Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/03/2019

ON EN EST LA !

FREDERIC OZANNE.jpg Frédéric OZANNE, prêtre
Aumônier scout et salarié du bâtiment

Si j’essaie de résumer, on en est là pour l’instant : un cardinal australien incarcéré la semaine dernière pour acte de pédophilie – un autre, américain celui-ci, débarqué pour la même raison il y a trois semaines. Le film Grâce à Dieu vient de révéler la double souffrance des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres : la violence physique, dans leurs corps, et la non-reconnaissance de cette violence par l’Eglise, son silence… comme parfois celui des familles. « Le pire, ce n’est pas la méchanceté des gens mais le silence des autres ». C’est le rappeur Maître Gim’s qui chante ça. C’est d’un autre ordre, mais c’était aussi il y a trois semaines : un nonce apostolique en France est accusé d’agressions sexuelles sur un membre de la Mairie de Paris. Et le livre Sodoma révèle l’incohérence probable de certains prélats de l’Eglise catholique qui dénoncent l’homosexualité le jour tout en la pratiquant la nuit. 

Lire ... ON EN EST LA !.pdf

01/03/2019

VERT, BLEU ET JAUNE

 favart.JPG

Vert, Bleu et Jaune

L’écologie, l’Europe et les gilets jaunes, c’est l’équation contemporaine à trois inconnues. L’écologie est-elle une vertu seulement développée chez des citoyens courageux et inconnue d’une politique économique fondée sur la croissance ?
La justice sociale est-elle inconnue de l’Europe qui a installé une politique libérale de concurrence et de  dérégulation en faveur des marchés financiers ?
Sortie de l’invisible, la classe populaire qui s’est exprimée par gilets jaunes survivra-t-elle à l’inconnue des grands débats ou perdurera-t-elle par la violence ?
Il manque toutefois une des couleurs fondamentales à l’équation. Celle du rouge de colère, du rouge feu de la combustion destructrice, du rouge cardinal de la honte, quand se conjugue la trilogie des trois abus : abus de pouvoir,abus de conscience et abus sexuels.
Ces fractures interrogent l’exercice du pouvoir et la crédibilité de toute autorité.
Les délocalisations de tous ordres n’en finissent plus de miner le lien social et la fraternité.
Les systèmes hiérarchiques et verticaux n’inspirent plus confiance.
Les citoyens demandent un renforcement du pouvoir d’agir, réclament un rapprochement des lieux de décisions quand leur vie quotidienne est en jeu.
L’Église doit aussi renverser la vapeur et sa manière de penser son organisation. Son autorité, elle la tient du Christ qui s’est identifié aux pauvres, aux malades, aux étrangers, aux prisonniers, et aux enfants. On inclura la clameur de la terre aujourd’hui prisonnière de notre consommation effrénée et maltraitée sans vergogne.

Arnaud Favard, 

Vicaire général de la Mission de France

 

21/02/2019

LA LETTRE AUX COMMUNAUTES CHANGE DE FORMAT

LAC.JPG

Clic sur photo

LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE SE JOINT A LA DECLARATION DES EVÊQUES DE FRANCE ...

logo cmdf (1).jpg

La Communauté Mission de France se joint à la déclaration de la Conférence des évêques de France, antisémitisme : tous appelés à un sursaut de fraternité

Paris, le 18 février 2019

DÉCLARATION

La Conférence des évêques de France s’associe à l’élan national contre l’antisémitisme. Elle adresse un soutien sans faille à la communauté juive de France constituée de ses « frères aînés dans la foi » (Saint Jean-Paul II). « Nous sommes appelés à œuvrer ensemble pour s’assurer que l’antisémitisme soit banni de la communauté humaine » (Pape François 2018).

De même, la Conférence des évêques de France s’inquiète des nombreux actes de vandalisme et de profanation qu’elle constate à l’encontre des églises en France et condamne plus généralement toute attaque et toute violence proférées contre des lieux de cultes ou des croyants en raison de leur religion.

Ces signes de haine proférés au cœur de notre société appellent chacun de nos concitoyens à un sursaut de fraternité.

Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, Secrétaire général de la Conférence des évêques de France se joindront, pour le compte de la CEF, à la manifestation organisée à Paris mardi 19 février.

14/02/2019

INTERVENTION DE MICHEL DESBRUYERES, MEMBRE DE LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE, LORS DU GRAND DEBAT EN PRESENCE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

   DESBRUYERES PR.JPGmdesbruyeres.JPG

 

 

Évry-Courcouronnes, le 4 février 2019

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs

Au début de mon intervention, je voulais vous dire combien nous sommes heureux d’habiter dans nos quartiers.
La diversité des cultures, des origines, des croyances peut-être source de richesses si nous prenons le temps de nous rencontrer.
Richesses des habitants qui font preuve de solidarité, d’attention aux autres , d’engagement, de créativité.
Richesse aussi des intervenants , professionnels ou associatifs qui , avec les habitants , essaient de construire des ponts , de soutenir des initiatives, de permettre de dépasser les préjugés, de régler les conflits, malgré les grandes difficultés sociales rencontrés par beaucoup.
Difficultés mises en avant par les mouvements sociaux actuels, mais aussi par les élus, les corps intermédiaires et le rapport Borloo, d’une grande richesse, et dont nous regrettons qu’il ait été abandonné en grande partie.
Nous regrettons aussi que le gouvernement cherche à réformer la loi fondatrice de la laïcité qui nous permet de vivre ensemble avec nos grandes diversités. Lire la suite ... INTERVENTION DE MICHEL DESBRUYERES, lors du grand débat en présence du Président de la République.pdf

04/02/2019

DECES DU PERE JEAN DECHET, PRÊTRE DE LA MISSION DE FRANCE A L'ÂGE DE 104 ans

logo cmdf (1).jpg

La Communauté Mission de France, et l'équipe de BOBIGNY vous font part du décès du Père Jean DECHET le 28 janvier 2019 à l'âge de 104 ans.

Les obsèques ont été célébrées à la paroisse SAINT-ANDRE de BOBIGNY samedi 2 février. Il repose au cimetière communal de BOBIGNY, dans un caveau réservé aux prêtres. 

 

jean dechet c200.png

« Tout près de la terre où reposent mes parents, tout près de ces lieux où ont vécu mon grand-père et mon père, s’élève une forêt de chênes. A côtés des taillis avec leur fouillis d’arbustes et de ronces, une futaie de grands chênes porte haut leur feuillage et la multitude des troncs verticaux évoque une immense cathédrale. Les chars des bûcherons aux grandes roues ferrées répercutent les cahots sur les pierres des chemins forestiers. Sur le sol une multitude de glands ; beaucoup essaient de germer en vain. La plupart seront mangées par des animaux de passage ou pourriront avec moisissures et champignons. Quel gland deviendra grand chêne semblable à celui qui l’a porté ? Je pense à la multitude des spermatozoïdes qui gravitent autour des ovules. Lequel donnera la vie ?
Le monde m’apparaît construit à partir d’un énorme gâchis. La réussite de la vie suppose une multitude d’échecs et l’évolution ne peut que confirmer le gâchis.
Transposant ce regard à notre histoire humaine depuis l’âge des cavernes, un énorme gâchis d’existences, de destins, d’avortements dans tous les sens du terme, s’étale à notre regard. Le dernier mot sera-t-il un immense ratage ou une réussite très coûteuse ? Entrer dans la vie, grandir, progresser, s’instruire, aimer : cela existe. Et avec Teilhard de Chardin tout cela prend forme et sens. Il regarde ce qui réussit et à la pointe, il y a Jésus-Christ. Mais il n’oublie pas qu’il faut assumer le mal, le négatif, la croix. »

             Jean est né à Moulins, le 25 novembre 1914. Enfance dans le Bourbonnais, adolescence dans les Vosges, lycée à Belfort puis Dijon, il suit les mutations de son père employé de la Banque de France. Influencé par sa grand-mère il pense à devenir prêtre. Au séminaire d’Issy-les Moulineaux, il découvre l’enfermement, l’isolement et reçoit une vision très scolaire du ministère : « les journaux étaient interdits, il fallait rester dans l’intemporel. Mais ce n’est pas ça la vie que Jésus a voulu en abondance ! »
              Ordonné en 1939 à Notre-Dame de Paris, il est envoyé comme vicaire aux Pavillons-sous-Bois dans la banlieue Est de Paris. Un an plus tard, il est mobilisé puis fait prisonnier en Allemagne dans la débâcle générale. Stalag 3 A, matricule 32686 ! Une captivité différente du séminaire, faite de débrouille, d’esquives, de rebellions : « Je vivais l’Evangile et le vrai sens des mots proximité, partage, solidarité avec mes camarades de captivité. » Il est affecté six mois au creusement d’un canal de dérivation de l’Elbe, puis la construction d’une poudrerie avant de travailler quelques mois dans un atelier de fabrication de lunettes. Finalement désigné aumônier d’un camp à l’est de Berlin, il sera employé au pesage du lait pendant trois ans, avec huit autres français compagnons d’infortune.
           A la Libération, il découvre la terrible réalité des rumeurs qui circulaient : l’Holocauste, les camps de concentration et la politique d’extermination des Juifs. Avant de revenir en France, il sert d’interprète à l’hôpital de Bergen-Belsen et perçoit, bouleversé, le drame de tant de jeunes hommes squelettiques, affamés, qui ont survécu à l’horreur des camps et de la guerre.
           En 1950, Jean est envoyé à l'équipe de Vitry. Il fait connaissance avec des prêtres de la Mission de France, qui sont passés au boulot. Il prend part aux sessions de Lisieux, où l’on cherche d’autres mots, d’autres attitudes pour vivre la mission, capables de faire entendre l’Evangile de la vie plutôt que de vouloir mettre les gens en règle avec la religion. La priorité, c’est de parler à égalité, de partager la vie ordinaire. Madeleine Delbrêl est bien présente dans cette recherche commune. Il fera partie des prêtres incardinés à la Mission de France en 1955, sans avoir suivi le séminaire de Lisieux.
           Le secteur de Vitry est confié à la Mission de France en 1954, année bien perturbée par la décision romaine d’arrêter l’expérience des prêtres-ouvriers. Tandis que Daniel Perrot négocie à Rome les statuts de la prélature, l’équipe de Vitry projette un pèlerinage sur le tombeau des Apôtres, malgré la grande réserve de P de Fontanges, alors curé de Saint-Hippolyte (Paris 13ème). Le Cardinal Ottaviani, du Saint-Office, apprend la visite de ces pèlerins, les convoque et fait part de son inquiétude sur les chômeurs de cette banlieue rouge. Puisque la municipalité communiste de Vitry s’en préoccupe, le Cardinal les encourage, à leur grande stupéfaction, à travailler avec eux.
            Avec l’explosion démographique de la Seine-Saint Denis, Jacques Le Cordier, futur évêque de Saint-Denis, demande une équipe à la Mission de France. En 1964, Jean arrive à Bobigny avec René Santraine, André Giroux et Claude Storm, rejoint par Claude Wiener en 1967. Ils assurent la responsabilité de la paroisse Saint-André. Tandis que la ville se transforme et devient préfecture, l’équipe participe à toutes sortes de combats pour la dignité et les droits humains. Côtoyant les militants communistes, Jean partagera de nombreux engagements avec eux, notamment au Mouvement de la Paix, au MRAP, au réseau Solidarité Palestine. Il participa à la fondation de l’Office du tourisme de Bobigny. La réconciliation franco-allemande lui tint particulièrement à coeur. Il sera notamment président départemental de l’Association française d’amitié avec la République Démocratique Allemande. Jusqu'à la chute du mur de Berlin, il s'est rendu tous les ans en RDA, « tisser inlassablement les liens qui désagrègent les murailles. » Toutes ces responsabilités lui firent connaître plusieurs générations d’élus avec lesquels il se lia d’amitié.
            Pendant 27 ans, il sera aussi l’aumônier de l’hôpital franco-musulman devenu hôpital Avicenne, ainsi que l’aumônier de Vie montante devenu Mouvement Chrétien des Retraités. Si l’Humanité n’est pas sa bible, ni La Croix sa Pravda, il lit quotidiennement ces deux journaux.
« Jésus-Christ a dit : Aime tous les hommes et plus particulièrement les pauvres, sans distinction de couleur de peau, de religion ou de philosophie. »
          Après 25 ans de bons et loyaux services au service de la paroisse, l’équipe de Bobigny achève un cycle pour vivre la mission autrement. La résidence Gaston Monmousseau accueille Jean qui vient d’avoir 75 ans. Il conserve de solides amitiés et contacts, poursuit ses engagements avec les Anciens combattants, le Mouvement de la Paix, parraine une ivoirienne sans papier, sans oublier sa fidélité aux échanges franco-allemands.
           A 99 ans, il entre à la maison de retraite Sainte-Marthe où il aura toujours plaisir à recevoir ses amis. Son centenaire, célébré à l’église Saint-André et à la mairie sera l’occasion de belles retrouvailles et d’un témoignage émouvant :
« Ce siècle passé, depuis la grande guerre en 1914, a des aspects décevants, mais je n’ai pas voulu me laisser enfermer dans la détresse et dans la peur. Dans le monde comme il est, avec ses essais et ses échecs, soyons tous des combattants pour la justice et la paix. Avec tous ceux qui luttent en ce sens, même s’ils se disent contre Dieu. Deux phares ont changé le cours de mon existence : Teilhard de Chardin qui a tenté une grande synthèse pour réconcilier la science et la théologie, et d’autre part la découverte de l’esprit de la Mission de France"

"Sans l'avoir jamais envisagé, je suis parvenu à l'âge de 100 ans. C'est une épreuve et en même temps, une preuve de l'amour de Dieu qui aime les pauvres. Parce que vieillir, c'est devenir pauvre."

Ses obsèques seront célébrées samedi 2 février 2019 à 10h
A l’église Saint-André de Bobigny – 7 av Oum Kalsoum 

Lire ... 2019 01 Jean DECHET (3).pdf 

28/12/2018

ECHOS D'UN VOYAGE EN PALESTINE

logo cmdf (1).jpg

CHOISIS LA VIE : une terre en attente de paix.

Martine COOL, communauté Mission de France

MCOOL.JPG

 

Du 18 au 27 novembre j’ai sillonné la Palestine, dans le cadre d’un voyage organisé par l’hebdomadaire La Vie, à la rencontre d’acteurs de la paix : tous nous ont dit : racontez ce qui se passe ici, ne nous laissez pas seuls, l’opinion publique internationale est notre dernière planche de salut ! Ce texte tente humblement de répondre à ce cri … on dit que les petits ruisseaux font les grandes rivières….
Vendredi 23 novembre – Camp de réfugiés Al Rowwad, à Bethléem, créé en 1948.
6400 réfugiés – dont 66% ont moins de 18 ans – vivent sur un terrain de 4 hectares. L’un d’entre eux, né dans ce camp, qui a réussi à en sortir pour faire des études en France, a décidé d’y revenir pour fonder en 1996 un centre culturel appelé « Belle résistance ». Une démarche non-violente pour inviter les jeunes à vivre pour la Palestine, plutôt que de mourir pour la Palestine. Par le théâtre, la danse, la musique, des tournées organisées dans le monde, des enfants sortent de l’enfermement, découvrent « un monde libre, normal ». L’initiative a reçu un prix international d’entreprenariat social.
« On ne peut pas se permettre le luxe du désespoir… toute résistance est légitime, armée ou non armée ; notre but est de donner de l’espoir aux enfants en leur permettant de créer leur avenir ; ce n’est pas un projet, c’est une mission de vie ! » LIRE LA SUITE ... 
Choisis la vie. Echos d'un voyage en Palestine.pdf

16/12/2018

COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE - EDITO -

favart.JPGNe rien lâcher

Maintes fois, ce commentaire convenu meuble l’attente à la mi-temps d’un match dont l’issue reste incertaine. On l’a retrouvé inscrit sur les gilets jaunes. Que faut-il ne rien lâcher au plus fort de la lutte ? Une revendication, un territoire, un chiffre, un os à ronger ?

Plusieurs médias ont sollicité nos propres commentaires : « vous qui êtes sur le terrain, vous qu’on devine présents sur les ronds-points, que pensez-vous des gilets jaunes ? »

Maintes et maintes fois, j’ai tempêté contre la métropolisation, la relégation des territoires ruraux, la disparition des services publics de proximité, le court-circuit jusqu’au mépris des corps intermédiaires, la financiarisation de l’économie aux dépens des travailleurs, la confiscation des leviers du pouvoir par une élite sociale formatée et convoitée par de grandes écoles.

Mais je n’avais pas imaginé les modalités d’une colère hors cadre, d’une révolte hors délégation représentative. Les réseaux sociaux ont-ils rendu caduques les formes traditionnelles de députation ? Combien de manifestations, comme la loi travail par exemple, se sont heurtées à un mur, se sont vu brisées par un dialogue de sourds ?

Alors, que faut-il ne pas lâcher ?

Plus je lis les commentaires de cette révolte, plus je crois que c’est la dette mutuelle qu’il ne faut pas lâcher. Qu’on l’appelle impôts ou taxes, la dette c’est ce qui nous fait tenir ensemble, à cause même de la pluralité des milieux sociaux, des appartenances, des opinions, des modes de vie.

La dette est au cœur de la question du bien commun, à condition qu’elle soit socialement juste, qu’elle soit portée équitablement, et qu’elle permette la redistribution effective non seulement des richesses, mais aussi celle du pouvoir d’agir et de décider.

Oui, il ne faut pas lâcher ceux qui font violence en prenant la tangente de l’évasion fiscale, en trichant avec l’intérêt général, en moissonnant à court terme sans semer pour l’avenir. L’utilisation de droits sans devoirs correspondants se révèlent mortifère pour le tissu social. Encore faut-il faire la différence entre le profit et le bénéfice (ce qui fait du bien à la société). Et n’être point sourd à ce que représente spirituellement le devoir mutuel.

« Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à ceux qui nous doivent ».

La dette entre générations, la dette envers la terre et ceux qui la cultivent, la dette envers les élus de terrain, la dette envers les mouvements d’éducation populaire, la dette envers tous les militants du monde syndical, les bénévoles du monde associatif. La dette envers ceux qui ont faim, qui collectent nos déchets, qui soignent ou prient jour et nuit, qui n’ont pas de place dans la maison commune.

Et toi, là-haut ou là-bas, sais-tu à qui tu dois d’être là ?

 Arnaud Favart

Vicaire général de la Mission de France

05/12/2018

LES ACTUALITES DE LA MISSION DE FRANCE

Béatification des 19 martyrs de l'Eglise d'Algérie

Toute la communauté de la Mission de France s'associe dans l'amitié et la prière à ceux et celles qui sont réunis à Oran, à l'occasion de la béatification des 19 martyrs de l'Eglise d'Algérie.

Depuis près de 70 ans, des prêtres et des laïcs de la Mission de France ont partagé et partagent aujourd’hui encore la vie des populations d’Algérie. Cette communauté de destin s’est vécue dans les heures de joies comme dans les moments de drame et de souffrances. Communauté de destin qui les a conduits à rester aux côtés du peuple algérien au moment de l’indépendance comme durant « la décennie noire ». Avec les sœurs et frères béatifiés, et avec tant d’autres, ils ont partagé le même engagement et vécu les mêmes risques.

Aujourd’hui, avec l’Eglise qui vit en Algérie, nous voulons rendre grâces à Dieu pour ces 19 martyrs, hommes et femmes, qui ont vécu jusqu’au bout l’amitié et la solidarité avec le peuple algérien et ont donné leur vie par amour, à la suite de Jésus. Si leur témoignage nous invite à rendre grâces à Dieu, il nous trace aussi une route et nous engage à inventer, aujourd’hui, entre les deux rives de la Méditerranée et là où nous vivons en France, des chemins de rencontre et de fraternité. Que Dieu nous en donne la grâce et l’audace !

Hervé Giraud, prélat de de la Mission de France,

L'équipe épiscopale,

Jean Toussaint, Jean-Marie Lassausse, Christophe Roucou

Retransmission dimanche 9 décembre sur KTO : >>>

*******

Fred Ozanne sur le site aletia.org

"Père Fred, un maçon pour le Très-Haut" :

Lire l'article : >>>

*******

 Samedi 8, dimanche 9 décembre 2018, à Paris

L'association Jean Debruynne "En Blanc Dans le Texte" est partenaire du spectacle.

Le scénario a été écrit à partir du recueil de témoignages de réfugiés. Ils seront sur scène avec 50 autres acteurs bénévoles. On y découvre leur histoire, leur culture, leurs espoirs et leurs rêves, leurs questions. Des textes de Jean y sont repris.

Auditorium Saint Germain - 75006 Paris

 >>> En savoir plus

*******

NOEL DANS LE METRO,

Samedi 22 décembre de 14h à 19h, Paris métro Opéra , "Vivre et faire vivre Noël dans le métro" 

Espace inattendu pour faire une pause là où tout le monde court, s’exprimer sur les murs et se rencontrer là où personne ne se parle, vivre un moment gratuit plutôt que l’hyperconsommation, faire la fête ensemble plutôt que chacun chez soi… S’ouvrir à autre chose, à un autre qui se manifeste de façon inattendue !

Suivi d’un repas partagé et d’une veillée pour relire et célébrer à partir de 20h au 13 rue Paul Bert à Ivry sur Seine. 

Répétitions: Au 13 rue Paul Bert à Ivry sur Seine, M°14, 7; Olympiades, Porte d’Ivry, Mairie d’Ivry Jeudi 22 novembre 19h30-22h30

*********

13/11/2018

MAUDITE SOIT LA GUERRE -

logo cmdf (1).jpg      favart.JPG

MAUDITE SOIT LA GUERRE
De 1918 à 2018 !
Partout en France, on a fait mémoire de cette saignée du siècle qui endeuilla tant de familles et de territoires.
Pourquoi la guerre ?
Quelque part sur le Plateau de Millevaches, des anarchistes, des troskystes, des libres penseurs, des pacifistes se sont succédés devant cet enfant au point rageur, sans avoir pu s’accorder en un hommage commun. Quand il s’agit d’être contre, c’est assez facile de rallier les suffrages. Quand il s’agit d’être pour, la tâche est autrement ardue. Pourquoi ce monde est-il habité de violence plutôt que d’innocence ?
Je ne puis tenter de répondre à ce mystère sans m’interroger sur la propre violence que je suis capable de déchainer, y compris à mon insu. Surtout à mon insu. Le mal s’infiltre et ne lâche jamais prise volontairement. Etre un homme ou une femme de paix ne se décrète pas à coup de déclaration. Il s’agit bien d’apprendre à lâcher prise, de renoncer à mettre la main sur autrui. C’est une école de conversion, pas une résignation. Une décision chaque jour renouvelée de se laisser désarmer. « Le Dieu de l’Evangile est un Dieu désarmé qui invite l’homme à se désarmer afin de désarmer l’autre. » (Christian de Chergé)
Arnaud Favart, Vicaire général de la Mission de France