Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/07/2017

LA MISSION DE FRANCE FAIT DE LA PLACE AUX "JEUNES PROS"

Recueilli par Mélinée Le Priol (à La Pommeraye), le 17/07/2017 à 6h00

MDF POMMERAUE JEUNES.jpg   Plus de 400 prêtres, diacres et laïcs ont participé ce week-end, près d’Angers, à l’assemblée générale de la communauté Mission de France, qui se tient tous les cinq ans.

Pour la première fois, une quarantaine de jeunes professionnels étaient présents. Leur intégration est l’un des enjeux actuels de cette communauté, dont la vocation est de constituer une présence chrétienne « dans des territoires étrangers à la foi ».

Les jeunes catholiques de sensibilité sociale existent-ils encore ? La question mérite d’être posée, alors que l’attention s’est largement portée ces dernières années, en France, sur une nouvelle génération de chrétiens souvent qualifiés de décomplexés et d’identitaires – opposés au mariage homosexuel, sensibles aux problématiques familiales et bioéthiques.

Les jeunes professionnels qui frappent à la porte de la Mission de France (MDF) ne cachent pas leurs réserves face à cette sensibilité jugée « moralisatrice » et se sentent davantage concernés par des questions comme la précarité, l’écologie ou l’accueil des migrants. Ils ne se reconnaissent pas non plus dans une expression trop directe de leur foi et froncent le sourcil quand on leur parle, par exemple, d’évangélisation de rue.

Lire ...La Mission de France fait de la place aux.pdf

16/07/2017

ASSEMBLEE GENERALE DE LA COMMUNAUTE MISSION DE FRANCE 2017 A LA POMMERAYE

Nous étions plus de 400 réunis pour cette assemblée générale 2017.

LIVRET SPIRITUEL.jpg

Quelques photos de la célébration en plein air ...  https://photos.app.goo.gl/jWWTI8TtBPJu4oF13

Evêques, prêtres, diacres et baptisés, nous avions « rendez-vous avec notre histoire »

Après la fondation de la « Communauté » en 2002. Voici un texte pour rendre compte de notre existence et de notre mission:

UNE PROXIMITÉ QUI FAIT SENS, QUI FAIT SIGNE DE JÉSUS-CHRIST, QUI OUVRE LE CHEMIN VERS LE PÈRE.
"VOICI QUE LE SEMEUR EST SORTI POUR SEMER..."

L'Evangile raconte un Jésus en sortie. Jésus ne sort pas de son village comme on sort de table. Il sort comme le migrant quitte sa terre natale. Jésus ne sort pas les Béatitudes comme on sort des arguments. Il sort comme le semeur est sorti dans son champ pour semer. Jésus ne sort pas du temple comme on sort de l'université. Il sort comme quelqu'un franchit une frontière. Jésus ne sort pas du tombeau comme on sort du métro. Il sort comme le navire prend le large.
La mission n'est pas seulement sortie, elle est semence. Et la Mission de France a commencé en 1941 par un séminaire, autrement dit par un ensemencement. Elle a entendu l'appel à sortir pour oser la rencontre du monde dit « incroyant », pour que la Parole lève en d'autres terres. Ainsi nous sommes de sortie parce que l'amour est semence. L'amour des autres, l'amour de la vérité, l'amour de la vie. Dans la proximité que Jésus a voila vivre avec les gens de son temps, avec les pauvres, les captifs, les aveugles et les opprimés, Dieu sort et dit quelque chose de lui-même au prix de la croix, malentendu radical et salutaire. Lire ... 
 ag cmdf 2017.pdf 

08/07/2017

MOUVEMENT DE LA PAIX - LE TRAITE D'INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES VIENT D'ÊTRE ADOPTE A L'ONU

COMMUNIQUÉ DE PRESSE :

LE TRAITÉ D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES VIENT D’ÊTRE ADOPTÉ À L’ONU
Historique !

mt de la paix.JPG

Aujourd’hui, vendredi 7 juillet, les Nations Unies ont approuvé un Traité d’interdiction des armes nucléaires. La Présidente de la Conférence des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires, Elayne Whyte Gómez, du Costa Rica a indiqué hier que « c’est un moment historique, c’est le premier traité multilatéral de désarmement nucléaire à être conclu en plus de 20 ans », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ONU.

Selon le projet de texte, le traité couvre tout l’éventail des activités liées aux armes nucléaires, interdisant à tout État partie de s’engager dans le développement, le test, la production, la fabrication, l’acquisition, la possession ou le stockage d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs (source ONU).  

Les interdictions s’appliquent également à tout engagement à utiliser ou à menacer d’utiliser des armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs.

C’est une grande victoire pour les peuples du monde entier. Après les armes chimiques et les armes bactériologiques, ce sont les armes nucléaires qui sont interdites en tant qu’armes de destruction massive, sur la base d’un Traité d’interdiction.

L’humanité dispose désormais d’un instrument juridique contraignant pour interdire les armes nucléaires en déclarant, sans ambiguïté, que les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, mais aussi illégales.

Tant d’années et tant de travail acharné de générations de militants contre les armes nucléaires sont couronnés par un succès.

Ces luttes conduites depuis 1950, ont mobilisé des dizaines de millions de personnes à travers des rassemblements multiformes, mais aussi des appels souvent initiés par les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki (les hibakushas). Ainsi, nous avons obtenu successivement l’arrêt des essais nucléaires dans l’atmosphère, sous la mer, puis un traité d’interdiction définitif des essais nucléaires et des Zones exemptes d’armes nucléaires sur les ¾ de la surface du Globe.

Aujourd’hui c’est un Traité d’interdiction des armes nucléaires, élaboré dans le cadre de l’ONU par 122 Etats qui concrétise l’article 6 du Traité de Non-Prolifération signé par la France.

L’existence de ce traité va imposer à la nouvelle Assemblée Nationale de ratifier ce traité et de bannir des arsenaux français les armes nucléaires et les stratégies suicidaires qui les accompagnent.

Cette question va avoir un retentissement et susciter débat dans tout l’espace public, puisque le traité interdit tous les soutiens, techniques, financiers, logistiques qui participent à l’existence des armes nucléaires. Les élus locaux, administrant les riverains des sites nucléaires militaires devront eux aussi participer au débat, car le traité affirme sans ambigüité, que par leur seule présence, les armes atomiques constituent un risque majeur de catastrophe humanitaire.

Le Mouvement de la Paix, conscient que ce traité marque une rupture historique au sein des relations internationales en offrant l’opportunité de raviver l’esprit de la Charte des Nations Unies pour construire un processus pacifique de sécurité collective, est déterminé à mobiliser l’opinion publique en France pour que le gouvernement respecte ses engagements et ratifie ce traité en choisissant la raison contre l’enfer.

Le Mouvement de la Paix invite ses comités et amis ainsi que la population et toutes les organisations investies dans le combat pour un monde sans armes nucléaires à :

  • Propager et fêter dès à présent cette bonne nouvelle partout en France en particulier à travers des initiatives publiques.
  • Signer la pétition demandant l’arrêt des programmes de modernisation des armes nucléaires pour lesquels il est prévu de doubler les crédits consacrés aux armes nucléaires dans le budget de la France.
    Participer (et/ou initier) partout en France aux marches pour la paix qui auront lieu le samedi 23 septembre à l’appel du collectif en marche pour la paix qui a parmi ses objectifs la mise en œuvre du traité d’interdiction des armes nucléaires et le gel des programmes de modernisation de ces armes.
    Participer aux mobilisations qui auront lieu le Dimanche 7 octobre autour des sites liés aux armes nucléaires en France (Île Longue, Valduc, Istres, Le Barp, etc.) Clic sur logo : 

traite armes nucleaires.JPG

Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 7 juillet 2017

Pour le télécharger en PDF : Communiqué de presse TNP 7 juillet 2017

Voir la liste des états qui l’ont adopté : 122 pour, 1 contre, 1 abstention (pdf) 

06/07/2017

ENCRE DE CHINE - EDITO d'Arnaud FAVART Vicaire Général de la MISSION DE FRANCE Juillet 2017

AF.jpg

Le bus se traîne dans les artères de la métropole chinoise. Nous avons le temps de parler. Marie étudie la langue française à l’Université, ce qui la fait voyager dans un univers inconnu, avec ce qu’il comporte de fascination et d’étrangeté. Les mots de l’extrême occident lui ouvrent des portes qu’elle n’aurait jamais imaginé. Dans un grand rire communicatif, elle dit non avec sa tête et oui avec le cœur, à la manière du Cancre de Prévert. A ma grande stupeur, elle trace le signe de croix, puis m’interroge : « Etes-vous religieux ? Moi, non, mais je fais ça tous les matins ; cela me met en paix ! »

Y aurait-il une aspiration universelle à chercher la paix dans cette disposition que les uns appelleront prière, d’autres méditation ou recueillement ? Qu’est-ce donc que nous faisons quand nous prions ? De la vie et de ses à-coups, des psaumes et des moines, j’ai appris que la prière est un rendez-vous, au sens où l’on se rend devant quelqu’un en baissant le ton et les armes.

Pour ce numéro de l’été (Paroles de Mission n°10), quelques-uns d’entre nous diront ce qu’ils guettent de la nuit et du jour, ce qu’ils explorent de terres et de taire, quand ils prient.

Chacun des auteurs dira comment la prière tient du rendez-vous de la surprise. Surprise de la fenêtre qui s’ouvre avec l’ami attendu ou espéré. Surprise du temps qui s’en va en laissant une trace légère ou pesante.

Chacun dira comment la prière tient du rendez-vous avec la conversation du monde, celle des pourquoi et des comment, celle des cris sans réponses et des chuchotements d’espérance. Une conversation qui ne manque pas de sel quand l’Evangile s’en mêle.

Chacun dira combien la prière est un rendez-vous avec quelqu’un dont la résistance à dévoiler son visage va de pair avec la générosité avec laquelle il donne sa respiration, son souffle de vie.

 Arnaud Favart

Vicaire général de la Mission de France