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30/05/2018

RENIEMENTS EN COULISSE

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L’Écriture parle de ces signes des temps que nous sommes appelés à discerner. L’exercice n’est pas facile. Des événements le plus souvent dérisoires dissimulent le lent mouvement des grandes plaques tectoniques sur lesquelles notre civilisation repose. Il y a un peu plus de dix ans, par exemple, l’affaire de la « rétention de sûreté ».
Nous assistons en ce moment à deux évolutions de même nature. La première relève, en apparence du moins, d’une simple question d’organisation. Dans les salles correctionnelles du nouveau palais de justice aux Batignolles, les prévenus sont placés dans des cages en plexiglas à l’épreuve des balles. Ces cages les séparent de leurs avocats comme de leurs juges. Il faut bien voir ce que cela signifie. D’une part, que personne n’est plus présumé innocent, puisque dès sa comparution même, et avant qu’aucun jugement ait été porté sur lui, l’homme est considéré comme menaçant, dangereux, et doit être isolé comme il le serait dans une cellule. D’autre part, qu’il ressemble moins à un homme qu’à un animal dangereux, justiciable du zoo, de la fosse aux ours. Enfin, qu’il n’a plus droit à un procès équitable, puisque, contrairement à toutes les règles, son avocat ne peut plus communiquer librement avec lui. Cette nouvelle disposition des salles d’audience est d’autant plus intéressante que tous les praticiens savent que s’il y a bien un moment où le criminel ou le délinquant ne sont pas dangereux, c’est au moment du procès lui-même, quand ils s’efforcent d’offrir leur meilleur visage à ceux qui vont les juger. LIRE ... La-Croix-Reniements-en-coulisse.pdf

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