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22/12/2022

VOEUX 2023 -COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE

"Nous devons garder la flamme allumée

la flamme de l'espérance qui nous a été donnée,

et tout faire pour que chacun retrouve la force 

et la certitude de regarder l'avenir avec un esprit ouvert,

un coeur confiant et une intelligence clairvoyante."

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La Communauté MISSION DE FRANCE vous souhaite un joyeux NÖEL,

et vous présente ses meilleurs voeux pour la nouvelle année 2023

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L'équipe de BOBIGNY se joint à ces voeux et vous remercie pour votre fidélité au blog de notre équipe. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions 

JOYEUX NOËL !                                 MEILLEURS VOEUX 2023.jpg           vieillardbaron478@gmail.com

 

27/10/2022

JEAN-MARIE LASSAUSSE,PRÊTRE DE LA MISSION DE FRANCE

22/10/2022

16/10/2022

HOMELIE DE LA MESSE DES 80 ANS DU SEMINAIRE DE LA MISSION DE FRANCE

Messe célébrée en direct de l’église Sainte-Croix d’Ivry-Port à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), à l’occasion des quatre-vingts ans du séminaire de la Mission de France. Construite au début des années 2000, cette église rend hommage à Madeleine Delbrêl, personnalité chrétienne qui a vécu à Ivry de 1904 à 1964 et qui s’est investie auprès des plus pauvres.
 Prédicateur : P. Xavier Debilly, supérieur du séminaire de la Mission de France 
Président : Mgr Hervé Giraud, archevêque de Sens-Auxerre et prélat de la Mission de France

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Inquiétude missionnaire et confiance

" Si le Fils de l'Homme revenait maintenant, trouverait-il la foi sur la terre ? "

Voilà deux mille ans que ça dure ! Quoi donc ? Cette inquiétude qui a lancé, à la suite des apôtres, tant de missionnaires sur les routes du monde de tous les temps. Cette même inquiétude missionnaire qui a poussé les évêques français, saisis par la déchristianisation, à créer le séminaire de la Mission de France il y a 80 ans, à Lisieux sous le patronage de sainte Thérèse. Cette même inquiétude qui pousse des jeunes aujourd’hui à vouloir engager leur vie comme prêtres, en partageant la vie de leurs contemporains. Lire la suite

ou clic .... CMDF LE JOUR DU SEIGNEUR 16 10 2022 ININQUIÉTUDE MISSIONNAIRE ET CONFIANCE XAVIER DEBILLY.pdf

11/10/2022

EN 2022, LA MISSION DE FRANCE CELEBRE LES 80 ANS DE SON SEMINAIRE !

Le Jour du Seigneur consacrera une émission spéciale sur le thème du synode sur la synodalité. Alors que les conférences épiscopales remettent depuis peu leurs synthèses nationales, l’issue de ce synode reste inconnue. Pour en discuter, David Milliat recevra sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire au synode des évêques et Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions. La messe sera célébrée en direct de l’église Sainte-Croix d’Ivry-Port à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
11h00 Messe

Célébrée en direct de l’église Sainte-Croix d’Ivry-Port à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)
La messe sera célébrée à l’occasion des quatre-vingts ans du séminaire de la Mission de France. Construite au début des années 2000, cette église rend hommage à Madeleine Delbrêl, personnalité chrétienne qui a vécu à Ivry de 1904 à 1964 et qui s’est investie auprès des plus pauvres.
 
Prédicateur : P. Xavier Debilly, supérieur du séminaire de la Mission de France 
Président : Mgr Hervé Giraud, archevêque de Sens-Auxerre et prélat de la Mission de France 

En 2022, la Mission de France célèbre les 80 ans de son Séminaire !

Depuis 1942, près de 500 prêtres ont été formés par cette institution créée sous l’impulsion de l’Assemblée des Cardinaux et Archevêques.

Pour fêter cet anniversaire, la Mission de France a choisi d’imaginer plusieurs propositions inédites au cours de cette année, dont un « événement spécial 80 ans » dont il est enfin temps de vous parler !

Une journée spéciale « 80 ans  » à Ivry le 16 octobre
Pour célébrer cet anniversaire, la Mission de France organise un rassemblement ouvert à tous à Ivry-sur-Seine le 16 octobre 2022, 80 ans après la première rentrée du Séminaire qui a eu lieu le 5 octobre 1942 à Lisieux.

Passage d'un texte de Mgr Hervé GIRAUD, Résultat de recherche d'images pour "photo hervé giraud"Prélat de la Mission de France, Archevêque de SENS-AUXERRE

Depuis 2002, des diacres et des laïcs, hommes et femmes, sont associés à cet élan. Ils s’engagent « avec la Mission de France dans des équipes de la Communauté Mission de France ». Ces équipes de mission sont au service des diocèses pour aller vers les « périphéries existentielles » : monde populaire ou rural, monde des migrants ou de la recherche. Leur présence en Algérie, au Maroc, ou en Asie élargit sa conscience pour un regard plus catholique. Tous ont un triple objectif : « travailler à la justesse de l’attitude chrétienne, vivre l’Église aux lieux de la rencontre et du dialogue, interpréter la foi chrétienne pour aujourd’hui. »

A ce jour, la Prélature compte 116 prêtres et 17 diacres et la Communauté Mission de France regroupe 90 équipes dans 55 diocèses. Loin de tout repli identitaire, des équipes de mission portent ensemble cette présence d’Evangile avec la conscience que l’Esprit travaille bien au-delà des frontières et que d’autres peuvent révéler le mystère de Dieu.

Par sa culture participative, elle ouvre des voies nouvelles, y compris institutionnelles, comme le montre la récente nomination d’une déléguée générale au côté du vicaire général. La Mission de France a évolué et évoluera encore. Elle est une Église-laboratoire dans une société plus « liquide » marquée par les transformations écologiques et numériques. En ce sens, elle obéit au réel, elle obéit au Christ « Chemin, Vérité et Vie ».

+ Hervé GIRAUD
Prélat de la Mission de France
Archevêque de Sens & Auxerre

16/09/2022

DIEU chemin faisant - Itinéraire de la MISSION DE FRANCE

80ème anniversaire du séminaire de la Mission de France

Il y a 80 ans, sous l’impulsion de l’Assemblée des cardinaux et archevêques de France et du cardinal Suhard, alors archevêque de Paris, naissait à Lisieux le séminaire de la Mission de France. Son objectif premier était de former des prêtres qui risquent la foi dans un monde alors déchristianisé, aujourd’hui irréligieux.

Les prêtres et diacres de la Mission de France, rejoints en 2002 par des laïcs au sein des équipes de la « Communauté Mission de France », n’ont cessé d’engager l’Évangile dans le dialogue, le travail et l’action commune avec nos contemporains en particulier sur les lignes de fractures qui traversent la société.

Un livre de Roch-Etienne NOTO à l’occasion du 80ème anniversaire de l’ouverture du séminaire de la Mission de France à Lisieux en 1942.

Ce livre qui met en avant la spiritualité de la communauté Mission de France doit permettre de mieux la faire connaitre.

Vous y trouverez un grand nombre de paroles de ses membres, prêtres, diacres et laïcs. Cette parole a été recueillie dans les archives de la Mission de France et la Lettre aux Communautés, revue de réflexion théologique historique de l’institution.

>>Vous pouvez commander en téléchargeant le bon de commande ci-dessous: 

Bon livre 80 ans MdF

Editions SALVATOR 15 euros

18/08/2022

LA PENURIE DE VOCATIONS PRESBYTERALES A CONCENTRE LES RESSOURCES AU SERVICE DES PAROISSES - PERE ARNAUD FAVARD, ANCIEN VICAIRE GENERAL DE LA MISSION DE FRANCE

Père Arnaud Favart, Ancien vicaire général de la Mission de France

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« La pénurie de vocations presbytérales a concentré les ressources au service des paroisses »

« La pénurie de vocations presbytérales a concentré les ressources au service des paroisses »

Pour le père Arnaud Favart, ancien vicaire général de la Mission de France, il n’est guère étonnant que les prêtres soient également touchés par la crise du sens que rencontrent beaucoup de professionnels, dans un contexte de « sécularisation décapante ». Selon lui, il faudrait pouvoir proposer aux prêtres des options plus diverses que le service d’une paroisse. 

La tentation de partir guette un certain nombre de professionnels exposés à des contraintes éprouvantes ou à une dévalorisation blessante. Pourquoi assiste-t-on à une hémorragie dans des métiers jusque-là réputés enviables et riches de sens ? Citons quelques exemples. La tarification à l’acte dans les hôpitaux a imposé aux soignants une forme de performance et de taylorisme aux dépens de la relation avec le patient. Le paysan est devenu producteur pour nourrir une population urbaine nombreuse, quitte à maltraiter durablement la terre et la biodiversité. Pour des impératifs sanitaires et de rentabilité, la restauration collective a privilégié les surgelés aux produits frais, aux dépens du goût. Résultat, le cuisinier s’est mué en réchauffeur de plat avec un taux de gaspillage garanti !

La mondialisation nous a plongés dans un ensemble de transitions, pas seulement climatiques. La perte de sens, le plus souvent invoquée, est rude. On ne voit pas pourquoi les prêtres échapperaient à l’interrogation commune du sens et de la reconnaissance, à laquelle s’ajoutent les effets d’une sécularisation décapante. Encore que, me direz-vous, exercer le sacerdoce n’est pas tout à fait un métier. Par le dévouement que cela suppose, soigner à l’hôpital ou en Ehpad, élever des vaches laitières ou donner à manger ne sont-ils pas une forme de sacerdoce ?

« Je m’en vais »

À la fin de l’Évangile de Jean, on lit cette étonnante déclaration de l’apôtre Pierre : « Je m’en vais pêcher. » La résurrection de Jésus n’ouvrait-elle pas à des desseins plus glorieux qu’une partie de pêche ? La nouvelle pascale ne semble pas avoir été d’une évidence telle que l’existence des disciples en soit subitement et radicalement transformée. Pourquoi Pierre décide-t-il de partir ? Lui qui a été en première ligne pour suivre le maître, pourquoi s’en retourne-t-il à ses affaires, au métier de sa jeunesse ? Par dépit, par sécurité, par incompréhension, par peur de ne pas être à la hauteur de ce que lui demande le Christ ? On ne fera ici aucun procès aux prêtres qui décident de partir par quelque voie que ce soit. Ni même aux évêques, au Vatican ou au Concile censés être responsables de tout. Quand la situation devient intenable, il faut ouvrir des portes et des fenêtres. Ce qui n’empêche pas de chercher à comprendre les ressorts d’une déroute.

Elle peut s’avérer une fuite en arrière, à la manière du cheval qui renonce à sauter l’obstacle des défis contemporains, ou bien s’avérer un changement de cap salutaire. Ce peut donc être une fuite vers un passé idéalisé en pensant que c’était mieux avant. Ce peut être un cri du cœur ou le cri de cœurs qui se sont trouvés. Ce peut être le tragique d’un suicide. Ce peut être la révolte face à une institution qui privilégie son fonctionnement et méconnaît les aspirations personnelles. Ce peut être aussi un renouveau salutaire dans un parcours de vie.

Pénurie

Faute de biodiversité, tout écosystème va à sa perte dès lors qu’il pratique la monoculture. Au cours de l’histoire, l’Église a connu une grande diversité d’exercice du ministère, bien au-delà de sa dimension cultuelle ou de pasteur de communauté. La lettre aux Éphésiens en invoque cinq : apôtre, prophète, évangélisateur, pasteur et catéchète. La pénurie de vocations presbytérales a concentré les ressources au service des paroisses, alors qu’une diversité de charismes et de services rendait des missionnaires, des prophètes à la manière de l’abbé Pierre, des aumôniers, des enseignants et des chercheurs, et même des prêtres-ouvriers, disponibles dans tant de lieux et de milieux.

Pour en revenir au projet de Pierre de s’en retourner à ses poissons, le Ressuscité ne contrarie pas sa sortie. Il le rejoint au lieu de son terrain favori, en l’occurrence la mer. Une fois de plus, le Christ tend la main à l’apôtre en perdition et renoue la relation : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Comme l’a si bien écrit Benoit XVI, « à l’origine du fait chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec une personne qui donne la vie à un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Quoi qu’il en soit des déplacements qui affectent le ministère, la main du Christ reste notre boussole. Elle nous est tendue mystérieusement par des milliers de paumes crucifiées. Pour retrouver la diversité salutaire, il convient de penser le changement dans l’exercice du ministère, pas seulement de changer le pansement.

Arnaud Favart, Prêtre de la Mission de France

 

28/06/2022

LA MISSION DE FRANCE AUJOURD'HUI AVEC HERVE GIRAUD PRELAT

LA VIE DES DIOCESES - Emission de KTO

C'est un diocèse pas comme les autres que nous vous faisons découvrir cette semaine. Un diocèse "en sortie", avec des prêtres, des diacres et des laïcs envoyés dans le monde du travail, en milieu urbain et en zone rurale, pour témoigner de leur foi.

Voici le reportage vidéo de KTO

https://youtu.be/b0oiERVCqHg

 

02/06/2022

CLAUDE WIENER-MISSIONNAIRE CENTENAIRE

Claude Wiener en 2014Portrait (Xavier DEBILLY)

  LA CROIX 2/06/2022 / Damien Fabre, 

Ancien résistant et bibliste, le doyen de la Mission de France fête ses 100 ans ce jeudi 2 juin. L’engagement auprès des plus pauvres et l’œcuménisme ont marqué sa vie.

Même allongé dans la chambre de sa maison de retraite, le père Claude Wiéner respire une bonhomie et une force qui ne manquent pas de surprendre à son âge : le doyen de la Mission de France et de l’Association catholique française pour l’étude de la Bible fête son 100e anniversaire ce jeudi 2 juin. « Je trouve le temps un peu long et je suis pressé de mourir », confie-t-il avec un reste de malice dans la voix.

Le résistant

Le père Claude Wiéner a chevillé au corps ce qu’il qualifie d’« antifascisme viscéral ». Durant l’Occupation, cacique de sa promotion en lettres classiques à l’École normale supérieure, il s’engage dans la résistance chrétienne. Il produit des faux papiers « pour tous ceux qui en ont besoin », notamment des juifs. Ses engagements lui vaudront d’être arrêté par la Gestapo, avant d’être relâché. Son père n’aura pas cette chance et mourra en déportation.

Après la Libération, en novembre 1944, il entre au séminaire de la Mission de France à Lisieux. Il fait partie de la troisième promotion de ce diocèse missionnaire. « Il m’est apparu que le fait de se consacrer aux plus pauvres et aux plus éloignés de l’Église était un bon choix. » La norme au sein de la Mission de France est d’associer le sacerdoce à une occupation professionnelle dans le monde profane. Ce n’est pourtant pas le chemin du père Claude Wiéner. « Plutôt que d’être travailleur, on a pensé que je faisais un bon professeur pour le séminaire et j’ai donc enseigné l’Écriture sainte pour les séminaristes », raconte-t-il.

L’enseignement est une grande partie de sa vie : outre le séminaire, il donne des cours à l’Institut catholique de Paris et est aumônier auprès des étudiants en médecine de la faculté de Bobigny. Après son départ à la retraite en 1987, il continue de servir la paroisse universitaire, qui regroupe des enseignants catholiques de l’éducation nationale. Son niveau en études bibliques lui vaut de participer à la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), qui paraît en 1975. Il publie également en son nom propre Le Dieu des pauvres (1) en 2000.

Engagé au Secours populaire

La lutte contre la pauvreté est un autre de ses combats. Engagé au Secours populaire, il y est écrivain public pendant une vingtaine d’années, aidant des personnes illettrées dans leurs démarches administratives. En 2002, il participe à la création du Collectif Les Morts de la rue, qu’il préside un temps.

Il devient également un des spécialistes de la pensée de Madeleine Delbrêl, grande mystique catholique, poétesse et figure du catholicisme social à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), et participe au travail de lecture de ses œuvres en vue de son procès de béatification.

Prêtre, Claude Wiéner a vécu de l’intérieur les transformations profondes de l’Église dans la seconde moitié du XXe siècle. Vatican II (1962-1965) fut pour lui « un renouveau absolument décisif de l’Église ». Le chemin d’œcuménisme ouvert par le Concile lui tient particulièrement à cœur. Son dialogue personnel avec d’autres chrétiens lui a « apporté la conviction que le catholicisme n’est pas tout le christianisme » et qu’il est nécessaire de « vivre à côté des protestants et en communion avec eux ».

Aujourd’hui, il évoque avec enthousiasme le pontificat de François. « Il rejoint beaucoup des inspirations que nous avions connues avant lui, et c’est une grande bénédiction pour l’Église que de l’avoir pour pape. » Son vœu pour le catholicisme ? « Que l’Église continue son partage avec les chrétiens, et soit de moins en moins séparée de la vie des hommes et de leur temps. » Lui-même aura toute sa vie cherché à être pleinement un homme de son temps.

(1) Le Dieu des pauvres, de Claude Wiéner, L’Atelier, coll. « La Bible tout simplement », 2000, 13,15 €.

09/05/2022

AUX MEMBRES DE LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE et à ceux qui l'ont connu

A celles et ceux qui ont connu Claude Wiener

A tous les membres de la Communauté Mission de France

Bonjour à tous,

Claude Wiener, prêtre de la Mission de France, va devenir centenaire le 2 juin prochain.

Engagé dans la résistance quand il était étudiant à l’École Normale Supérieure, Claude est entré au séminaire de Lisieux en 1944 et a été ordonné prêtre en 1949. Bibliste réputé, il a été professeur au séminaire et à l’Institut Catholique de Paris. Très investi dans le dialogue œcuménique, il a contribué à l’édition de la TOB (traduction œcuménique de la Bible). Il est aussi le traducteur français du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres (Presbyterorum Ordinis). A Bobigny (93) et à Ivry-sur-Seine (94), Claude a connu de multiples engagements dans l’accompagnement ecclésial (paroisse universitaire, étudiants en médecine, groupes de lecture biblique…) et l’action sociale (écrivain public, co-fondateur du collectif « Les morts de la rue »…).

Pensionnaire de la maison Marie-Thérèse à Paris depuis plusieurs années, il s’y est investi dans le comité de la vie sociale et dans l’animation spirituelle.

A l’occasion de ses 100 ans le 2 juin, nous vous proposons de lui faire un petit signe en lui envoyant une carte d’anniversaire à :

Claude Wiener - Maison Marie-Thérèse - 277 Boulevard Raspail - 75014 PARIS

Claude est donc le doyen des prêtres de la Mission de France, mais il ne sera pas le seul centenaire cette année. Pierre Le Bachelier et Pierre Delahaye sont nés, eux aussi, en 1922. Nous reproduirons cette initiative pour eux au moment de leur anniversaire.

Le bureau du service des Ainés et l'Équipe Épiscopale

22/04/2022

LETTRE D'HERVE GIRAUD, PRELAT DE LA MISSION DE FRANCE, A LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE

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Chers frères et chères sœurs en Christ,

Les Français vont voter. Cette période de crises écologique, anthropologique, migratoire, sanitaire, humanitaire, ecclésiale, sans compter la guerre subie par l’Ukraine, fait émerger beaucoup de tensions et de divisions, entre concitoyens et même entre catholiques. Désormais il nous faut choisir entre deux visions de la société.

Une élection dépend du peuple tout entier. Il me revient, comme évêque et donc pasteur, de vous encourager à comprendre les enjeux. Personnellement je ne vis pas entre ciel et terre, ni ne reste à l’écart des débats, même si je peine, comme beaucoup, à me situer dans la complexité de notre monde. Comme vous, je souhaite chercher, avec l’Esprit Saint, la « juste attitude chrétienne » qui nous est chère.

Il me faut d’abord le redire : votons et invitons à voter. Personne ne doit s’abstenir de voter. Il en va de notre capacité à vivre ensemble. Nous devons donc impérativement réfléchir, personnellement et collectivement. On gagne toujours à mieux nous expliquer pour que nos idées s’affinent et deviennent un « bien commun ». Il y a une nécessité de ne pas partir de notre seul point de vue. Cette attitude d’humilité permet à chaque conscience de se déterminer en se laissant interroger par la réflexion des autres. Face aux violences qui se développent, et finissent par alimenter les conflits et les guerres, ne nous payons pas de mots : lisons les programmes ; dépistons intelligemment les logiques sociales, économiques et politiques ; réfléchissons et diffusons autour de nous ce qui nous paraît juste.

Avec les crises que j’évoquais s’opère un changement d’époque : aucun repli n’est possible. « Tout est lié » : fraternité, liberté, égalité. Aucun sujet n’est à écarter : écologie intégrale, (absence de) travail, éducation, culture, coopération internationale, aides au développement, soutiens aux familles, justice sociale, migrations… etc. Actuellement, à l’ère du numérique, sont relayés des slogans, des invectives et des mots déconnectés de leur sens premier. Le mot même de liberté se trouve détaché de toute vérité. Et que dire de la fraternité ! L’outrance des expressions a remplacé la sobriété du mot juste.

Me faut-il, comme évêque, aller plus loin et « vous indiquer le chemin par excellence » (1 Co 12,31) ? Il y a longtemps que je suis avec vous et vous me connaissez. Je ne suis ni un homme politique, ni un chef de parti, ni un homme de pression, ni un défendeur d’intérêts particuliers. Certains parmi vous me demandent de « prendre position », « de faire entendre ma voix », « de ne pas me taire ». Il faut nous demander si ce genre d’injonction est cohérent avec notre ecclésiologie. Peut-on en appeler à une parole de la hiérarchie ou à l’institution alors que c’est notre parole commune qui est à promouvoir ? Notre mission consiste à servir l’Évangile et la communion. L’Esprit nous appelle à nous faire proches de ceux que nous croisons et que nous cherchons à rejoindre. Le Christ nous demande d’aimer mes ennemis, de dénoncer les injustices, de proposer la miséricorde, d’accueillir au-delà de ce que nous nous croyons capables. Il nous demande surtout de défendre les plus faibles : ceux qui passent pour moins honorables, ceux qu’on oublie, ceux qui n’ont pas de voix. Ce sont eux à qui nous devons penser et faire penser. Qu’il s’agisse des plus pauvres, des migrants, des victimes de violence dans l’Église et dans la société, de personnes finissant leur vie… etc., il nous faut reconnaître et défendre notre prochain, avec nos faiblesses, « la dignité inaliénable de chaque personne humaine indépendamment de son origine, de sa couleur ou de sa religion » (Fratelli tutti, 39). Cette conviction profonde, incompatible avec certaines options politiques, doit impérativement guider nos choix.

En entrant, ces derniers mois, dans la démarche synodale voulue par le pape François, nous sommes en train d’inventer une autre forme de démocratie et de bâtir une « Église autre », car elle doit toujours se réformer, se transformer, se convertir. La Communauté Mission de France y prend largement part avec les compétences de chacun. Beaucoup d’entre nous sont engagés aux côtés des personnes vulnérables : nous en connaissons, nous les connaissons, nous en faisons aussi partie ! L’engagement au service du bien commun ne se limite pas aux échéances présidentielles. Nous aurons aussi à nous déterminer lors des élections législatives. Il nous faudra toujours éviter le pire, les dérives, les postures, et surtout agir pour le meilleur là où nous sommes. Voter est d’un jour, mais agir en citoyens, en humains, en chrétiens est de toujours. C’est l’honneur de notre pays que d’avoir cette liberté de réfléchir et de voter. Face à l’inquiétude et au découragement, face à l’individualisme qui saborde l’humanité, il nous revient, chacun et en communauté, de faire renaître « un désir universel d’humanité » (Fratelli tutti, 8), dans la sobriété de vie et par la force invisible de l’Esprit.

Il nous faut donc continuellement œuvrer pour le développement des principes démocratiques. Voter ne fait pas de nous des citoyens meilleurs que les autres, voter ne suffira jamais. Mais voter est un des signes forts que nous voulons plus de participation et de coresponsabilité. Comptez sur moi pour soutenir votre espérance : « L’avenir sera entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d’espérer. » (Gaudium et Spes, 31)

+ Hervé GIRAUD, Prélat de la Mission de France

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Quelques prises de position pour les présidentielles 2022

Présidentielle : appel à un sursaut citoyen au service du bien commun Ouest-France 16/04/2022

2« À l’occasion de l’élection présidentielle, nous, responsables d’organisations chrétiennes, protestantes et catholiques, et le représentant de la Métropole grec-orthodoxe de France, Patriarcat Œcuménique, appelons à un large débat démocratique. Nous insistons sur trois défis majeurs : le scandale des inégalités qui frappent en premier lieu les plus vulnérables, l’urgence écologique, et la paix et le vivre ensemble dans une société fracturée ».

« À l’issue du 1er tour de l’élection présidentielle, la France est profondément divisée. Pour le 2e tour, deux visions de notre pays s’affrontent. Une vision qui, sous un discours social, est fondée sur la préférence nationale, le rejet de l’étranger, menace les droits fondamentaux et contribuerait à aggraver les fractures. Cette vision dangereuse cache sous une pseudo-défense de l’égalité son refus des libertés et de la fraternité et son attrait pour les régimes autoritaires. Elle nous enfermerait dans une France forteresse, aveugle aux enjeux écologiques. Or la liberté, l’égalité et la fraternité sont nos repères communs. La solidarité, l’hospitalité, le respect de l’autre et de la planète guident nos choix de citoyens. Une autre vision promeut la démocratie et les valeurs républicaines, porte une ambition pour l’Europe et les enjeux internationaux, mais relativise l’urgence d’une véritable transition écologique et solidaire et traite avec brutalité les questions sociales. Pourtant, toute la Bible nous rappelle que l’attention aux plus fragiles et l’accueil de l’étranger sont au cœur de notre foi. Si la colère peut se comprendre au regard de certaines décisions politiques de ces dernières années, le vote à l’élection présidentielle doit être guidé par notre vision. Nous voulons une société ouverte, fraternelle, qui cherche à renforcer la justice, à combattre la pauvreté et les inégalités, à accélérer une transition écologique juste et solidaire. Nous aspirons à construire une Europe citoyenne, et à vivre une solidarité internationale renforcée, dans une société qui respecte les droits fondamentaux de tous, y compris ceux des étrangers. Le pire doit être évité. Il ne peut pas l’être par l’abstention et le vote blanc. Il n’est pas envisageable de choisir pour notre avenir un projet de société xénophobe, fondé sur le repli sur soi, la division de la société et l’atteinte aux droits humains. En conscience, nous ne pouvons qu’appeler à voter contre cette option mortifère. Engagés aux côtés des personnes vulnérables, fragiles, nous connaissons leurs inquiétudes, leurs vies difficiles, mais aussi leur sens de la solidarité. Ce sont elles que nous accompagnons dans nos différents engagements pour leur permettre de devenir actrices de leur vie, de vivre dignement et d’exercer leur citoyenneté. Pour l’avenir, notre pays a besoin de la participation de toutes les personnes qui y vivent, à commencer par celles qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. L’élection présidentielle n’est qu’une étape. Au-delà de ce second tour, il faudra rassembler tous les citoyens et les associer réellement à la construction d’une société accueillante, solidaire et respectueuse de l’environnement, combattre résolument les inégalités et la pauvreté, et favoriser le dialogue avec toutes les forces de la société civile. Chrétiens engagés dans la vie économique et sociale, dans la solidarité en France et à l’international, nous continuerons notre action avec exigence et vigilance, confiance et espérance. »

 Signataires :

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France) – Bernadette Forhan, présidente

Action catholique des enfants (ACE) – Patrick Raymond, président

Action catholique des milieux indépendants (ACI), Marc Deluzet, président et Françoise Michaud, vice-présidente

Action catholique ouvrière (ACO) – Danielle Beauchet et Lionel Lecerf, coprésidents

Apprentis d’Auteuil – Jean-Marc Sauvé, président

À Rocha France – Rachel Calvert, présidente

Centre de recherche et d’action sociales (CERAS) – Marcel Rémon, directeur

Chrétiens dans l’enseignement public (CdEP) – Chantal de la Ronde, présidente

Chrétiens dans le monde rural (CMR) – Margot Chevalier, coprésidente ; Jean-Luc Bausson, coprésident

Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD-Terre solidaire) – Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente

Communauté de vie chrétienne France (CVX) – Brigitte Jeanjean, responsable nationale

Délégation catholique pour la coopération (La DCC) – Arnoult Boissau, président

Fédération d’entraide protestante (FEP) – Isabelle Richard, présidente

Instituts religieux et solidarité internationale (IRSI) – Sœur Bernadette Janura, présidente

Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) – Louise Lécureur, présidente

Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) – Chloé Corvée, présidente nationale

JRS France (Jesuit Refugee Service) – Véronique Albanel, présidente

Justice et Paix-France – Michel Roy, secrétaire général

Les Semaines sociales de France (SSF) – Dominique Quinio, présidente

Métropole grecque-orthodoxe de France, Patriarcat œcuménique – Mgr Dimitrios Ploumis, métropolite de France

Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC) – Cécile et Martin Lesage, responsables nationaux

Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) – Nelly Vallance, présidente

Pax Christi France – Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen, président

Secours catholique-Caritas France (SCCF) – Véronique Devise, présidente

Scouts et guides de France (SGDF) – Marie Mullet, présidente

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Pas sans les « autres », Jean Marie Ploux, théologien, prêtre de la Mission Franceploux.jpg

En arrière-fond des projets et des propos des candidats à l‘élection présidentielle, et quelles qu’en soient les modalités, la mondialisation impose sa réalité et inspire deux attitudes : celle d’un repli identitaire et, dit-on, souverainiste, celle d’un dialogue avec tous et de la recherche sans cesse reprise d’une action commune pour la paix et l’avenir de tous sur une planète remise à la garde de tous.

Au fond, la question est celle de l’identité et du rapport à « l’autre ». La conscience chrétienne ne peut être neutre sur une pareille question mais elle est divisée. Dès lors il ne me paraît pas déplacé de rappeler deux choses :

Les disciples qui ont suivi Jésus de Nazareth dans son interprétation de la Tradition biblique ont toujours puisé dans la pensée des « autres ». Ainsi fit l’apôtre Paul avec le stoïcisme, forme dominante de la sagesse grecque en son temps. Plus tard, saint Augustin en usa de même avec le néoplatonisme d’Alexandrie, plus tard encore Albert le Grand et Thomas d‘Aquin avec la pensée d’Aristote importée en Espagne par les Arabes. En dépit d’une tendance trop souvent affirmée de l’Église de Rome à penser l’unité des chrétiens sous le mode de l’uniformité, ce mouvement ne s’est jamais arrêté. Le Concile Vatican II (1962-1965) a heureusement ré-exprimé cette pluralité des sources car elle est au fondement de l’expression de la foi dans son ouverture à l’universel.

Sur cet horizon, le thème de l’émigration est symptomatique de la vérité de l’existence chrétienne. Je l’évoque puisqu’il revient sans cesse dans les discours politiques, avec raison d’ailleurs car il est emblématique d’un « humanisme » et relève et relèvera toujours de l’urgence provoquée par les famines, les guerres, les dictatures ou les dérèglements climatiques. La guerre de l’Ukraine nous le rappelle tragiquement.

Le prophète Jérémie, résume tout en une seule phrase : « Ainsi parle le Seigneur : Défendez le droit et la justice, délivrez le spolié de la main de l’exploiteur, n’opprimez pas, ne maltraitez pas l’immigré, l’orphelin et la veuve, ne répandez pas de sang innocent » (Jer 22,3). Plus tard, on précisera : « Quand un émigré viendra s’installer chez toi, dans votre pays, vous ne l’exploiterez pas ; cet émigré installé chez vous, vous le traiterez commme un homme du pays, comme l’un de vous ; tu l’aimeras comme toi-même ; car vous-mêmes avez été des émigrés dans le pays d’Égypte » (Lv 19,33-34).

Cependant la figure du migrant ou de l’émigré n’est pas seulement celle de « l’autre » mais celle du Pauvre. Ceux qui reconnaissent le visage de l’homme et de Dieu en Jésus défiguré et mort sur la Croix doivent se rappeler que, s’identifiant aux affamés, aux assoiffés, aux dénudés, aux étrangers, aux malades et aux prisonniers, ce Jésus reconnaît pour siens celles et ceux qui les ont nourris, désaltérés, habillés, accueillis, visités, que les uns et les autres aient une religion ou qu’ils n’en aient pas. (Mt 25, 31-46)

C’est pourquoi l’apôtre Paul avait écrit dans sa première lettre aux chrétiens de Corinthe : « Ce qui est folie dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les sages ; ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n’est pas, Dieu l’a choisi pour réduire à rien ce qui est » (I Co, 1,27-28). Ainsi est énoncé, du point de vue chrétien, le Principe critique de toute politique, de toute civilisation, de toute conduite humaine. L’humanité ne peut prétendre à l’universel qu’en se donnant pour fondement la considération première des derniers, des exclus de toutes les logiques économiques et sociales, comme de ceux et celles qui sont contraints à l’émigration. Le Pape François le dit inlassablement.

Celles et ceux qui ont prétendu ou prétendent défendre une civilisation judéo-chrétienne en reniant ces principes fondamentaux, sont des imposteurs et des faussaires. D’ailleurs, en vertu du Principe critique de la Croix de Jésus, il n’y a jamais eu de civilisation judéo-chrétienne et il n’y en aura jamais : tout est toujours à recommencer par le bas.

Jean Marie Ploux, théologien, prêtre de la Mission France