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01/05/2021

UN TOUAREG AU SERVICE DE LA PAIX DANS LE SAHEL

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Au sein de l’ONG malienne Azhar, Assinamar Ag Rousmane recherche les moyens d’installer la paix entre les communautés sahéliennes, trop longtemps laissées à elles-mêmes. Cette paix, qui permet le développement agricole, passe par le dialogue entre l’Etat malien et les communautés.

                                                               Portrait d’Assinamar © Marion Chastain / CCFD-Terre Solidaire

Assinamar Ag Rousmane en est fier : l’an dernier, il a mis autour de la table de négociations deux factions touaregs de la région de Tessalit, au nord du Mali. 

« Elles étaient en conflit depuis des années et nous les avons convaincu de signer un pacte de paix » explique le directeur de l’ONG malienne Azhar.

Le secret de sa réussite : « nous avons ciblé les bons acteurs de la négociation. Avec eux, nous avons identifié que le découpage territorial était la source du problème. Ici, dans le Sahel, les gens votent pour un candidat de leur communauté. Or, certains avaient le sentiment de ne jamais être représentés. Notre plaidoyer auprès des autorités a permis un accroissement du nombre d’élus. »

« Notre but est de consolider la paix »

Assinamar, âgé de 34 ans, est originaire de Tessalit, une petite ville au milieu du désert sahélien, à une centaine de kilomètres de l’Algérie. Un peu plus au sud, c’est la région de Kidal, libérée de l’emprise djihadiste par l’armée française à la fin de l’année 2012.

"Tous nos locaux ont été saccagés par les djihadistes"

Assinamar venait de commencer à travailler dans l’ONG qu’il dirige aujourd’hui, Azhar, « ce qui veut dire - lien de famille - en langue touareg. En 2012, tous nos locaux ont été saccagés par les djihadistes. L’appui financier du CCFD-Terre Solidaire a été déterminant pour renaître. Aujourd’hui, nous intervenons dans huit régions du Mali, sur la gestion des conflits et la prévention de l’extrémisme violent. »

Azhar forme à l’agroécologie maraîchers et éleveurs. L’ONG peut fournir des semences, du matériel agricole, reconstituer un cheptel.

« Notre but est de consolider la paix. Sans cette paix, il est impossible de pratiquer le maraîchage ou l’élevage » explique-t-il.

                                                                  Rencontre des leaders communautaires du Cercle de Tessalit. Rétablissement de la paix organisée                                                                       par AZHAR. © Azhar / CCFD-Terre Solidaire

Au Sahel, la paix est une question de survie

Assinamar est un homme du Sahel. Sa grand-mère vit entre le Mali et l’Algérie au gré de la transhumance de ses chamelles, chèvres et moutons.

Il considère que la chance de sa famille a été d’appartenir à une « tribu de vassaux. Cela a permis à mon père d’aller à l’école. Car, pour un chef, envoyer un enfant à l’école, c’était faire entrer les idées nouvelles. Alors, les chefs envoyaient les enfants de leurs vassaux et de leurs esclaves à l’école et cachaient les leurs. Beaucoup le regrettent aujourd’hui. »

Assinamar, a poursuivi des études à Bamako, à Alger, obtenu un diplôme universitaire de l’Institut catholique de Paris sur les interventions civiles de paix.

"Formé à la non-violence" « Cet enseignement prône la non-violence et met en avant l’importance des acteurs locaux. Aujourd’hui, je forme une quarantaine de jeunes sahéliens à la paix. »

La paix au Sahel est une question de survie. Assinamar rappelle que la majorité des Maliens était contente de l’arrivée des militaires français de l’opération Barkhane.

« C’était une manière de stabiliser le pays. Mais, aujourd’hui, on ne voit pas la paix. On annonce régulièrement la mort d’un chef terroriste, et la situation sécuritaire ne s’améliore pas. En plus, l’armée malienne est coupable de nombreux abus sur les populations civiles. »

                                        Reboisement de l’oasis Tessalit, cultures et irrigation des actions de AZHAR. © Azhar / CCFD-Terre Solidaire

Faire en sorte que la population sahélienne se reconnaisse dans l’Etat

Le Sahel est un terreau fertile aux conflits, car les populations qui l’habitent ne se reconnaissent pas dans les Etats censés les gouverner, résume Assinamar. Ce constat est vrai pour le Mali, comme pour le Niger ou le Burkina Faso. Les éleveurs ont l’impression d’être condamnés à rester en marge d’Etats qui favorisent les agriculteurs. Dans ce contexte, Assinamar estime que

 « le problème religieux est secondaire. La base est de régler les conflits intercommunautaires. C’est un travail de longue haleine pour la société civile. » "Les gens ont l’impression que la démocratie ne les prend pas en compte"

Ces rancœurs entre communautés ont été attisées ces dernières années, selon lui, « par le trafic de la drogue vers l’Europe qui a provoqué la prolifération des armes, et aussi par le retour, après la chute de Kadhafi, des Maliens engagés dans les forces armées libyennes. »

Sur le terrain, Assinamar ne désespère pas de la paix. La première des choses est que l’ensemble des communautés du Sahel se reconnaissent dans la gouvernance et la justice.

« La crise de 2012 était aussi un révolte des ruraux sur les citadins du Sahel, une revanche des périphéries sur les villes. Les gens ont l’impression que la démocratie ne les prend pas en compte. »

L’autre priorité concerne les jeunes dans un Sahel où la natalité est la plus forte au monde. Certains partent vers le Maghreb ou l’Europe. Il constate « qu’ils y trouvent des conditions de vie plus acceptables. Ceux qui restent peuvent être enrôlés dans les groupes armés. »

Par Pierre Cochez Publié le 16.04.2021  Mis à jour le 23.04.2021

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29/04/2021

APRES LES "AMISH", LES ECOLOGISTES DOIVENT-ILS SUBIR LE NOM DE "CATHARES"

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                                               [Tribune] À l’occasion de la journée de la Terre, le 22 avril 2021, une centaine de croyants et acteurs de l’écologie cosignent un texte dénonçant l’expression d’une « phobie écologique » durant les conférences de carême de Notre-Dame de Paris.

Même si beaucoup de nos lecteurs en ont peut-être déjà connaissance, nous nous faisons l'écho d'une tribune co-signée par de très nombreuses personnalités, qui a été récemment publiée sur le site de La Vie. 

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 Clic .... LIRE LA SUITE  

23/04/2021

L'HUMANITE DEVRA UN JOUR APPRENDRE A VIVRE AILLEURS -JEAN-FRANCOIS CLERVOY

 Propos recueillis par Malo Tresca, le 22/4/2021 à 06h43

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Alors que Thomas Pesquet doit rejoindre, vendredi 23 avril, la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute Jean-François Clervoy revient sur les trois vols spatiaux qu’il a effectués entre 1994 et 1999. Une expérience hors du commun, qui a ouvert chez lui de profondes réflexions sur la Création, le divin, ou l’avenir de l’homme dans l'univers...

Lire... LA CROIX 23 04 2021 L'HUMANITE DEVRA UN JOUR APPRENDRE A VIVRE AILLEURS - JEAN FRANCOIS CLERVOY.pdf

22/04/2021

100 000

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Publié le

 

BOUGIES CP.jpgC’est l’une des phrases les plus brutales de l’Évangile : « Laissez les morts  enterrer leurs morts. » Jésus la prononce à l’égard d’un candidat disciple qui demande un délai pour le suivre afin de pouvoir enterrer son père. Est-ce à dire que nous devrions nous aussi secouer la poussière de nos sandales et laisser derrière nous les morts du Covid, sans nous retourner ? Faire cela serait instrumentaliser l’Évangile et en faire un usage littéral et abusif. Dans le texte, il ne s’agit pas de négliger son devoir envers son père pour retourner à ses affaires mais de choisir la vie contre la mort en mettant nos pas dans ceux de Jésus.

La pandémie provoque à travers le monde des millions de morts plus ou moins bien décomptés suivant l’état des sociétés. En France, nous avons dépassé le chiffre rond de cent mille. Ces morts, nous ne pouvons pas les laisser derrière nous « comme ça ». Et ceci d’autant plus que, dans de très nombreux cas, les cérémonies ont été célébrées en tout petit comité, et que les pauvres rites qui nous restent autour de la mort ont été encore réduits. Ceci est vrai pour les morts du Covid, mais aussi pour tous les autres décès, dus à des causes plus « ordinaires ». Au total, ce sont des centaines de milliers de familles, des millions de personnes, qui ont été privées du réconfort des rites et des célébrations funéraires.

Il serait d’un grand bénéfice que l’irruption de la mort dans le potage quotidien des Français et des Françaises avec la litanie des décès du Covid soit associée à la prise de conscience que nous accompagnons bien mal les deuils. Nul n’en porte plus aucun signe, la mort se terre dans les morgues des hôpitaux et les salons des maisons funéraires. Les chagrins sont priés de se faire discrets, et on félicite ceux et celles qui reviennent vite à leurs occupations ordinaires « comme si de rien n’était » ; phrase absurde, car « tout » est arrivé, et nul ne perd un proche sans peine.

La pandémie, à la fois, nous rappelle que nous sommes tous mortels et nous prive des rites essentiels qui entourent la mort. Ces rites, il va falloir les réinventer et les célébrer ; riches, divers, comme nous-mêmes, liés à nos traditions religieuses et philosophiques, collectifs et intimes… Car les rites n’honorent pas seulement les morts, ils remettent aussi les vivants en vie.

14/04/2021

SOMMES-NOUS INDIFFERENTS AUX MORTS DU COVID?

LA CROIX 14 04 2021

1/ Alors que la France approche des 100 000 morts du Covid-19, la litanie des chiffres, incessante depuis un an, semble nous tenir de plus en plus éloignés de toute émotion. Est-ce lié au caractère incommensurable de ce décompte, à sa froideur ou encore à la durée de cette catastrophe ? Comment commémorer ces disparus et leur rendre justice ? On ne s’habitue jamais aux vrais morts, autres que des chiffres.

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Véronique Lefebvre des Noëttes, Psychiatre de la personne âgée

 

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2/ Ces décès ne nous surprennent plus. Pire, on s’y attend

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Raphaëlle Guidée, Maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université de Poitiers

 

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Notre société est marquée par une ambivalence face aux morts du Covid-19. D’un côté, on a commencé par protéger les plus vulnérables avec les « Rolls-Royce » des vaccins – ceux à ARN messager – et ce choix est largement affiché et revendiqué. Mais de l’autre, beaucoup estiment normal, d’une certaine façon, que ces personnes disparaissent et laissent la place aux plus jeunes.

Les personnes qui organisent des fêtes clandestines malgré le confinement ne voient pas les morts. Mais parmi elles, il peut y avoir un porteur asymptomatique du virus. Celui-ci le transmettra aux autres fêtards et la maladie remontera jusqu’à des personnes âgées et il y aura des morts. Or, si on entend parler « des » morts, on finit en effet par en avoir l’habitude. Massifier les chiffres – « les vieux », « les morts » – amène à perdre toute empathie. Les chiffres finissent par déshumaniser. En 2003, après la canicule, le chiffre de 15 000 morts semblait exorbitant, puis a fini par être relativisé. Dans un certain sens, on peut s’habituer aux 300 morts anonymes, quotidiens, du ­Covid-19.

Lire ... La Croix SOMMES NOUS INDIFFERENTS AUX MORTS DU COVID 14 04 2021.pdf

11/02/2021

RELIGIONS ET PRINCIPES REPUBLICAINS

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Religions et principes républicains

En rupture ou dans l’esprit de la loi de 1905 ? Big bang législatif périlleux ou simple changement cosmétique ? La loi dite « contre les séparatismes », malgré des pistes intéressantes, suscite bien des opinions tranchées.

Publié le

En réalité, l’intitulé complexe de la loi cache ce que l’exposé de ses motifs désigne plus clairement : « Un entrisme communautariste, insidieux mais puissant, gangrène lentement les fondements de notre société dans certains territoires. Cet entrisme est pour l’essentiel d’inspiration islamiste. Il est la manifestation d’un projet politique conscient, théorisé, politico-religieux, dont l’ambition est de faire prévaloir des normes religieuses sur la loi commune que nous nous sommes librement donnée. Il enclenche une dynamique séparatiste qui vise à la division. » Il s’agit bien de ce fameux « séparatisme » que le président Macron évoquait dans son discours des Mureaux du 2 octobre 2020.

Notons qu’à l’époque le mot était au pluriel : il s’agissait de lutter contre « les » séparatismes. Mais, dans la bouche du Président, il repassait déjà vite au singulier : « Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste. C’est un projet conscient, théorisé, politico-religieux, qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République. » L’exposé des motifs du projet de loi reprend des termes proches mais repasse au pluriel : « Face à l’islamisme radical, face à tous les séparatismes, force est de constater que notre arsenal juridique est insuffisant. » Il faut dire qu’entre le discours d’octobre et ce projet de loi s’est produit le drame de l’assassinat du professeur Samuel Paty, comme une tragique illustration de ce que la présentation du texte de loi appelle « l’idéologie séparatiste » qui « a fait le terreau des principaux drames qui ont endeuillé notre communauté nationale ces dernières années ».

Reste la volonté de faire un texte qui permettrait de lutter contre un « séparatisme » mot absent des termes de la loi et qui ne viserait ni l’« islam » ni les « musulmans », mots qui n’y figurent pas non plus. Il n’y est en effet question que de « religions » et de « cultes ». Et c’est là que le bât blesse. Les instances religieuses protestantes, catholiques et juives protestent contre les modifications que la loi introduit dans les usages actuels, en particulier sur les modalités de contrôle des associations et tout particulièrement des associations cultuelles. Il est vrai que la loi de 1905, devenue aujourd’hui plus sacrée que le Décalogue, avait instauré, en son article 4, une « police des cultes », mais celle-ci ne s’était guère exercée. Si la loi de 1905 édicte l’interdiction de tenir des réunions politiques dans les temples et églises, elle s’abstient de se prononcer en quoi que ce soit sur ce qui y est dit, sauf en cas de diffamation explicite et affichée. Or, voilà que la nouvelle loi impose aux associations recevant des subventions ou éditant des reçus fiscaux une série de vérifications liées à cette fameuse « conformité aux principes de la République » ainsi qu’à la transparence des financements, en particulier de ceux qui proviennent de l’étranger.

La loi est-elle pour autant « liberticide » ? ­Permet-elle à l’État d’exercer un contrôle indu sur les religions en contravention avec le compromis libéral de 1905 ? Outre les responsables des cultes, des spécialistes de l’histoire de la ­laïcité comme Philippe Portier ou Valentine Zuber le soutiennent. Mais, sous couvert de liberté de conscience religieuse, jusqu’où peut-on s’écarter de la loi ? Sans même songer à l’islam, peut-on permettre, que, pour des motifs religieux, on organise des stages pour « réparer l’identité blessée » des homosexuels comme le font certaines officines catholiques et évangéliques dénoncées par les associations de défense des personnes LGBT+ ?

Demeure l’argument de « l’arsenal juridique insuffisant ». Faut-il une loi avec un tel intitulé pour étendre le principe de neutralité aux délégataires d’une mission de service public, vérifier le consentement des époux lors d’un mariage ou contrôler les objectifs et le financement d’associations subventionnées ? Poser la question, c’est y répondre. Avec cette loi, le pouvoir « fait de la politique » et il n’est pas sûr qu’elle soit bonne. Dénoncée par presque tous pour une raison ou son contraire, elle risque fort de diviser plus que d’unir.

https://www.temoignagechretien.fr/religions-et-principes-republicains/

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25/11/2020

UNE EVACUATION DE PLUS, ET APRES ?

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Une évacuation de plus : et après ?Ce matin le camp des migrants, essentiellement des demandeurs d'asile qui se trouvait à la Porte de Paris à Saint-Denis a été évacué. C'est, dans notre pays, une énième évacuation, une de plus ! Nous devrions nous réjouir d'une mise à l'abri de ces personnes, respectueuse de leur dignité. Malheureusement, personne n'est dupe. Au regard des évacuations précédentes nous savons que la plupart d’entre elles, d'ici une semaine ou deux, seront à nouveau à la rue. A quoi bon, dès lors, déployer de tels moyens pour reproduire ailleurs la même situation qui suscitera, à son tour, une nouvelle évacuation ? Il y a là une spirale infernale qui conduit notre société à la désespérance et au mépris de l’homme.
Cette spirale n’est pas inéluctable et le pape François, dans sa dernière encyclique, nous indique d’autres chemins : « Reconnaître chaque être humain comme un frère ou une sœur et chercher une amitié sociale qui intègre tout le monde ne sont pas de simples utopies. Cela exige la décision et la capacité de trouver les voies efficaces qui les rendent réellement possibles. Tout engagement dans ce sens devient un exercice suprême de la charité. En effet, un individu peut aider une personne dans le besoin, mais lorsqu’il s’associe à d’autres pour créer des processus sociaux de fraternité et de justice pour tous, il entre dans le champ de la plus grande charité, la charité politique… » (Fratelli tutti, § 180). Un peu plus loin, le pape François illustre ses propos : « Si quelqu’un aide une personne âgée à traverser une rivière, et c’est de la charité exquise, le dirigeant politique lui construit un pont, et c’est aussi de la charité » (§ 186). A l’heure où notre pays engage des moyens financiers considérables pour soutenir ceux et celles qui souffrent de la pandémie et de ses multiples conséquences comment ne trouverait-il pas, pour peu que nous le voulions réellement - simples citoyens et dirigeants politiques - les ressources nécessaires à l’accueil des migrants ?
Saint-Denis, le 17 novembre 2020.

+ Pascal Delannoy
Evêque de Saint-Denis
et le Service diocésain de la Pastorale des migrants

Message evèque Seine Saint Denis suite expulsion Saint-Denis-2.pdf

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de Solidarité migrants Wilson 17 novembre 2020[74062].pdf

23/11/2020

Réa ou REA

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BILLET

Avec le confinement, je suis amenée à lire et regarder différents médias plus que d’habitude. J’y trouve avec intérêt matière à alimenter ma réflexion. Mais j’y frise aussi quelquefois l’asphyxie ! Je rejoins ces propos de Laurence Cossé dans sa chronique du journal La Croix du 4 novembre : « On rêve d’une radio ou d’une chaîne de télévision où l’on dirait : un nouvel acte terroriste s’est produit à telle heure et à tel endroit. Vous trouverez sur notre site des précisions factuelles sur l’événement, si vous en voulez ».
Oui, il y a souvent trop de détails ou d’images en boucle qui n’ouvrent pas ma réflexion et me laissent passive, ne servent que notre voyeurisme et suscitent des émotions stériles. Pourtant, je crois à la force de l’émotion dans l’information, celle qui me change et donne envie d’agir. On dit que le peuple français est un des peuples les plus inquiets au monde. Les médias y contribueraient-ils ?
Et si, particulièrement aux heures de grande écoute, ils suscitaient des émotions autres qu’autour de drames et de sang ? Que ça ne soit pas seulement une presse plus « spécialisée » qui relaie les innombrables initiatives qui dynamisent. Mon frère me disait que la radio qui l’a interviewé au sujet des étudiants de l’école d’hôtellerie dont il est responsable, n’avait retransmis que cette phrase : « les étudiants sont inquiets » alors qu’il leur avait parlé essentiellement de tout leur dynamisme créatif.
Bref, et si ces médias de grande écoute nous précipitaient moins en « réa » mais nous propulsaient plutôt en REA (Réflexion Émotion Action). Chiche, on rêve ?

Myriam G.

Billet du dimanche 22 novembre 2020

Centre pastoral Saint-Merry - L'évangile dans la ville

13/11/2020

ETAT DE LA PAUVRETE EN FRANCE - SECOURS CATHOLIQUE

56,4%  des personnes accueillies sont des femmes  dont 32% des mères isolées. Les enfants représentent  46% des personnes accompagnées.                          

L'édition 2020 du rapport État de la pauvreté en France arrive ! Rendez-vous le 12 novembre.

Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 7 novembre son Rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2019. Constats et analyses sur la précarité  issus de l’observation sur l'ensemble du territoire national de plus de 72 000 situations (sur les 1 347 500 personnes accueillies en 2018).

Pour son rapport 2019, l'association a complété son étude d'une analyse de la situation des migrants en France et dans le monde et éclairé ses constats de propositions pour un accès à une vie digne permettant à tous de vivre ensemble en paix.  

État de la pauvreté en France 2019
Pour son rapport 2019 sur l'État de la pauvreté en France, le Secours Catholique alerte sur une hausse de l'extrême pauvreté et sur la précarisation de plus en plus importante des migrants arrivant sur le territoire.
Dans sa deuxième partie, il dresse le constat de la nécessité pour tous de l'accès aux droits fondamentaux et porte un regard international sur la situation des populations migrantes à travers le monde.
Télécharger le rapport

 

22/10/2020

LE GROUPE IMAMS PRÊTRES DE MARSEILLE

Une initiative à faire connaître.. là où nous vivons, pourquoi ne pas nous rencontrer ?  

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 Message du groupe imams prêtres de Marseille à la suite de l’assassinat de Samuel Paty

Le groupe marseillais imams prêtres qui se réunit depuis 10 ans a rédigé un message suite à l’assassinat de Monsieur Samuel Paty. Ce groupe dit sa condamnation de tout acte terroriste, redit l’importance de se rencontrer, de dialoguer, d’accueillir les richesses et les différences tant culturelles que religieuses et dit aussi sa disponibilité pour témoigner d’un vivre ensemble respectueux et apaisé.

Voir ... https://t.co/a4NzYBmg4R?amp=1

ou..MESSAGE DU GROUPE IMAMS PRÊTRES DE MARSEILLE.pdf