom du Christ qu’il lui fait cette requête, mais au nom de l’amour. Paul, l’ancien pharisien, a appris à ne pas forcer la conscience. Il sait à quel asservissement peut conduire la sacralisation de la loi. Instruit par l’expérience de sa détention et par le Christ, Paul renvoie Philémon à sa liberté : « Reçois-le comme un frère ! »
Lors de l’assemblée générale 2017, nous avions entendu avec Marie Madeleine « Va trouver mes frères ». Pressés de vivre la foi chrétienne dans le monde tel qu’il va, entendons avec Philémon l’appel à recevoir l’autre comme frère ou comme soeur, quelles que soient son histoire, sa condition, ses opinions, et ce dans l’exercice même de notre liberté.

Arnaud Favart, Vicaire Général

05/06/2019

PENTECÔTE

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L'année dernière. .
Mais toujours d'actualité ! 

HOMÉLIE DE LA PENTECÔTE
Par Jean-Marie PLOUX, prêtre de la Mission de France

Avec cette fête de Pentecôte se termine ce que l'on pourrait appeler le cycle de la Résurrection évoqué par les thèmes du réveil ou du relèvement d'entre les morts, de l'ascension dans la Nuée, et de l'envoi de l'Esprit : tout cela forme un tout.
Ce ne sont pas des événements successifs, mais les facettes d'une seule et même réalité : sans l'Esprit, après la mort de Jésus, les disciples seraient revenus à leur vie d'avant la rencontre de Jésus, ils se seraient dispersés ou seraient restés enfermés dans leur désespoir, et sans l'Esprit ils ne seraient pas partis sur les routes de l'Empire romain pour annoncer le Christ.

L'Esprit de Dieu est déroutant. Au sens premier du mot : il fait changer de route, il conduit où il veut c'est pourquoi Jean dit : " Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit." Jn 3.8 C'est-à-dire que le chemin de celui qui marche avec l'Esprit n'est pas programmé d'avance, il demande une essentielle disponibilité. Jour après jour.

Et cela vaut d'abord de Jésus lors du baptême reçu de Jean sur le bord du Jourdain. Venu de Nazareth comme tous les autres pèlerins, il est saisi par l'Esprit de Dieu et il repart sur un autre chemin, en fait il prend la route et c'est le début de sa mission.

Cela vaut des disciples enfermés dans leur pièce pour prier et poussés dehors au milieu de la foule, nous venons de l'entendre dans le récit de Luc.

Cela vaut de chacune et chacun de nous. L'Esprit a été donné aux premières communautés chrétiennes pour être le corps du Christ au creux de l'humanité et de son histoire, pour être son âme : un principe de mouvement. Et chaque fois qu'elle a été infidèle à l'Esprit, l'Eglise s'est refermée sur elle-même, sclérosée. L'Esprit est ouverture sur le monde, sur les autres, sur Dieu-même.

Cependant, comme l'a dit Jean Paul II si : « L’Esprit se manifeste d’une manière particulière dans l’Église et dans ses membres; sa présence et son action sont universelles, sans limites d’espace ou de temps. […] La présence et l’activité de l’Esprit ne concernent pas seulement les individus, mais la société et l’histoire, les peuples, les cultures, les religions. » (R.M. § 28.)

Ainsi l'Esprit n'est pas la propriété de l’Église, il n'est d'ailleurs la propriété de personne. C'est l'Esprit de Dieu et Dieu le donne à tout être humain sans condition, de façon désintéressée comme son amour, dans le seul souci que tous ensemble veillent sur la dignité, la liberté, la créativité de chacune et chacun quel qu'il soit.

Les êtres humains peuvent être sourds à l'Esprit, bafouer l'Esprit de Dieu, tenter de l'étouffer : cela s'appelle le totalitarisme, le terrorisme, le viol sous toutes leurs formes. Mais l'Esprit de Dieu trouvera toujours les voix de la Résistance auprès de croyants ou de non croyants qui y seront sensibles : une fois encore ce n'est pas une question d'appartenance religieuse ou non. Il y aura toujours des hommes et des femmes, des enfants parfois qui se lèveront et diront : non ! Non à ce qui déshumanise, non à l'intolérable et à l'inhumain.

En ce jour de Pentecôte on peut bien se permettre un peu de poésie : représentons-nous l'immensité des galaxies avec leurs milliards d'étoiles et de planètes, au milieu d'elles ou à la périphérie, une poussière : la Terre ! Et pensons au temps : si l'on rapporte l'histoire de l'Univers à une année, celle de l'humanité durerait quelques secondes. Peut-être y a-t-il ailleurs quelque chose comme la vie ou l'intelligence. Tant mieux, mais cela n'enlève rien à cette stupéfiante apparition de l'homme au milieu du chaos sidéral, des tragédies de son histoire et des merveilles dont il est capable. Ce serait comme une fleur unique au milieu de toutes les autres, - la rose du Petit Prince -, une fleur douée de liberté et capable d'amour et Dieu se serait alors attaché à elle non seulement pour qu'elle survive mais pour qu'elle vive et ne disparaisse pas victime de ses propres excès. Pour cela il lui donne son Esprit qui veille sur elle en dépit de tout. Comme je viens de le dire, les hommes ont le redoutable pouvoir de se fermer à l'Esprit, de s'enfermer sur eux-mêmes, ce que l'évangile appelle le péché contre l'Esprit. Mais le don de Dieu est sans retour, son amour indéfectible. C'est pourquoi il ne faut jamais désespérer des hommes non pas à cause des hommes eux-mêmes mais à cause de Dieu. Cà et là je lis des phrases comme celle-ci : je crois en l'homme.

Il faut vraiment un optimisme aveugle sur l'histoire humaine et sur l'humanité pour croire en l'homme ! Je ne pense pas non plus que Dieu puisse croire en l'homme. Comme nous l'avons chanté au début de cette eucharistie : Il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que nous sommes poussières… Mais il fait plus que croire en nous, il met à nos côtés et en nous-mêmes son Esprit pour que nous ne défaillions pas et ne disparaissions pas complètement. Paul dira : là où est l'Esprit de Dieu, là est la liberté. (2 Co 3, 17)

La foi chrétienne dit davantage : par le Christ, Dieu s'est engagé dans la chair des hommes et dans leur histoire. À cause de cela, oui, nous pouvons croire en l'homme et penser qu'en dépit de tout Dieu nous accompagnera jusqu'au bout.

Cela vaut de chacune et chacun de nous. L'Esprit a été donné aux premières communautés chrétiennes pour être le corps du Christ au creux de l'humanité et de son histoire, pour être son âme : un principe de mouvement. Et chaque fois qu'elle a été infidèle à l'Esprit, l’Église s'est refermée sur elle-même, sclérosée. L'Esprit est ouverture sur le monde, sur les autres, sur Dieu-même.

25/05/2019

EDITO - IN VITRO VERITAS - ARNAUD FAVARD VICAIRE GENERAL DE LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE

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IN VITRO VERITAS

« L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours. »

En un vers champêtre, La Fontaine nous campe l’environnement paisible et insouciant du héron au long bec emmanché d’un long cou. Le héron aperçoit visiblement carpes et brochets, mais la vérité de son estomac n’est pas en phase avec le menu de l’instant. La surface de l’eau hésite entre transparence sous-marine et effet de miroir.

Quand je regarde, je me regarde aussi.

L’écran est omniprésent dans l’ordinaire des jours, que ce soit dans le travail, les relations, les déplacements ou le débat public. Pour autant, est-il crédible que l’onde digitale soit transparente de vérité comme aux plus beaux jours ? De chaque côté de la vitre, émetteurs et récepteurs, informateurs et informés peuvent-ils prétendre à des échanges transparents ?

Autant la limpidité est nécessaire, autant l’exigence de pureté est suspecte. L’histoire a montré combien cette requête recelait bien des vices cachés.

Lors d’une conférence sur le rapport entre justice et vérité des faits, un journaliste a glissé subtilement sur les liens entre la presse et les intérêts économiques de quelques groupes bien en vue. Même s’il n’est passionné que par le ballon ovale, le lecteur du quotidien L’EQUIPE sait qu’il achètera le tiers de ses pages sur les vicissitudes du PSG, dont l’intérêt sportif est bien médiocre en regard des investissements financiers du Qatar. Quelle justesse d’information attend le lecteur d’un magazine people ? Gageons qu’il attend plus probablement une mise en scène de l’information, une mise en récit de sa dramaturgie, qu’un travail de recul et de hiérarchisation qu’il n’est pas d’emblée venu chercher.

La place prise par les réseaux sociaux nous révèle tout à la fois la déconstruction du contrat social et sa recomposition dans des figures moins verticales, moins hiérarchiques et quelque peu liquides. Nos sociétés n’ont plus confiance les théories tombées du ciel, dans les systèmes descendants et dépendants. Elles préfèrent des propositions ondulantes, adaptables au gré du vent de l’histoire. Reconnaissons combien nous sommes démunis et manipulables face à la surenchère d’informations pléthoriques saturant notre écoute. Dès lors, les pratiques collaboratives sont la meilleure voie pour assumer le risque de perception non-transparente de la vérité. Des pratiques collaboratives capables de mettre au centre la parole des pauvres et la justice envers les plus vulnérables. 

Arnaud Favart

Vicaire général de la Mission de France

29/04/2019

L'EGLISE PEUT-ELLE SURVIVRE AU SCANDALE ?

Magazine du Jour du Seigneur du dimanche 28 avril 2019 :

Scandale de pédophilie, religieuses abusées, frasques sexuelles au Vatican… L’Eglise catholique traverse une série de séismes qui remettent en cause non seulement son fonctionnement mais aussi sa cohérence et sa crédibilité. Si l’institution et le cléricalisme sont nettement pointés du doigt, cette crise secoue évidemment l’ensemble des fidèles mais aussi ceux qui éloignés des cercles de pouvoir ont donné leur vie par leur vocation à une Eglise, qu’ils auraient voulue évangélique et exemplaire.

Dans ce contexte, David Milliat donne la parole à une religieuse, Sœur Anne Descour, religieuse de l’Assomption, et au père Frédéric Ozanne, prêtre de la Mission de France. Ils expriment en plateau leurs réactions mais aussi leurs espoirs.

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »


 

18/04/2019

HOMELIE DU PERE HERVE GIRAUX, PRELAT DE LA MISSION DE FRANCE

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Messe chrismale à la cathédrale de SENS, mardi 16 mars 2019 

Dimanche dernier, le Pape François a invité les jeunes à manifester leur enthousiasme pour Jésus et, en même temps, à le suivre sur le chemin de la croix. Il faisait remarquer que « le silence de Jésus dans sa passion est impressionnant ». Puis il a ajouté : « Dans les moments d’obscurité et de grande tribulation, il faut se taire, avoir le courage de se taire, pourvu que ce soit un silence serein et non rancunier. (…) C’est l’heure de Dieu. Et à l’heure où Dieu descend dans la bataille, il faut le laisser faire. »

Parler ? Se taire ? Peut-être faut-il simplement nous parler ! Ces derniers temps, à diverses occasions, j’ai entendu ce désir de parler, en paroisse, en diocèse, en Fraternité. J’ai entendu aussi ce désir de parler chez les victimes toujours plus nombreuses qui libèrent leurs paroles trop longtemps retenues. Entre nécessité de silence et besoin de s’exprimer, je fuirais ma mission épiscopale en ne vous disant pas quelques paroles, mêmes brèves, comme Jésus dans l’Évangile. Après avoir lu les Écritures, il semble d’ailleurs prendre un temps de silence avant sa conclusion : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

Lire ... https://missiondefrance.fr/homelie-du-pere-herve-giraud-prelat-de-la-mission-de-france/

12/04/2019

RENCONTRE AVEC UN RESEAU D'ACTEURS, D'ELUS ET DE CITOYENS HORS DU COMMUN

Chers amis
Voici, ci dessous, un reportage sur le réseau de la Mission de France engagé avec ses partenaires dans l'animation de la ville d’Évry Courcouronnes
Il est publié dans le cadre de la mission confiée par notre Évêque pour contribuer a rendre visible la réalité d'une Église de la rencontre et du dialogue et en recherche de la justesse de l'attitude chrétienne
Le lien ci joint a été construit par Matthieu Fontaine
amitié
olivier CHAZY
 https://missiondefrance.fr/rencontre-avec-un-reseau-dacteurs-delus-et-de-citoyens-hors-du-commun/

J’étais, ce samedi 9 février 2019, à Evry-Courcouronnes dans l’Essonne, à la rencontre d’un réseau de citoyens : élus ou animateurs d’équipements de la ville d’Evry-Courcouronnes, organisé par Michel Desbruyères, présent là depuis 40 ans et membre de la communauté Mission de France. C’est lui qui fut chargé d’interpeller le Président Emmanuel Macron lors du grand débat dans la ville.

Étaient présents cinq élus de la majorité et de l’opposition, dont un élu communiste; Christophe, directeur de la «Scène nationale» établissement polyvalent d’art et de culture, Jean-Louis, directeur du « théâtre  du Coin des mondes », qui crée des pièces, en lien avec les habitants, des oeuvres du répertoire  international, des spectacles  pour les tout-petits, emprunts de poésie, Emmanuelle, directrice du multi-accueil du «Toboggan bleu » pour la petite enfance, divers animateurs  et acteurs solidaires de la Palestine, d’autres engagés au Secours catholique et des membres de la Communauté Mission de France.

La ville d’Evry-Courcouronnes, préfecture du département de l’Essonne, créée en 1970, située à 26 km de Paris, accueille aujourd’hui 71000 habitants, dont beaucoup sont issus de l’immigration. C’est une ville populaire avec 50 % des familles touchant les minimas sociaux ; une ville jeune avec un écart de dix points en dessous de la moyenne nationale, une ville culturelle qui a su encourager depuis longtemps les activités artistiques et les confier à des professionnels passionnés ayant une vraie intelligence du dialogue avec la population dans sa diversité grâce aussi à

Un maillage d’établissements et de conseils citoyens de quartier, et un budget ad-hoc .

Ce qui frappe en premier lieu c’est le sentiment partagé que cette ville est aimée de ses acteurs en raison même de sa diversité humaine et culturelle, qu’elle a réussi à associer la population depuis la crèche jusqu’au théâtre et l’université. Pour eux, c’est une réussite « incroyable « . « Nous sommes fiers d’y appartenir « , même si les salafistes ne sont pas loin, il y a beaucoup de «fluidité dans nos relations ».

Il est question, bien sûr, de méthode car comment réussir sans une vraie mise en relation :  » Nos projets sont réalisés en réseau et en dialogue dans leur contexte de pauvreté, de jeunesse, d’interculturalité « . C’est une intelligence collective qui est à l’oeuvre, des amitiés de longue date, une logique attentive à « l’empreinte civique » selon l’expression de Christophe, directeur de la Scène Nationale. Elle a un fort impact sur la conscience civique et citoyenne des habitants qui semblent bien se prêter au jeu.

Encore un mot pour terminer, Evry Courcouronnes est aussi une ville universitaire comptant 12000 étudiants et un pôle d’excellence avec le Génopole et les laboratoires qui y sont liés et l’hôpital de 2000 lits  avec des services très pointus…

Olivier Chazy