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02/04/2020

MOMENT EXTRAORDINAIRE DE PRIERE EN TEMPS D'EPIDEMIE - PAPE FRANC0IS-

Prière pour la fin de la pandémie:  L'homélie du Pape François

Moment de prière place Saint Pierre, et Bénédiction Urbi et Orbi extraordinaire

Le Pape François était seul sur la place Saint Pierre ce vendredi soir 27 mars pour un moment de prière et de lecture de la Parole de Dieu. Dans l'homélie, suivie par plusieurs millions de fidèles à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux, François a évoqué les épaisses ténèbres qui se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage. Nous publions le texte intégral de l'homélie du Saint Père.

«Le soir venu » ( Mc 4, 35).

Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit....

Homélie en PJ ... Moment extraordinaire de prière en temps d'épidémie - Pape François -.pdf

 

26/02/2020

"QUERIDA AMAZONIA : UNE LETTRE D'AFFECTION PATERNELLE" PAR MGR EMMANUEL LAFONT

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« Querida Amazonia : Une lettre d’affection paternelle », par Mgr Emmanuel Lafont
Publié le 13 février 2020

Querida Amazônia ! Le titre, à lui seul, manifeste la tendresse de Dieu pour les peuples d’Amazonie. François s’en fait l’écho, et nous invite à regarder avec une affection semblable les peuples et la terre. Tout, en effet, est dans le regard. Il écrit une lettre d’amour, avec ses poèmes et ses rêves ! Elle est lyrique par moments, contemplant la splendeur, le drame et le mystère que l’Amazonie présente au monde.

21 octobre 2019 : Synode sur l’Amazonie. A son arrivée à la salle du synode, le pape François, accompagné de Mgr Lafont, reçoit en cadeau un châle et un paréo sur lequel est inscrit une parole tirée du Nouveau Testament « soyez courageux, j’ai vaincu le monde ».

Le pape nous surprend dès le début, situant son exhortation non pas comme une conclusion du synode mais comme l’accompagnement du père qui a tout écouté, beaucoup retenu, intensément prié, et qui nous livre le fruit de sa méditation en appui du document final du synode. « Je ne prétends pas le remplacer ni le répéter. Je désire seulement fournir un bref cadre de réflexions… une synthèse de certaines grandes préoccupations que j’ai exprimées dans mes documents antérieurs, et qui aide et oriente vers une réception harmonieuse, créative et fructueuse de tout le chemin synodal. »

François nous invite à lire intégralement et donc à travailler et approfondir ce document final ainsi que tout le travail en amont. D’ailleurs, le chemin synodal n’est pas terminé. Pour la première fois me semble-t-il un « Conseil spécial » chargé du « suivi » des travaux du synode a été constitué. J’ai la chance d’en faire partie. L’aventure continue.

Les quatre rêves de François

Les rêves élargissent le regard, ils embrassent l’horizon, nous conduisent dans les étoiles et cultivent l’espérance. Ils résument ce qui, pour le pape comme pour les évêques du synode, représente le cœur, le noyau dur du chemin synodal dans lequel s’est engagée l’Eglise en Amazonie, non sans inviter toutes les Églises du monde.

François commence par le commencement, le rêve social, ou humain pourrait-on dire. C’est capital : la réalité est plus importante que l’idée. Nous ne devrons jamais plus cesser de pratiquer l’écoute attentive, empathique, fraternelle, des peuples et de la terre. L’incarnation est le principe de toute mission. Une Eglise qui n’écoute pas n’a rien à dire. Les peuples ont tant de choses à nous dire. Cette écoute nous appelle parfois à nous indigner. Nous ne devons jamais nous habituer au mal. S’il le faut, nous demandons pardon.

Le rêve culturel est essentiel aussi. Jésus s’est incarné dans la culture juive. Paul se faisait grec avec les Grecs et romain avec les Romains… sans inculturation réelle, sans reconnaissance que l’Esprit nous précède dans chaque culture, aucune bonne nouvelle n’est audible.

Le rêve écologique de François rejoint celui de Benoît XVI : l’écologie est une aventure spirituelle. L’homme et la terre sont totalement liés, la maison et son locataire ne peuvent s’ignorer.

Une pastorale synodale et missionnaire

Enfin le rêve pastoral. Quel souffle ! Il est délibérément missionnaire : nous n’avons qu’un mandat, proposer l’amitié de Jésus ! Tout trouve là son origine et sa fin, car en Lui tout a été créé et en Lui tout sera transfiguré. Ce rêve suppose une Eglise profondément renouvelée, synodale, c’est-à-dire faisant marcher ensemble tous ses membres, clercs et laïcs, pour abandonner le cléricalisme mortifère qui fait croire que le pouvoir est lié aux ordres sacrés ! Pour François il n’en est rien. Le ministère des évêques et des prêtres est un service. Le pouvoir des laïcs, particulièrement des femmes, est déjà grand, mais il n’est pas reconnu. Ce serait un drame de n’imaginer sa reconnaissance que sous l’angle d’une cléricalisation de leurs fonctions et de leurs ministères.

Nous avions bien senti cela pendant le Synode et nous nous étions posé la question : comment faire pour reconnaître les ministères laïcs, féminins ou masculins, sans en faire des clercs ? Nous n’avions pas la solution. Le pape nous propose de continuer la réflexion, de laisser l’Esprit Saint nous guider. Il nous invite à ne pas trop nous presser. Il suggère de prendre le temps de dépasser des propositions apparemment contradictoires en cherchant, ensemble, une solution non encore visible mais génératrice d’une communion plus profonde.

Marie, Mère de l’Amazonie, saura nous guider sur ce chemin. papefrancois livre amazonie.jpg

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  +Mgr Emmanuel Lafont
Évêque de Cayenne

 

25/02/2020

JEAN VANIER OU DEUX POIDS DEUX MESURES

TC.GIF    La déflagration qui frappe le petit monde catholique depuis la révélation par l’Arche internationale des abus commis par le fondateur Jean Vanier produit d’étranges réactions.

Publié le 

Ah, comme on voudrait lui pardonner au motif que chacun a une part d’ombre : d’une certaine façon le personnage n’en serait que plus romanesque et notre désir de héros serait intact. Bizarrement, ce raisonnement semble moins approprié lorsqu’il s’agit de Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ. Là, beaucoup s’étonnent que la Légion n’ait pas été purement et simplement dissoute.

C’est que Jean Vanier, non seulement est notre Mère Teresa, mais il fait notre admiration pour son attention fraternelle et bienveillante à l’égard des handicapés mentaux, dont peu d’entre nous seraient capables. En l’admirant, nous exprimons notre mauvaise conscience et son dévouement en quelque sorte nous rachète…

Sauf que voilà que l’homme est dévoilé : menteur et abuseur. Menteur car il savait très exactement depuis 1952, comme le révèle rapport de l’Arche, qui était Thomas Philippe, son directeur spirituel.

La sanction du Saint-Office qui tombe en 1956 vise non seulement Thomas Philippe, mais aussi tous ceux qui, à l’époque faisaient partie de la communauté de l’Eau vive, et en tout premier lieu, Jean Vanier à qui Thomas Philippe avait remis les rênes. La condamnation du Saint-Office est grave, non parce qu’il y a abus sur des femmes, mais parce que ces abus sont commis au nom d’une doctrine spirituelle à caractère sexuel qui fait de l’union sexuelle une image de l’union mystique de Jésus et de Marie. L’Eau vive est considérée alors comme une sorte de secte d’initiés à cette doctrine. La monition du Saint-Office est claire. Déposition pour Thomas Philippe qui ne peut plus exercer aucun ministère de prêtre – sanction qui n’a jamais été levée – et dispersion pour les membres qui ont interdiction de reformer leur groupe. Quant à Jean Vanier, qui semble-t-il était tout prêt d’être ordonné prêtre, il est précisé que pour ce faire, il devra aller se former sérieusement plusieurs années dans un séminaire.

Et pourtant, le petit groupe se reforme : Jean Vanier n’a jamais laissé tomber Thomas Philippe, et c’est ensemble qu’ils fondent une nouvelle communauté, ce sera l’Arche de Trosly. Nous sommes en 1963-1964, et visiblement, manque de suivi ou oubli, les autorités catholiques, tant les dominicains que Rome ne semblent pas se rendre compte de ce qui se passe. On notera en passant que c’est la même doctrine spirituelle pourrie que l’autre frère Philippe, Marie-Dominique, exporte chez les fils et filles de Saint Jean, lesquels ont reconnu le caractère pervers de leur fondateur et le fait que ses pratiques avaient essaimé dans la communauté.

Les frères Philippe ont donc des disciples, des affidés… et Jean Vanier est l’un d’eux depuis l’origine. C’est cela l’horrible vérité dévoilée par le rapport de l’Arche.

Jean Vanier ne se cachait pas du lien profond qui l’unissait à Thomas Philippe : il déclarait par exemple : « La théologie du père Thomas m’a donné des principes solides et forts. Je n’en ai jamais vraiment cherché ailleurs. Si des gens trouvent que je suis très libre dans ma vie intellectuelle, même dans une interprétation de l’évangile de Saint-Jean et dans le développement d’une anthropologie qui colle à la réalité humaine et spirituelle, c’est bien parce que je suis pétri de la pensée et de la méthode du père Thomas ».

Les responsables actuels de l’Arche font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de sauver l’organisation. Ils ont choisi la vérité dans ce qu’elle a de plus nue et de plus terrible. Nous pouvons les en remercier et espérer que leur détermination ne fléchira pas.

En revanche, pour Jean Vanier, force est de dire que c’est depuis sa jeunesse qu’il avait souscrit à la doctrine mystico-spirituelle perverse de son maître, qu’il n’a cessé de la soutenir et qu’il l’a fait en toute connaissance de cause et en toute désobéissance aux décisions de l’Église catholique.

En conséquence, évitons pour notre part les gloses spirituelles et émotionnelles.

Christine Pedotti

06/01/2020

2020 : UNE BELLE ANNEE ? MGR JACQUES GAILLOT

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2020 : une belle année ?

J'ai toujours pensé que les meilleures années étaient devant moi. La vie n'est-elle pas une aventure ? Une aventure qui n'est pas écrite d'avance ?

Pour 2020, trois souhaits m'habitent :

- L'ouverture : aux autres, à tous les autres, aux différentes cultures, aux religions, aux peuples de la Terre. En commençant par ceux que le monde délaisse. Devenir un citoyen du monde, sans frontières.
Il est passionnant d'être en marche, en recherche, en éveil.
Mais je redoute les gens rigides, sectaires, qui possèdent la vérité !

- La lutte : Elle fait partie de la vie.Lutter pour défendre les droits bafoués : ceux qui n'ont pas où dormir, où manger, ou travailler. Les droits bafoués des peuples opprimés et humiliés. Comment peut-on être heureux si les autres ne le sont pas ?
Nous ne sommes pas faits pour vivre soumis.
Mais la lutte appelle la fête. Quand la vie est dure, on a besoin de se réjouir. Quand on lutte ensemble on gagne souvent.

- Avoir un coeur qui aime :
Lula, ancien président du Brésil, déclarait :
"Je sors de prison ( un an et demi)
sans haine dans le coeur.
A 74 ans, il n'y a de place
que pour l'amour dans mon coeur. "

Libérons notre coeur de la vengeance, du ressentiment, de la haine car il est urgent d'aimer.

"La seule chose que nous apprend la mort,
C'est qu'il est urgent d'aimer"
( Éric Emmanuel Schmitt dans son livre : l'Evangile selon Pilate.)

Belle année 2020 : Quand on aime, il ne fait jamais nuit.

Jacques GAILLOT, Evêque de Partenia 

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22/12/2019

EDITO - LE METIER DE GUETTEUR - Bruno REGIS - prêtre de la Mission de France


Je viens de passer quelques heures en classe d’école primaire.

On a parlé avec eux de l’attente et de l’espérance. « J’espère une vie jolie » a dit une petite de CP. Des CM1 eux ont répondu « J’espère un monde sans pollution » « j’espère un monde en paix ».

Dans quelques jours des hommes et des femmes vont entrer en grève. Quoi qu’on en pense, je crois qu’ils n’exprimeront pas seulement un refus ou de la colère, mais aussi des attentes, des espérances.

Avec le changement climatique certains nous annoncent l’effondrement du monde ou tout au moins de de la civilisation industrielle.

L’avenir est chargé de peurs et d’espérances.

Nous entrons en Avent, c’est le temps de l’attente, non pas de l’attente passive, celle qui attend de voir ce qu’il va se passer. « Attendre n’est pas une parenthèse c’est un choix de vivre qui entre à pied dans l’avenir (…) Celui qui attend ne sait pas ce qui l’attend sinon il aurait rendez-vous. Celui qui attend est un veilleur. Il espère. Il refuse de ne plus espérer. C’est un subversif. Le désespoir ne peut rien contre lui. Il espère justement parce qu’il n’a plus d’espoir. Ceux qui se contentent d’attendre des trains, des métros ou des autobus ne savent pas ce que c’est que d’attendre. Ils n’éprouvent que l’impatience. Ils n’attendent pas. Ils s’énervent. Il reste à apprendre le métier de "guetteur" (Jean Debruynne)

Pour vivre l’attente et faire vivre l’espérance il vaut la peine de se croiser, de se rencontrer, de chanter ensemble pour écouter sa musique intérieure. A Ivry, ou à Noël dans le métro, ou en apprenant à lire la Bible ensemble, quelques occasions d’apprendre le métier de guetteur.

Bruno Régis, Prêtre de la Mission de France, délégué épiscopal du Pôle jeunes,

brunoregis@missiondefrance.fr

https://twitter.com/polejeunes_mdf

 

16/12/2019

VIDEO - INTERVIEW D'ALBERT ROUET

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UNE BOURGEOISIE CATHOLIQUE VA TENIR LES RENES DE L’ÉGLISE. ELLE REVE D’UNE RESTAURATION, COMME CELLE QUE SES AÏEUX ONT REUSSIE AU XIXE S. Publié le 29 juillet 2019 par Michel Durand  (1)

Denis Chautard, prêtre de la Mission de France, retraité de l’Éducation Nationale a communiqué sur son blogue, un article de Patrick Nathan, publié dans Témoignage Chrétien. Je m’accorde tellement avec cet entretien que je le dépose en ce lieu.

Puis, j’ai trouvé une vidéo où Albert Rouet s’explique sur son engagement pastoral qui mérite bien d’être regardée. Voir en fin de page.
« Pour une Eglise plus humaine » Ancienne figure atypique de l’épiscopat, Albert Rouet n’a pas renoncé à faire résonner sa petite musique. À 83 ans, l’archevêque émérite de Poitiers, conférencier et animateur de retraite demandé, ne risque pas l’oisiveté. Une bourgeoisie catholique va tenir les rênes et veiller au grain. Elle rêve d’une restauration, comme celle que ses aïeux ont réussie au XIXe siècle

Lire ... UNE BOURGEOISIE CATHOLIQUE VA TENIR LES RENES DE L.pdf

Des membres du doyenné du Grand Angoulême ont interviewé Mgr Albert Rouet, archevêque émérite de Poitiers, sur l'expérience de la mise en place des communautés locales dans ce diocèse lors de son épiscopat. Eglise catholique en Charente,  le 7 avr. 2019

Voir la vidéo .... : https://youtu.be/Y1U2LFfi1Ls 

(À propos) 1)

Je suis prêtre (Prado) de l'Eglise catholique. Après avoir été au travail comme serveur de restaurant (mi-temps) et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Puis curé de paroisse et au service de la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs où j'ai enseigné l'iconographie chrétienne. Maintenant, retraité de ces charges. Actif dans la biennale d'art sacré actuel avec Résurgence(s) BASA. Attentif à l'accueil des migrants avec les cercles de silence (CDS). Voir le profil de Michel Durand sur le portail Michel DURAND

01/12/2019

LE SYNDROME DE LA COUETTE - B.REVILLION

 LE SYNDROME DE LA COUETTEBRE.PNG

Il nous faut, en ce temps de l’Avent, essayer de lutter contre ce que nous pourrions appeler le…  « syndrome de l’édredon » !

Vous savez, cette énorme couette sous laquelle nous rêvons parfois de nous enfouir pour ne plus voir ni entendre les avis de tempête du monde…

Cette tentation du repli qui nous guette : repli dans l’entre soi  de nos milieux, de nos familles, de nos sensibilités religieuses, de nos opinions et de nos certitudes…   

A quoi bon la douce lueur de la crèche :
- Si chez nous, nous sommes indisponibles à celles et ceux que nous prétendons aimer ?
- Si, à deux pas de chez nous, les banlieues s’embrasent, les sans abris meurent de froid ?
- Si, à des milliers de kilomètres de chez nous, des peuples s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la misère, sous les coups de boutoirs aveugles de la Mondialisation.

Il nous faut, pour devenir « Sentinelles de Noël », accepter de vivre la féconde tension entre prière et action, intériorité et engagement, lutte et contemplation.

N’oublions jamais que lorsque nous entrons dans une église, c’est pour mieux en sortir, mieux aller vers le monde !

Lire... le syndrome de la couette B.REVILLION.pdf

12/11/2019

PRÊTRES MARIES, "ON N'EST PAS EN AMAZONIE ICI"

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 le 21/10/2019 15:00

 Prêtres mariés, « on n’est pas en Amazonie ici »

 Arnaud JOIN-LAMBERT, professeur de théologie à l’Université catholique de Louvain.

Selon lui, les prêtres venus d’ailleurs ne suffisent pas, il souhaite la venue de « prêtres de proximité » pour renforcer la mission. 

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 « Cette phrase résume des propos d’évêques et de prêtres à propos de l’ordination d’hommes mariés, que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Bref : ‟on n’a pas besoin de prêtres mariés chez nous”. C’est trop vite négliger le fait que tout le système sacramentel ouest européen ne continue à fonctionner que grâce aux plus de 10 000 prêtres venus d’ailleurs. Venant principalement d’Afrique, d’Europe de l’Est et d’Inde, leur présence masque le besoin crucial de prêtres autochtones ouest européens. En 2018 les prêtres en France sont entre 4 000 et 5 000 de moins de 75 ans, et 2000 prêtres venus d’ailleurs (1).

Synode sur l’Amazonie, l’ordination d’hommes mariés s’impose dans les débats

Lire ... La Croix Prêtres mariés.pdf

30/10/2019

LE CARDINAL, L'AMERINDIEN ET MADAME LE CURE

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PAPE AMERINDIEN.jpg

Alors, c’est fait ? Le curé va se marier ? Sa femme deviendra prêtresse ? Le « synode des médias » peut bien poser de telles questions, le synode de l’Amazonie avait d’autres préoccupations. La voix des peuples amérindiens y a résonné, avec ses souffrances culturelles, sociales ou environnementales et son espérance. Le pape a écouté ces témoins magnifiques. Il a donné à leur parole une portée universelle. Et l’Église latine n’a pas cherché à fourguer aux catholiques d’Amazonie les surplus de la verroterie idéologique occidentale. Non, monsieur le curé amérindien ne va pas se marier demain avec madame la chamane ! Pas plus que son confrère d’Amélie-les-Bains ou de Roanne.

Lire ... Le cardinal, l'amérindien et madame le curé - LA VIE -.pdf

 

28/10/2019

MGR ALBERT ROUET PLAIDE POUR UN NOUVEAU VISAGE DE L'EGLISE

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Plaidant pour un mode de vie plus sobre face à la mondialisation, dans la ligne de l’encyclique Laudato si’ du pape François, Mgr Albert Rouet, 83 ans, était l’une des têtes d’affiche du 11ème Forum «Fribourg Eglise dans le monde». Le colloque s’est tenu à l’Université de Fribourg les 10 et 11 octobre 2019 sur le thème de la mission aujourd’hui.

Qui de mieux, pour stimuler les débats, que l’archevêque émérite de Poitiers (1994-2011) ? Il fut, durant son épiscopat dans cette région du Centre-Ouest de la France, un promoteur audacieux du renouveau de son diocèse. Il a appelé les laïcs à partager les responsabilités – tout simplement en raison de leur baptême – dans un diocèse souffrant, comme partout en France, du manque de prêtres. «Combien reste-t-il en France de prêtres de moins de 70 ans au service de la mission de l’Eglise ?», demande-t-il d’emblée. LIRE ..MGR  ALBERT ROUET PLAIDE POUR UN NOUVEAU VISAGE DE L'EGLISE.pdf